Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

En France (797)

L’essentiel du vivre ensemble   Les Français ont choisi le cadre dans lequel il fallait résoudre les problèmes mais n’ont été ni interrogés ni informés sur la complexité des problèmes à résoudre. 41 % des Français majeurs ont choisi le cadre de l’Union Européenne avec Macron, 21 % des Français majeurs ont choisi le cadre de la nation française avec Le Pen, 38 % des Français majeurs n’ont pas souhaité répondre à la question soit en ne s’inscrivant pas (6 %), soit en ne se déplaçant pas (24 %), soit en votant blanc ou nul (8 %). Mais si le cadre est intéressant puisqu’on ne peut passer à l’action que dans un cadre donné, l’important est d’abord le but que l’on se donne et les moyens mis en place pour y parvenir. Or sur ces points c’est le grand flou partout car dans les trois groupes, il n’y a aucune…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
En marche… mais vers quoi ?   L’élection d’Emmanuel Macron a l’apparence d’un "miracle républicain". Le système politique français est depuis longtemps accusé de sclérose et d’incapacité à se renouveler. En 2016-2017, l’électorat a donné un fulgurant coup de balai dans la fourmilière et l’homme qui entre à l’Élysée est à 39 ans le plus jeune président de l’histoire. La vie politique française se trouvait empêtrée dans le vieux clivage droite/gauche. Soudain, cet archaïsme semble voler en éclats. Sa victoire ébranle un système de partis discrédité, annonçant peut-être une recomposition du jeu politique. Elle écarte les solutions démagogiques. Son exploit apporte un air de fraîcheur à la vie publique. L’histoire n’offre aucun exemple équivalent de l’ascension fulgurante d’un inconnu qui bouscule les chasses gardées et les rentes de situation, à l’exception de Louis-Napoléon Bonaparte, élu président de la République le 10 décembre 1848 à 40 ans.   Miracle français ou étrange…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
La punition de la France   Macron, instrument de la mise en tutelle de la France "Il faut ignorer l'Allemagne, pardonner à la Russie et punir la France." La déclaration faite en mars 2003 par Condolezza Rice, la conseillère du président Bush pour la sécurité nationale, est la réaction au refus de notre pays de participer à la deuxième guerre du Golfe. Thomas L. Friedman, le célèbre éditorialiste du New York Times, allait plus loin : pour lui, la France "n'est pas seulement une alliée irritante ou une rivale jalouse. Elle est devenue l'ennemie des Etats-Unis".   Delenda est Gallia Qu’avait donc fait la France ? Avait-elle envoyé des commandos au secours de Saddam Hussein ? Lui aurait-elle livré des armes ? Avait-elle interdit le survol de son territoire aux avions de l’OTAN ? Pas le moins du monde : elle s’était contentée de ne pas participer à la coalition qui a détruit l’Irak en 2003 dans…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Le Système ébranlé   La stratégie de la diabolisation, dont abuse l’unanimisme médiatique, est un trompeur confort intellectuel. Il laisse croire que le Système, forcément vertueux, reste exemplaire. En réalité, il est ébranlé par un électorat populaire en rébellion contre les abus élitaires. Beaucoup sont ceux qui ne répondent plus aux sommations moralisatrices. Les militants de La France insoumise, le mouvement de Mélenchon, ont rappelé cette révolte, mardi, en refusant de cautionner les appels paniqués à voter Macron. L’Église aussi a choisi de ne pas prendre parti. Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a dénoncé mercredi un climat "hystérisé". C’est sous de telles menaces qu’il est devenu impossible d’aborder les sujets interdits. Et l’erreur du leader d’En marche ! a été de tomber dans ce piège, qui force à avancer les yeux clos. C’est ainsi que Macron n’ose dénoncer, dans l’islam colonisateur, le véritable ennemi qui…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Négation de la présidence gaullienne   Pendant près d'un siècle, les grands républicains de l'histoire de France ont rejeté catégoriquement l'idée de l'élection du chef de l'État au suffrage universel, Jules Ferry, Gambetta, Waldeck, Clemenceau, Poincaré, etc. Ceux qui ont bâti la démocratie française, ses grands principes fondamentaux, les libertés publiques, l'école laïque et obligatoire, l'État de droit, excluaient cette perspective. À l'époque, le chef de l'État était élu par les deux Chambres réunies au Congrès de Versailles. Ils avaient à l'esprit l'élection désastreuse au suffrage universel de Louis-Napoléon Bonaparte, le 10 décembre 1848, ayant conduit au coup d'État du 2 décembre 1851, à la dictature et à l'Empire, la défaite honteuse de septembre 1870 - dont les conséquences ont été apocalyptiques. Le spectacle des présidentielles en cours donne-t-il raison aux grands républicains de l'histoire ?   Quand de Gaulle a créé la Ve République pour restaurer l'autorité de l'État…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
La France au tournant   La vie politique française est structurée depuis assez longtemps par l’existence d’un bouc émissaire : le Front National (FN). Tout ce qui émane de lui est a priori suspect. Il constitue le baudet sur lequel crier haro est un signe de respectabilité, d’appartenance à la société des bien-pensants. Voter Marine Le Pen est proclamé, par les meneurs ou les suiveurs de ce pogrom électoral et idéologique, comme étant une infamie. Jean-Marie Le Pen, qui cherchait non pas à gouverner, mais à provoquer, offrait avec plaisir des verges à tous les pères fouettards de la politique – et Dieu sait qu’ils sont nombreux ! Mais ce jeu sadomasochiste a pris fin avec l’arrivée de sa fille à la présidence du mouvement. Le père était ravi de faire braire les ânes ; la fille veut présider la République Française : c’est une toute autre affaire. Ceux qui continuent à lui administrer…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
De Gaulle prend sa revanche   Le premier tour de l’élection présidentielle a suscité une telle profusion de commentaires qu’elle semble n’avoir plus rien à nous apprendre. Je n’en suis pas d’accord. Il reste à l’examiner sous un aspect qui, sauf erreur, n’a été évoqué nulle part. Je m’y risque ici en priant le lecteur de me pardonner l‘exposé sommaire d’un sujet difficile. Chacun a pu entendre, depuis plusieurs mois, une affirmation proférée par plusieurs candidats et reprise avec insistance par des éditorialistes influents. Selon eux, l’actualité a prouvé que nos institutions politiques "sont à bout de souffle" et qu’il est indispensable de les changer. Mélenchon est allé jusqu’à promettre de convoquer, s’il était élu, une assemblée constituante chargée de fonder la VIè République. En réalité, le premier tour de l’élection présidentielle a démenti l’argumentation des détracteurs de notre constitution. Il a été une revanche éclatante de Charles de Gaulle…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Des traces   Les Français pataugent dans la frénésie électorale depuis plus de 6 mois, et peut être depuis 5 ans, depuis qu'ils se sont rendu compte que ce chef, choisi par défaut, gardait sa mentalité de secrétaire général, incertain manœuvrier entre copinage et détestation, sans se hisser vraiment au niveau d'un représentant significatif du pouvoir constitutionnel, ni d'une stature internationale véritable. Les éclairs de lucidité ont été rares et souvent tardifs. En fait il lui a fallu "apprendre le métier" auquel il n'était pas du tout préparé, sur le tas et dans un contexte vraiment difficile. Qu'il lui soit beaucoup pardonné même s'il a contribué à enliser un peu plus la Nation dans ses contradictions.   Cette édition 2017 de l'élection présidentielle française, caricature d'une démarche vraiment démocratique, présente quelques caractères très particuliers dans le droit fil d'une grande fatigue des institutions, des acteurs politiques et des citoyens. Certains la…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Une odeur fétide   L’odeur de pourriture qui a imprégné toute cette campagne est loin de se dissiper à l’issue du premier tour. On dirait même qu’elle s’amplifie.     1. Les Républicains se défoulent maintenant sur Fillon en l’accusant d’être le seul responsable du désastre. Facile et attendu: il fallait bien un "pelé, un galeux". Et les pires lyncheurs sont ceux-là mêmes qui l’avaient rallié en grande pompe à l’issue des primaires et fanfaronnaient sur la scène de son grand meeting, oh, comme je m’en souviens ! devant les caméras pour préparer leur maroquin ministériel. Elle est belle, hein ? la politicaille !     Le Pen se met en congé du FN, son nom "le Pen" n’apparaissant plus nulle part comme effacé par magie et fait en sorte que l’idolâtrie se concentre désormais sur le seul prénom. Il faut tout oublier, faire la table rase du passé. Rien n’a jamais existé, rien ne s’est jamais…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version