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En France (756)

Les naufrageurs de l'Ecole pérorent encore   "Le niveau monte !" disaient-ils, parlant de l’Ecole. Ces idéologues à la vue basse contemplent les désastres. Non seulement la France a décroché en maths et en sciences, selon une enquête internationale publiée le 29 novembre, mais le pays est devenu champion des inégalités scolaires, selon l’enquête Pisa de l’OCDE dévoilée mardi. A l’origine de ce champ de ruine, une brassée de bons sentiments déversés depuis les années 60 au nom de l’égalitarisme et de la massification, de l’épanouissement de l’élève, du respect des cultures minoritaires, de l’ouverture à l’Autre, du progressisme libératoire. Déjà, en 1967, Alain Peyrefitte, ministre de l’Education nationale sous Charles de Gaulle, proposait de supprimer le cours magistral, les leçons à apprendre par cœur, les devoirs à la maison, le latin en sixième et en cinquième. Du pouvoir des communistes, installés en influents tuteurs de l’Education nationale dès 1945…
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Nous avons tout faux : persévérons !   Depuis quatre ans, nous avons prétendu que Bachar el Assad devait partir, nous avons infligé des sanctions à la Russie pour sa mauvaise conduite en Ukraine et en Crimée, nous avons prétendu que le Président Obama nous avait trahi en Syrie -alors qu’il avait bien compris qu’une intervention ne servirait à rien-  et voilà, nous feignons de nous étonner du veto que Russes et Chinois ont opposé à notre résolution sur Alep. Pour bien montrer que nous utilisons deux poids et deux mesures, notre ministre représentant la France à Cuba a prononcé un panégyrique de Fidel Castro lors de ses funérailles, oubliant que ce "démocrate" a fusillé plus de Cubains, a construit quinze fois plus de prisons et interné plus de ses concitoyens que le dictateur Batista, prédécesseur du caudillo que l’on vient d’enterrer. "Errare humanum est, perseverare diabolicum" disait-on quand on apprenait le…
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Et si les pouvoirs publics s’inspiraient d’Airbus ?   Airbus annonce plus de 1 000 suppressions de postes obtenues en fusionnant le holding qui chapeaute toutes les sociétés du groupe, et la principale de ces sociétés. De nombreux double-emplois devraient disparaître, ce qui engendrera – si les espoirs se vérifient – non seulement des économies de personnel, mais surtout un raccourcissement du temps nécessaire à l’instruction des dossiers et aux prises de décisions. Autant dire que l’organigramme actuel a été reconnu comme un obstacle à l’efficacité : il est, d’après les décideurs de ce fleuron de l’industrie, possible de faire à la fois mieux et moins cher. Moins de palabres et de querelles entre petits et grands chefs jaloux de leurs prérogatives, plus de travail organisationnel réellement positif, tel est l’objectif.   Comment ne pas songer à tout ce que les pouvoirs publics pourraient faire dans ce sens ? N’avons-nous pas un doublonnage, ou…
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La droite est née dimanche dernier   Par la voix de Fillon, la droite affirme enfin ses valeurs au lieu de quêter l’approbation craintive de la gauche   L'élection sans appel de François Fillon comme candidat de la droite et du centre est inattendue et pleine de sens. Il s’agit bien d’un "événement" au sens de ce qui, arrivant sans crier gare, dévoile un arrière-fond de réalité qu’on n’avait auparavant pas pu ou, en l’occurrence, pas voulu voir. Certains évoquent une "révolution conservatrice". L’expression est allemande, et décrit d’abord ce courant multiforme qui au début du XXe siècle récusait la modernité en mettant en cause la démocratie et le libéralisme. Mais on a ensuite parlé d’une "révolution conservatrice" dans les années 1980 à propos de Thatcher et de Reagan. On peut se demander pourquoi utiliser la même expression pour des courants si divers, car ces deux personnalités n’ont aucunement récusé la…
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Les catholiques ne sont pas morts, dommage !   François Fillon, comme il était prévu, l'a largement emporté au second tour de la primaire LR et il sera le candidat de la droite en 2017. Au-delà de l'analyse politique qui peut expliquer le sort différent fait par le peuple de droite et du centre à deux personnalités de qualité, je voudrais mettre l'accent sur un élan plus fondamental, une aspiration plus profonde qui ont structuré et bouleversé dans le bon sens cette campagne. Le catholicisme non seulement n'est pas mort mais il a eu le front d'affirmer son existence. La catosphère, comme on la qualifie vulgairement, qui a "dopé François Fillon" (L'Obs), a été représentée en effet par un compétiteur brillant qui ne s'est pas caché sous la table démocratique mais a illustré des valeurs, des principes, des convictions trop vite étiquetés de conservatisme social alors que j'y vois plutôt…
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La nation, véritable enjeu    La société civile, avec laquelle Fillon dit vouloir travailler, pourrait devenir l’utile renfort à ses éventuelles faiblesses. Car la France tranquille qui se lève s’est émancipée des interdits de penser imposés depuis quarante ans. La maréchaussée médiatique avait cru voir dans la Manif pour tous le chant du cygne d’une nation ringarde et moribonde, en dépit de ses centaines de milliers de manifestants. Les propagandistes avaient préféré faire la promotion de Nuit debout, cette minirebellion d’une gauche zombie qui enfilait des perles, place de la République, devant des journalistes subjugués. En réalité, Fillon est en passe de transcender une mobilisation lancée contre le mariage homosexuel pour en faire, au nom du bon sens pour tous, une résistance aux idéologies. Même si le Sarthois, pudique, est à l’opposé du Donald Trump tonitruant, les deux personnalités se retrouvent dans le rôle de porte-voix d’un électorat abandonné par…
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Fillon-Juppé : quelle politique étrangère ?   Tous deux issus de la famille gaulliste, François Fillon et Alain Juppé ont, dans leur vie politique, souvent travaillé ensemble, au sein du même gouvernement. Parfois, ils furent à égalité, simples ministres, comme dans le gouvernement Balladur (1993-1995). Parfois, l’un fut hiérarchiquement au-dessus de l’autre. Fillon fut le ministre des Télécommunications du gouvernement Juppé (1995-1997). Juppé fut le ministre de la Défense puis des Affaires étrangères du gouvernement Fillon, de 2010 à 2012. Ce long cheminement commun explique qu’ils n’entretiennent pas de divergences fondamentales en politique étrangère. Tous les deux sont attachés à l’indépendance du pays, à son rayonnement culturel, à sa force nucléaire, à son adhésion à l’OTAN, à son appartenance à l’Union européenne et à l’euro-zone, à son respect des institutions de l’ONU, à sa politique méditerranéenne, au maintien de ses liens privilégiés avec l’Afrique francophone. Tous deux, sous Chirac, ont voté oui…
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Chute de l’actionnariat individuel en France : signal d’alarme   Le nombre des personnes physiques détentrices d’actions, selon une information récente (Les Echos du 18 novembre), semble avoir diminué de moitié depuis 2008. Parallèle à celle qui touche la confiance accordée aux responsables politiques, cette désaffection est inquiétante : elle montre que la population s’éloigne des institutions tant économiques que politiques. Ne pas investir directement dans au moins une entreprise, c’est en effet un peu comme ne pas aller voter : on laisse à d’autres le soin de s’occuper de choix sur lesquels on estime n’avoir guère d’influence. Certes, la détention de quelques actions, comme un bulletin glissé dans l’urne, ne permet pas de changer à soi seul le cours des choses, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et si les ruisseaux s’assèchent, les fleuves font vite pâle figure.   Participer crée du lien Il s’agit là d’un problème d’action collective.…
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La France entre la Russie de Poutine et l'Amérique de Trump                    Il fut un temps où la France impériale osait les alliances fortes et ouvertes avec les Tsars de Russie et ne craignait ni les jugements des nations européennes ni les cris des grandes puissances, car elle était la grande puissance que personne ne pouvait contester sauf quand cela dérangeait les intérêts de l'empire britannique. C'est ainsi que lors de la guerre de Crimée en 1854 la France de Napoléon III a préféré se rapprocher du Royaume-Uni après des siècles de conflits, au lieu de s'allier avec l'armée du Tsar pour en finir avec "la Turquie, l'homme malade de l'Europe", selon la juste expression de Nicolas Ier adressée à l'ambassadeur d'Angleterre. Certes l'empereur des Français après le traité de Paris du 30 mars 1856 marque une victoire personnelle quatre ans après son accession au pouvoir. La France impériale…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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