Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

En France (917)

En finir avec la France fonctionnarisée   "Aucun sens", a estiméFrançois Bayrou, ce mercredi, en commentant le projet du gouvernement de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat. Cet objectif, sur lequel Emmanuel Macron s’était engagé, a été confirmé mardi par le secrétaire d’Etat, Olivier Dussopt. Le gouvernement semble surtout attendre des efforts des collectivités locales, sommées de freiner leurs dépenses de fonctionnement. "Nous leur avions dit de ne pas augmenter de plus de 1,2%, elles sont plutôt autour de 1%", a expliqué Dussopt. Mais l’Etat sera plus crédible s’il se décidait à donner l’exemple, en limitant ses propres fonctionnaires d’Etat. La France fonctionnarisée est, depuis des décennies, suradministrée et sous gouvernée. Le prélèvement à la source, effectif dès la fin de ce mois de janvier, met encore davantage en lumière le poids énorme que constituent les ponctions sur le dos du salarié : ce dernier est…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
La révolte de Bécassine   Il y a beau temps que la politique de la France est celle de Paris. Louis XIV était bien parti à Versailles pour s’en affranchir, ça n’a pas empêché son arrière-arrière petit-fils Louis XVI d’y être ramené par la populace – le boulanger, la boulangère et le petit mitron - pour qu’il y soit à disposition. Depuis toutes les révolutions, 1789, 1930, 1948, la Commune sont parisiennes et ont défini l’avenir du pays. Il y eut longtemps, Paris et la province, puis Paris et les régions et maintenant Paris et les territoires, mais c’est toujours la même chose Madame de Grand-Air, la Parisienne qui sait tout et Bécassine la paysanne débile et illettrée. Bécassine est le parfait symbole des "sans dents", des gens de peu ou de rien, qui ne comprennent pas la subtilité des décideurs Parisiens, petits marquis, clones issus de la même batterie,…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Loi anticasseurs : un texte en phase avec l'attente de l'opinion   Le gouvernement aurait aimé échapper à l'appellation, mais c'est trop tard. La future loi sur la prévention des violences lors des manifestations est d'ores et déjà présentée comme une nouvelle "loi anticasseurs". Comme une réminiscence de la célèbre loi Marcellin de 1970 qui avait définitivement clos le chapitre de Mai 68 et rappelé le primat de l'ordre. L'étiquette accolée au texte de Bruno Retailleau repris par Christophe Castaner est donc délibérément faite pour en souligner le caractère répressif, pour ne pas dire "liberticide". Comme si toute expression de l'autorité se faisait forcément au détriment de la liberté. Sous cet enjeu sémantique, le gouvernement livre en fait une double bataille: avec sa majorité d'une part, avec l'opinion de l'autre.   Une nouvelle fois, c'est donc sur un texte défendu par la Place Beauvau qu'apparaissent des clivages internes à La République…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Referendum d’initiative Populaire (ou RIP), Gilets Jaunes et Système Politique Il me semble raisonnable de commencer le papier de cette semaine par un rappel de ce qu’est la démocratie représentative qui a vu le jour en Grande-Bretagne, en 1689 à l’occasion de "la Glorieuse Révolution" qui donna au Parlement le droit de contrôler par le vote de l’impôt les dépenses de l’Exécutif (à l’époque le Roi, ou plutôt la Reine). Comme en 1689, il fallait une semaine pour aller d’Ecosse en Angleterre les élites locales décidèrent d’élire des gens en qui ils avaient confiance pour défendre les intérêts des Gallois, des Irlandais, des Écossais à Londres. La démocratie représentative était née et ce principe fut rapidement copiée et adaptée d’abord aux USA, puis en France et ensuite un peu partout dans le monde. Deux difficultés apparurent très rapidement - La première fut qu’à force d’habiter à Londres, les représentants oublièrent qu’ils étaient…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Mémoire collective   Si les cités ne sont pas "gilets jaunes", ce n'est pas parce qu'elles sont devenues sages ou qu'elles n'ont rien à exiger. En fait, les banlieues restent étrangères au sursaut vital d'une France millénaire qui s'accroche à sa mémoire collective. Elle se prend même à mimer les révolutionnaires de 1789 qui, galvanisés par les cahiers de doléances, firent tomber la royauté. La convergence des luttes, espérée par l'extrême gauche, s'est réduite pour l'essentiel à la participation de pilleurs dans les fins de manifestations. Cette indifférence de la nouvelle France contredit ceux qui veulent résumer la protestation populaire à une lutte de classes et à une quête égalitariste. Ces prétendus ressorts ne fédèrent pas, à l'évidence, l'ensemble des plus pauvres. À la source de la mobilisation apolitique, récupérée depuis par le Rassemblement national et La France insoumise, demeure le ras-le-bol de travailleurs modestes, indépendants ou salariés, qui ne…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Menaces sur la liberté d’opinion   La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen protège la liberté d’expression. Article 10 : "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi". Article 11 : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout homme peut donc écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi." La législation française définit, heureusement, quelques limites précises à cette libre expression dans l’objectif de protéger les personnes et les groupes en sanctionnant la diffamation, l’injure, l’incitation à la haine raciale, l’apologie des crimes de guerre ou de terrorisme, le négationnisme. Cette liberté d’expression est l’un des acquis les plus précieux des Lumières, à l’image de la célèbre maxime de Condorcet : "Le droit…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Grand débat : un fiasco serait l'échec de la France   Comment croire que les conclusions du grand débat qui seront tirées au plan national ne seront pas totalement démagogiques ? Qui peut penser que l'on va satisfaire les Français en quelques semaines et même en quelques mois ? Même s'il faut souhaiter la réussite du "grand débat", d'abord parce que la France doit retrouver optimisme et cohérence, ensuite parce que nous avons besoin de nous mettre d'accord pour réformer et enfin parce que cela peut contribuer à résoudre en partie l'épisode gilets jaunes, le risque est immense car l'échec serait la certitude de gravement empirer la situation. Ce sera tout ou rien. Or, comment y croire vraiment ? Sans la méthode Coué, on cherche vainement des indices rassurants. "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde" (Camus). En l'occurrence, il ne s'agit pas d'un "débat" au sens strict du mot…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
La baisse de la natalité en France est un effet de la détérioration de la politique familiale   Les décisions prises ces dernières années, ainsi que la réduction des dotations aux collectivités territoriales, participent à la chute continue du nombre de naissances, explique le démographe Gérard-François Dumont.   LE FIGARO- Comment s'explique cette quatrième année de baisse des naissances ? Gérard-François DUMONT- Cette baisse des naissances est avant tout liée à la diminution de la fécondité. Le bilan démographique de l'année 2018 confirme les effets de la détérioration de la politique familiale. Car la confiance dans la politique familiale joue un rôle dans la décision des couples d'agrandir leur famille. Aujourd'hui, nous sommes toujours dans un cycle de baisse qui a débuté en 2015, après la mise sous condition de ressources des allocations familiales. Depuis, toute une série de décisions se sont accumulées et ont entraîné une perte de confiance.…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Ces Gilets jaunes que Macron veut faire taire   Merci qui ? Merci les Gilets jaunes ! Ceux qui s’enchantent du grand débat national, ouvert mardi, en ont déjà oublié la cause. Hier, à Grand Bourgtheroulde (Eure), les Gilets jaunes étaient indésirables. Porter un gilet était même susceptible d’une amende de 135 euros. Les forces de l’ordre ont été plus intraitables pour cette tenue que, en d’autres lieux, pour le port de la burqa. Passons sur cette absurdité. La consigne était de ne pas perturber la prestation d’Emmanuel Macron, venu là pour lancer son initiative face à 653 maires normands. Même lui ne se résout d’ailleurs pas à nommer les Gilets jaunes, c’est-à-dire à les faire exister. Ils n’ont été évoqués qu’une fois par le chef de l’Etat. Alors qu’ils se sont imposés, en deux mois, comme l’expression politique de la France invisible, les voici relégués à nouveau par le…
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version