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En France (781)

Mener un combat résolu pour continuer la France - J.-P. Chevènement - M. Sorel (Dialogue)   DÉCOMPOSITION FRANÇAISE, COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ? Malika Sorel, Fayard, 312 p. UN DÉFI DE CIVILISATION Jean-Pierre Chevènement, Fayard, 464 p.   Propos recueillis par Alexandre Devecchio LE FIGARO - Jean-Pierre Chevènement, votre dernier livre s’intitule Un défi de civilisation. N’y a-t-il pas davantage lieu de croire à un choc des civilisations ?   Jean-Pierre CHEVÈNEMENT - L’idée d’un choc des civilisations a été développée par l’essayiste américain Samuel Huntington en 1994. Celui-ci ne souhaite nullement ce choc mais il en perçoit le risque dans l’univers de la globalisation marqué par l’effondrement des grandes idéologies. Sa définition des différents "blocs de civilisation" (occidental, orthodoxe, confucéen, etc.) est contestable. Même la "civilisation musulmane" est loin d’être homogène : il y a une mosaïque de l’islam traversée par plusieurs courants et différentes écoles. L’échec de la Nahda (la Réforme) n’est pas définitif. L’humanité reste…
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La diplomatie française en plein délire   Jamais, peut-être depuis des siècles la diplomatie française n'était tombée aussi bas. Laurent Fabius avait été un ministre des affaires étrangères désastreux. Son successeur, Jean-Marc Ayrault s'avère encore pire. Comme il ne connaissait pas le sujet, on pouvait attendre au moins à ce qu'il soit prudent ;  il n'en est rien. La prise d'Alep par les forces gouvernementales syriennes avec l'appui de Russes : tout le monde devrait s'en réjouir puisqu'elle annonce la défaite des djihadistes que notre police pourchasse en France et la fin de la guerre. Au contraire elle met en rage les gouvernements occidentaux, spécialement le nôtre, qui semblent vouloir regagner par la propagande ce qu'ils ont perdu sur le terrain. Comment cette guerre aurait-elle donc pu finir autrement, sauf à connaître une bataille encore plus cruelle à Damas et la prise de pouvoir finale par les islamistes ? C'est…
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Bilan 2016 : le réveil français est en marche   Ceux qui ont aimé Alain Juppé vont a-do-rer Emmanuel Macron. L’échec du favori des médias, sévèrement battu par François Fillon à la primaire de la droite, a laissé vacant un centrisme encore plus melliflu. Ce marais papillonnant est prêt à accueillir, à gauche, les abusés du socialisme en faillite et, à droite, les désabusés de la révolution conservatrice. Macron est assuré des bonnes grâces du Système, qui avait vu en Juppé l’honnête homme à la pensée présentable. Le leader du mouvement En marche ! a tout du candidat aseptisé : il n’ira pas fouiner au-delà de la crise économique et sociale. Son libéralisme tempéré défend, comme il faut, l’immigration et les expressions minoritaires. Samedi, Porte de Versailles, plus de 10 000 personnes sont venues applaudir l’égérie, produit d’un marketing politique. Une belle image. Mais s’il est une constatation qui se dégage de l’année 2016,…
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La faillite de la Ve République du Général de Gaulle   Lors des débats sur les primaires de la droite et du centre, les candidats ont évacué la question des institutions et de la réforme constitutionnelle, en déclarant tous ou presque que la Constitution donnait largement satisfaction. De fait, cette question intéresse peu les Français. Il est plus ou moins acquis dans l'opinion que la faillite d'un système politique est de la seule responsabilité des hommes et femmes chargés de le faire fonctionner et non de la règle du jeu suprême. Erreur monumentale : les institutions servent justement à pallier les carences, les faiblesses et les dérives des personnes. Les hommes d'Etat, réunissant dans leur personne une vision historique, un caractère bien trempé et le désintéressement personnel, ne sont pas légion aujourd'hui. Il faut donc se contenter d'un personnel politique qui, sauf exceptions, ne brille ni par l'intelligence ni par…
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Catholique et Français toujours ?   Il fut un temps où brandir un drapeau tricolore et chanter la Marseillaise n’était toléré qu’au stade. Mais ça, c’était avant… Avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, du moins que des barbares nous attaquent en plein Paris, ce funeste vendredi 13. En à peine vingt-quatre heures, Facebook a versé dans un patriotisme digne de la fin du 19ème siècle, c’est-à-dire le plus cocardier qui soit. On a réalisé ce jour-là que ce réseau social rassemblait deux sortes de personnes : celles qui ne s’y connectent qu’une seule fois par semaine et qui n’étaient donc pas au courant et celles qui, face au tsunami tricolore, faisaient de la résistance… pour encore quelques heures. En ce jour d’hommage national, de nombreux drapeaux flottent aux fenêtres et pas seulement sur les bâtiments officiels. Mais il y a mieux (ou pire ?). Le soir du 15 novembre, le cardinal…
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François Fillon l’homme qu’il nous faut ?   Les commentaires qui ont salué la victoire de François Fillon aux "primaires de la droite", reflètent l’espoir qu’une part importante de l’opinion publique met en lui. Sa personnalité attire la sympathie ; son programme suscite l’adhésion. Ceux qui ont voté pour lui le pensent capable de rétablir la situation dégradée de notre pays. J’aimerais partager l’engouement de tant de mes concitoyens. L’examen des réalités m’oblige à plus de circonspection.   Parlons d’abord de la France. Laissons de côté les indicateurs économiques et sociaux. Chacun sait qu’ils ne sont pas bons mais ils ne montrent pas ce qui est le plus inquiétant. Allons droit à notre situation politique. Elle se caractérise par des fractures qui s’agrandissent et des tensions qui s’accroissent entre catégories de citoyens devenus étrangers les uns aux autres. Certaines des cassures sont anciennes : elles trouvent leur origine à l’époque pendant laquelle Giscard…
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Le renoncement de François Hollande ou le signe d'une crise aiguë de la politique française   Le 1er décembre 2016 restera une date significative dans l'histoire de la Ve République. Pour la première fois depuis près de 60 ans, un chef de l'Etat renonce, à l'issue de son premier mandat, à solliciter le renouvellement de son bail élyséen. Ce choix annoncé cinq mois à l'avance, est le résultat d'une situation devenue ingérable pour lui : abîme d'impopularité, isolement politique croissant, sondages lui annonçant une déroute, voire une humiliation au premier tour des présidentielles. La publication de l'ouvrage Un président ne devrait pas dire ça semble avoir été l'élément déclencheur de sa chute. Si le président Hollande avait au contraire annoncé sa candidature, il aurait subi une avalanche de critiques sur le thème du mépris de l'opinion, de l'aveuglement et de l'enfermement dans une tour d'ivoire. D'ailleurs, l'immense majorité des observateurs…
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Les naufrageurs de l'Ecole pérorent encore   "Le niveau monte !" disaient-ils, parlant de l’Ecole. Ces idéologues à la vue basse contemplent les désastres. Non seulement la France a décroché en maths et en sciences, selon une enquête internationale publiée le 29 novembre, mais le pays est devenu champion des inégalités scolaires, selon l’enquête Pisa de l’OCDE dévoilée mardi. A l’origine de ce champ de ruine, une brassée de bons sentiments déversés depuis les années 60 au nom de l’égalitarisme et de la massification, de l’épanouissement de l’élève, du respect des cultures minoritaires, de l’ouverture à l’Autre, du progressisme libératoire. Déjà, en 1967, Alain Peyrefitte, ministre de l’Education nationale sous Charles de Gaulle, proposait de supprimer le cours magistral, les leçons à apprendre par cœur, les devoirs à la maison, le latin en sixième et en cinquième. Du pouvoir des communistes, installés en influents tuteurs de l’Education nationale dès 1945…
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Nous avons tout faux : persévérons !   Depuis quatre ans, nous avons prétendu que Bachar el Assad devait partir, nous avons infligé des sanctions à la Russie pour sa mauvaise conduite en Ukraine et en Crimée, nous avons prétendu que le Président Obama nous avait trahi en Syrie -alors qu’il avait bien compris qu’une intervention ne servirait à rien-  et voilà, nous feignons de nous étonner du veto que Russes et Chinois ont opposé à notre résolution sur Alep. Pour bien montrer que nous utilisons deux poids et deux mesures, notre ministre représentant la France à Cuba a prononcé un panégyrique de Fidel Castro lors de ses funérailles, oubliant que ce "démocrate" a fusillé plus de Cubains, a construit quinze fois plus de prisons et interné plus de ses concitoyens que le dictateur Batista, prédécesseur du caudillo que l’on vient d’enterrer. "Errare humanum est, perseverare diabolicum" disait-on quand on apprenait le…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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