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En France (756)

  Le 17 mars 2009, le gouvernement français engagera sa responsabilité sur le retour de la France dans l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) : depuis 1966, on joue en France sur la distinction entre Alliance Atlantique et OTAN. Quelques précisions sont donc nécessaires ! Nous n'avons jamais quitté l'Alliance Atlantique, traité signé en 1949. En 1965, De Gaulle a décidé : 1 - le départ des forces américaines et canadiennes stationnées en France depuis 1944, y compris leurs armes nucléaires ; 2 - le départ des états-majors de l'OTAN implantées en France ; 3 - le départ des militaires français des structures militaires - dites structures intégrées - de l'OTAN, NATO en anglais (North Atlantic Treaty Organisation). Cela dit, des missions de liaison furent placées auprès de tous les états-majors de l'OTAN qui pouvaient présenter un intérêt pour la défense de la France, et elles y sont encore. Ce retrait ne chagrina pas…
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  La crise en Guadeloupe a réveillé, c'est inévitable, des questions anciennes et permanentes sur une éventuelle légitimité d'indépendance pour ces confettis d'empire dont on se demande toujours jusqu'à quel point ils se sentent français. Quand un océan vous sépare de la métropole, des reproches si violemment exprimés à l'égard de l'Etat, laissent penser qu'il pourrait y avoir là plus que du mécontentement vis à vis du gouvernement : une remise en cause du statut politique. A l'occasion de ce débat, quelle différence d'arguments ici et là par rapport à une époque encore récente ! Sur ce sujet, visible et brûlant, on voit changer les mentalités à l'oeil nu. A l'époque de la guerre d'Algérie, la volonté d'indépendance exprimée par les algériens, et la volonté de conserver l'Algérie, exprimée par la métropole, avaient engendré une guerre longue dont on ne se souvient aujourd'hui qu'en baissant la tête, pour toutes sortes de raisons.…
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Retour à l'OTAN : cette fois, c'est du sérieux !   Nicolas Sarkozy, président bling-bling, donne à de plus en plus de Français l'impression de n'être pas un président sérieux : ... réformes brouillonnes, retirées à la moindre pression, annonces non suivies d'effets, foucades malencontreuses, personnalisation du pouvoir jusqu'à la caricature, osmose sans précédent du pouvoir politique et du show business, manoeuvres diplomatiques douteuses. Comment les Français qui étaient il y a à peine quarante ans gouvernés par un homme comme Charles de Gaulle n'en seraient-ils pas profondément déstabilisés ? Mais le président connaît les lois fondamentales de la politique. Il est des forces avec lesquelles il ne faut pas plaisanter : celles qui vous ont aidé à accéder au pouvoir, auxquelles des gages ont été en son temps donnés et qui ne s'attendent pas à être payées en roupies de sansonnet. Un contrat à remplir Sur le plan intérieur, il y avait les invités du…
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A propos de la crise de la Guadeloupe (...) (site endommagé en 2013) - et qui pourrait gagner d'autres parties de l'outre-mer français - ne peut être comprise sans que l'on prenne en compte quelques données fondamentales de l'économie de ces territoires. Une économie qui demeure très spécifique même si l'on écarte les vieux schémas aujourd'hui dépassés : bien qu'exigus et de forte densité (à l'exception de la Guyane qui a au contraire une densité très faible mais qui rencontre des problèmes analogues), ils ne sont pas surpeuplés et leur natalité est aujourd'hui faible (1). Une économie sous perfusion Leur revenu par tête est très au-dessus de celui des autres îles des Caraïbes, de l'Océan indien, ou du Pacifique. Cela grâce à une aide importante de la métropole qui emprunte les canaux les plus divers : salaire des fonctionnaires (nombreux et rémunérés 40 % de plus qu'en métropole, avantage initialement consenti aux…
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La France dans l'OTAN : le choix de la facilité Il faut en donner acte aux avocats du retour dans l'OTAN, il est probable qu'on ne s'apercevra pas de grand chose quand il sera effectif le 3 avril. La force de dissuasion n'est pas concernée ; notre droit souverain d'engager ou non nos forces restera intact ; notre participation à des opérations intégrées ne sera pas nouvelle ; l'intégration n'est plus ce qu'elle était au temps où elle imposait d'occuper un créneau dans un dispositif rigide tourné vers l'Est. Est-ce assez pour affirmer que rien ne change tout en ajoutant dans le même souffle que tout change pour le mieux puisque l'influence française grandira, que notre défense sera mieux adaptée aux menaces du jour, que la voie sera dégagée à la défense européenne ? Est-ce assez, surtout , pour conclure que défaire ce qu'a fait de Gaulle est le bon moyen de…
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C'est trop demander à une politique étrangère que de refaire le monde ou de résoudre toutes les crises . Mais on ne lui demande pas assez si on ne lui demande pas de voir et de dire la vérité . Pour voir la vérité il ne faut qu'ouvrir les yeux et pour la dire il ne faut qu'un peu de courage. Rien là qui soit au-dessus des moyens d'un pays comme la France. Des exemples récents montrent pourtant que ç'est apparemment trop cher pour elle. Georgie La vérité est peut-être que la Russie a réagi de façon disproportionnée mais elle est sûrement que tout a commencé par une agression georgienne calculée. Ne voir que la première chose, c'est deformer la réalité et c'est encourager l'irresponsabilité d'un apprenti-sorcier sans cervelle et dangereux. Querelle du gaz Elle a mis en lumière la dépendance de l'Europe par rapport à la Russie pour son…
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Dialogue sur la permanence du Gaullisme Ne croyez-vous pas, comme beaucoup le disent, que la référence au général de Gaulle soit un peu dépassée aujourd'hui, trente huit ans après sa mort ? A ceux qui posent cette question, que l'on entend en effet souvent, je voudrais rappeler qu'au temps où le général de Gaulle exerçait le pouvoir, soit dans les années soixante, on le disait déjà. La gauche le disait, Lecanuet et les centristes le disaient, les révoltés de mai 68 le disaient encore plus. On le disait pour toute une série de raisons : le fait qu'au lieu de l'URSS, il disait le plus souvent la Russie, ce qui paraissait d'un autre âge, sa volonté de revenir à l'étalon-or, son attachement à l'Etat, qui faisait un peu louis-quatorzien. D'ailleurs Le Canard enchaîné le représentait en Louis XIV. Et alors, qu'en tirez-vous ? Que sur tous les points ou presque où on le…
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Un des effets méconnus du quinquennat est que le président en place est quasiment inéligible ; il ne sert à rien que la révision de la constitution ait prévu d'interdire plus de deux mandats consécutifs. Il n'y en aura pas plus d'un. Pourquoi ?  Dans l'état de frustration où se trouve l'opinion française depuis trente ans, les majorités sortantes sont presque systématiquement désavouées par le peuple. De Gaulle est en fait le seul président de la Ve république qui ait été vraiment réélu. C'était en 1965 et ce fut avec une majorité bien plus courte que prévu : 55 % contre 45 %. Ensuite ? Pompidou mourut avant d'être soumis à réélection. Giscard d'Estaing fut battu au bout d'un mandat. Quant à MM. Mitterrand et Chirac qui furent l'un et l'autre réélus une fois, on oublie que cela ne leur fut possible que parce qu'ils "bénéficièrent", si l'on peut dire, d'un temps de cohabitation…
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Le moment ne serait-il pas venu en France de développer les retraites par capitalisation ? La proposition paraîtra incongrue à tous ceux qui voient la détresse des retraités américains frappés par la crise boursière et incertains de leur avenir, les fonds de pension auxquels ils ont confié leurs cotisations étant en grave difficulté. Loin de nous l'idée, promue avec tant d'ardeur par certains libéraux, que les retraites par capitalisation seraient la panacée. On ne peut au demeurant que se réjouir de voir que les pays d'Europe qui fondent leur système sur la répartition se trouvent en bien meilleurs posture aujourd'hui face à la crise financière qui frappe l'économie mondiale. Mais ce n'est pas une raison pour jeter la capitalisation aux orties. Si l'on fait abstraction des turbulences actuelles, entre les tenants de la capitalisation et ceux du statut quo, la vérité est sans doute entre les deux. Nous nous plaçons bien…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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