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En France (741)

  (...)  Dans quel état le Pape trouve-t-il la France ? Quelle image s'en fait-il ? Pour lui comme pour beaucoup d'intellectuels étrangers, la France est avant tout le français et ce qui s'y est écrit. Lorsqu'ils sont catholiques, il est naturel qu'ils privilégient des écrivains comme Claudel, Péguy ou Bernanos. Le Pape a parmi ses théologiens préférés Hans Urs von Balthasar, Suisse alémanique mais parfait connaisseur de la langue et de la littérature française, qui a passé la dernière guerre à Lyon, chez les jésuites de Fourvière. On y trouve aussi des Français, tous les artisans de la grande renaissance des études catholiques qui commença dans les années 1950 avec d'admirables études sur les sources du christianisme : la Bible, les Pères de l'Église, la scolastique médiévale. Les PP. Bouyer, Chenu, Congar, Daniélou et de Lubac furent des références pour le jeune Joseph Ratzinger, comme ils le restent pour…
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Que fait la France en Afghanistan ?   Avec l'embuscade tragique qui a coûté la vie à dix de ses soldats, la France a compris brusquement qu'elle était engagée en Afghanistan dans une vraie guerre. Avant tout, ces soldats méritent notre hommage et, avec leur famille, notre compassion. Ils sont vraiment "morts pour la France". Honneur à eux. My coutry, right or wrong disent les Américains. Mais l'émotion n'interdira pas longtemps de poser la question de la justesse de l'engagement de 3000  soldats français dans la guerre d'Afghanistan. Quelles peuvent en être les justifications ? Pour les Etats-Unis, il s'agissait au départ de "punir" et de  chasser du pouvoir les complices de l'attentat du  11 septembre : le régime taliban du mollah Omar, lequel abritait Ben Laden et les camps d'entraînement d'Al Qaida. Gent fort ingrate au demeurant puisque le mouvement taliban avait été créé de toutes pièces par les Américains en 1994 afin, déjà, de punir et chasser du pouvoir un…
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Réflexions d'un militaire en août 2008   Quand certains Français ont pris connaissance du Livre Blanc sur la Défense, version 2008, dans ce mois d'août propice à la lecture, ils ont dû être aussi stupéfaits que moi. Alors que le Livre Blanc -  vraisemblablement influencé par les idées de F. Fukuyama il y a vingt ans - nous parle d'un monde idyllique, rarement troublé par quelques tsunami et terroristes, nous avons assisté en direct à l'invasion de la Géorgie par la Russie. Nous oublions trop souvent que la plupart des Russes sont plus proches de Dostoïevski que de Mendeleïev Surprise, les Russes ont des chars, et ils s'en servent : le Livre Blanc n'estimait-il pas que cet engin est à ranger au musée de Saumur ? En léger différé, ce fut, en Afghanistan, l'accrochage entre les Talibans et un de nos régiments. La première impression d'un militaire professionnel à la retraite,…
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En lisant le nouveau Livre Blanc   On a entendu et lu bien des choses sur le Livre Blanc : travail trop rapide,  confusion entre choix stratégiques et opération de communication , allure de "patchwork", hétéroclite, ... etc. Mais il faut reconnaître une grande cohérence entre son idéologie, ses concepts politique et militaire, son vocabulaire. Car c'est d'abord un "copié-collé des idées américaines", présentes dans les média américains, auxquelles les auteurs se sont soumis sans en étudier ou imaginer d'autres Certes, le poids américain dans les domaines politique, stratégique, diplomatique et militaire est encore écrasant, et les Européens ne brillent guère par leurs productions ou leurs publications dans ces domaines. D'emblée, dans son introduction, le Livre Blanc annonce "une stratégie nouvelle de sécurité nationale", car il se place dans un environnement instable, dans une période plus complexe et plus incertaine. Le choix des mots est éloquent : les mots dangers, guerres,…
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(...) Comme l'éducation nationale, les armées ont droit à une nouvelle réforme à chaque changement de gouvernement. Ma première surprise fut de découvrir que la mission d'élaborer un Livre Blanc sur la défense était confiée à un groupe de personnes, estimables certes, mais dont la stratégie et la défense n'avaient pas été la préoccupation première, et dont les délais de travail furent courts. Rappelons que la définition de notre politique de défense par le Centre de Prospective et d'Evaluation (CPE) fut menée, de 1965 à 1972, par des personnes qualifiées et spécialisées. En 2008, n'a-t-on pas confondu vitesse et précipitation ? D'où une autre question : à quoi servent donc l'Etat-Major Particulier du Président, le Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN), ou l'Etat-Major des Armées, qui rassemblent des spécialistes de haut niveau dans les domaines qui intéressent notre politique de défense et nos stratégies ? Même si l'industrie et le…
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 Du Livre blanc, lucidité ou dérapage ?   Le 14 mai dernier dans la rubrique "débats" du quotidien le Monde, dans un article intitulé "menace sur notre capacité militaire" le général de corps d'armée  (2ème  section) Thomann fait part de ses inquiétudes à quelques jours de la sortie du livre Blanc sur la sécurité et la Défense. Il dénonce notamment les propositions de réduction des forces terrestres et estime que les conséquences d'une telle politique ne "pourrait que conduire à une révision à la baisse de l'ambition de la France de participer à la gestion des affaires du monde". Sur le site internet du Point le 15 mai, M. Guisnel apporte la contradiction sous le titre "Armée de terre : gare aux dérapages ! ". Dans cet article, il s'en prend à la vision corporatiste du Général Thomann prétendant que "l'Armée de terre ne sortira pas consolidée d'arguties aussi maladroites". J'encourage nos…
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    La "Françafrique a de beaux restes" titrait le magazine Le Point le 7 février…. Voulant démontrer que la récente crise du Tchad illustrait les limites de la "rupture" en matière de politique africaine, ...Pierre Beylau expliquait que malgré les déclarations d'intention "la France continue d'expédier ses parachutistes et la base de Libreville est toujours utilisée comme point d'appui du dispositif militaire français… ". Mais le journaliste de conclure "les contempteurs de la Françafrique n'ont guère de solutions crédibles à proposer pour la remplacer alors que de nouveaux prédateurs lorgnent le continent noir pour s'emparer de ses richesses minières ou pétrolières." Quelques jours plus tard, le 28 février 2008, au Cap, devant le Parlement sud-africain, le Président SARKOZY a appelé de ses voeux une "refondation" des relations entre la France et l'Afrique en déclarant notamment que "la France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique".…
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Le Président Sarkozy va présenter son bilan après un an de pouvoir. Comme il faut s'attendre à ce que sa mémoire ne soit pas moins sélective que son jugement, nous ne croyons pas inutile de prévenir quelques oublis en apportant ici le concours d'un petit aide mémoire, pour ce qui est du moins de la politique étrangère : 1) Le chapitre des succès tient en deux lignes : quand on y a inscrit la libération des infirmières bulgares , il n'y a plus qu'à ajouter le mot "fin" 2) A defaut de succès , il y avait de chaudes espérances : on allait arracher Madame Bétancourt à ses ravisseurs et instruire enfin le procès des meurtriers de Rafik Hariri. La première est toujours dans sa jungle et le second toujours dans les limbes. Pour prix de cet échec, nos rapports ici avec la Colombie et là avec la Syrie se sont…
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"Quand on ne reconnaît plus les siens, c'est qu'on n'est plus des leurs. " (Louis Pauwels) Oui, tous les Français ne ressentent pas obligatoirement l'urgence de demeurer français. Aussi, c'est le corps en décomposition de notre pays que nous avons bien failli mettre en terre à la date fatidique du référendum du 29 mai 2005 lequel demandait aux Français de voter "oui" à la nouvelle Constitution européenne sur les conseils délétères du Président de la République d'alors, Jacques Chirac. La nouvelle Constitution avait en vue de déléguer les pouvoirs souverains acquis au fil des siècles par la France, pour les transmettre à l'Europe ou à ce que l'on appelle l'Europe qui n'est jamais, pour l'heure, qu'un tripot qui participe à la gabegie. On était bien loin de " la certaine idée de la France" ! Lors du référendum sur la Constitution européenne, pauvres de nous, nous faisions figure du dernier carré…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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