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En France (910)

De quelque manière qu'on le considère, il n'y a que trois moyens de résoudre le problème que pose année après année le vieillissement de la population à nos systèmes de retraite : l'augmentation des cotisations, la diminution des prestations ou l'allongement de la vie active. L'augmentation des cotisations est la solution de facilité : elle risque d'être insupportable à terme. Dépenses publiques et transferts représentent déjà 52,7 % du PIB en France: aucun grand pays n'est allé si loin. N'en déplaise aux tenants du tout-social, au-delà d'un certain seuil, des transferts excessifs multiplient les effets pervers, surtout s'ils sont financés par des prélèvements comme ce devrait être la règle : évasion, injustice fiscale, travail au noir, diminution de la compétitivité et donc chômage etc. Un fardeau exagéré imposé par les vieilles générations aux plus jeunes, puisque c'est de cela qu'il s'agit en matière de retraites, risque d'écraser celles-ci et d'entraîner l'effondrement du système.…
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La profession agricole a vu son revenu baisser de 34 % entre 2008 et 2009 - et 54 % dans le secteur laitier -, avec peu d'espoir de relèvement dans l'immédiat.Il y a toujours dans ces cas là des hommes politiques, des haut-fonctionnaires, des journalistes pour donner des leçons. Pour sortir de la crise, les agriculteurs doivent, disent-ils, faire des efforts de productivité. Le président de la République a lui-même repris l'antienne dans un discours récent. Le Salon de l'agriculture que, pour la première fois depuis 1995, le chef de l'Etat n'inaugurera pas, est une grande kermesse destinée à célébrer la productivité : machines agricoles toujours plus grosses (et plus chères !), vaches laitières plus productives, semences plus efficaces, etc. Il y a fort à craindre pourtant que cette course à la productivité ne soit pour la profession un leurre. Non point que la recherche de la productivité ne soit pas nécessaire…
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Pardon d'insister, mais le ­désarroi des Français, qui se lira dans les abstentions des 14 et 21 mars, attend toujours des réponses. La persistance de la crise de l'intelligence rend l'avenir indiscernable, faute d'analyses. Comment comprendre le silence des intellectuels devant les bouleversements qui s'accumulent, sinon comme l'aveu d'une débandade générale ? La politique s'éloigne des gens, qui le lui rendent bien. Mais un État doit se réformer quand il ne peut plus préserver ni le travail, ni la sécurité, ni la cohésion sociale. On y est. En apparence, le pouvoir est omniprésent. Nicolas Sarkozy a naturellement apporté, lundi, la solidarité de la nation aux sinistrés de la Vendée après la tempête (53 morts) qui a noyé des zones pavillonnaires. Il y aura un plan digues, comme il y a eu un plan de relance et comme il y aura un plan de réindustrialisation. L'État sauveur s'était pareillement démené contre…
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La démocratie participative est un "mot-hourra". Elle provoque un enthousiasme sans faille, et nombreux sont ceux qui la voient, dans les années à venir, remplacer progressivement la démocratie représentative. Cet objet encore bien peu identifié provoque l'adhésion frénétique avant même d'avoir été compris. L'ouvrage de Michel Fize (1) est donc le bienvenu, pour ceux qui souhaiteraient comprendre pourquoi nos dirigeants et tant d'autres en font déjà un mythe. La démocratie représentative serait à bout de souffle : elle gouverne par la loi absurde du nombre, laisse les minorités dans les ténèbres, engendre ainsi la désaffection des citoyens déçus et écartés des affaires, et finalement ressemble bien davantage à l'oligarchie de quelques-uns, qui, bien assurés de conserver le pouvoir grâce à leur compétence, tombent trop souvent dans la corruption. L'idée est qu'il faudrait rendre la démocratie au peuple. Concrètement, tisser la société d'assemblées et d'instances multiples, où les citoyens pourraient s'exprimer…
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Le Conseil constitutionnel a été créé en deux étapes. La première va de la Constitution de 1958 à 1974, date de la réforme voulue par le tout jeune président de la République, Giscard d'Estaing. Ce dernier y voyait (1) "la plus importante mesure de politique interne" de son mandat. À ceci près que par ses effets négatifs, cette mesure, à elle seule, a transformé l'équilibre relatif des institutions françaises au détriment du Parlement et du gouvernement au profit du pouvoir judiciaire. La deuxième étape marquée par la "doctrine Badinter" aura permis à cette institution de jouer un rôle d'obstruction littéralement dévastateur en matière de politique de maintien de l'ordre public et de maîtrise des flux migratoires à une période cruciale de l'histoire de notre pays. I. Les deux naissances du Conseil constitutionnel La première naissance L'article 61 de la Constitution de 1958 prévoit, pour la première fois dans l'histoire des…
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Choquées, indignées, écoeurées sont les belles âmes par la déclaration de Pierre Tapie mettant en garde contre la baisse de niveau qu'entraînerait un quota de 30% de boursiers à l'entrée des grandes écoles. Boursiers ou non, cela fait déjà des années que se profile le spectre de la baisse du niveau d'exigence dans nos grandes écoles. Celles-ci étant soumises à une concurrence mondiale, s'inquiéter de la qualité du recrutement est une préoccupation pour le moins légitime, surtout si l'on souhaite que la France continue de compter parmi les pays les plus riches. Hormis cela, la question est de savoir pourquoi les enfants de pauvres ne parviennent plus à se hisser vers un enseignement supérieur d'excellence, alors que c'était le cas jusque dans les années 70 où il n'était nul besoin de quotas pour obtenir des statistiques incomparablement meilleures qu'aujourd'hui. La réponse a trois versants : collège unique, réussite de tous et…
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  L'indépendance de la pensée critique en France est désormais soumise à une discrimination éclatante en raison des actions en justice intentées de façon systématique par certaines associations - toujours les mêmes d'ailleurs - subventionnées par l'Etat (il s'agit notamment de la Ligue des Droits de l'homme, de la Licra, de SOS racisme entre autres). Ces actions sont intentées parfois à l'encontre d'autres associations, mais surtout de particuliers dont elles n'apprécient pas les propos ou les opinions pour une raison ou pour une autre. Au motif de défendre les droits des minorités injustement opprimées dans notre pays, ces associations organisent systématiquement des procès qui résultent dans une véritable discrimination entre les citoyens devant la justice et une atteinte manifeste à la liberté d'expression. Il est, en effet, évident, devant l'accumulation de cas de ce genre, que ces opérations punitives, montées en fonction d'une idéologie très orientée, ont évidemment pour objet…
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  Le gouvernement se propose de reprendre, une fois les prochaines échéances électorales passées, le problème du financement des retraites qui n'a été que provisoirement résolu par les diverses dispositions adoptées par les gouvernements précédents. Différentes pistes qu'il faudra explorer sans en écarter aucune ont été évoquées (sauf, pour l'instant, celle de la diminution des retraites, qu'il sera bien pourtant nécessaire d'envisager un jour, sous une forme ou sous une autre). Mais il y en a une autre, (outre l'allongement de l'âge légal de la retraite que l'Espagne envisage de porter à 67 ans !), qui mériterait examen. J'avais publié, voici près de 15 ans, un article sous le titre : "Faut-il ramener les retraités sur le marché du travail ?" qui reste d'une grande actualité. L'idée est simple, presque banale. Puisque les progrès de la médecine se traduisent par 15 à 20 années supplémentaires de vie en bonne santé, et donc de…
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L'effondrement des marchés financiers à partir de septembre 2008 a affecté le marché de l'Art Contemporain qui lui est fonctionnellement lié. Après quelques mois de désarroi, ce marché offre aujourd'hui un spectacle presque rassurant grâce à un habile travail de communication et une stratégie de repli sur la place de Paris où l'Etat joue le rôle "d'animateur de marché". Pourquoi Paris ? Les grands collectionneurs internationaux, assez riches pour ne pas vendre les oeuvres de leur collection en temps de crise, ne souhaitent pas "communiquer" sur ces signes de richesse fondés sur la spéculation, dans les lieux mêmes du scandale à New York et à Londres les médias et l'opinion pourraient grincer des dents. La France, étant restée en dehors de ces pratiques, est un lieu neutre où l'on peut encore se montrer. Depuis toujours l'Art a ici une autre aura. De son coté, l'AC (1) est légitimé et sanctuarisé, par l'Eglise et l'Etat réunis, magnifié par…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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