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En France (934)

(...) (site endommagé en 2013) ... Son volontarisme s’émiette en un réformisme laborieux. Ses audaces se diluent en coups de pub. Le président a tellement déçu son fonds électoral… On comptait sur lui pour nous ravauder le moral. Il nous plante en s’acoquinant avec les camarillas mondaines. Aux deux pôles du sarkozysme, on ne croit plus à un ensoleillement de la France par la politique. Que Marianne et ses lecteurs me pardonnent : j’ai voté Sarkozy dès le premier tour de la dernière élection présidentielle et je récidiverai s’il se représente. L’homme m’inspire de la sympathie, et le diagnostic qui oriente la plupart de ses décisions me paraît fondé. C’est donc à regret que je prends acte des allergies cristallisées par sa personne, au-delà des sphères de la gauche, la rouge, la rose, la verte. Je n’en suis pas vraiment surpris car, au fil du temps, j’ai senti naître en moi…
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Il est permis de considérer que, somme toute, la France s'en est assez bien tirée (en comparaison des Etats-Unis, de l'Espagne, la Grèce, l'Italie, et même de l'Allemagne). Comment cela a-t-il été rendu possible ? - 1 - Il faut saluer une assez bonne gestion de la crise par le gouvernement lequel a, très tôt, compris la gravité du problème et pris un certain nombre de mesures opportunes (soutien de l'Etat aux banques, nomination d'un "médiateur" du crédit aux entreprises, lequel aurait "sauvé" 150 000 emplois, plan de relance du 5 décembre 2009 de 26 milliards d'euros sur deux ans, généreuse augmentation du déficit public pour soutenir la demande, le logement et l'emploi, etc.) - 2 - Mais il faut aussi bien voir que la France a été protégée de la crise par la structure même de son économie : étant moins dépendante des exportations, elle a moins souffert que l'Allemagne des fluctuations…
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Différentes pistes, qu'il faudra explorer sans en écarter aucune, ont été évoquées sauf, pour l'instant, celle de la diminution des retraites. Il sera pourtant nécessaire de l'envisager un jour, sous une forme ou sous une autre. Car, avec le vieillissement de la population et l'arrivée de quelques dix millions de nouveaux retraités, le poids des engagements public au titre des retraites va vite devenir littéralement écrasant (près de neuf fois le PNB en Grèce, mais aussi plus de cinq fois en France). Cependant, avant d'en venir là, outre l'allongement de l'âge légal de la retraite (que l'Espagne envisage de porter à 67 ans !), - mais jusqu'où peut-on aller - il y en a une autre, moins douloureuse et plus juste, qui mériterait examen.L'idée est simple, presque banale. Puisque les progrès de la médecine se traduisent par 15 à 20 années supplémentaires de vie en bonne santé, et donc de la…
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On croit connaître déjà la réaction du président de la République au lendemain des élections régionales, annoncées comme une défaite retentissante pour le pouvoir : "Ce scrutin à caractère purement local n'est qu'un épisode qui ne saurait nous ébranler : il ne nous détournera pas de notre "travail" : continuer sur le voie des réformes, poursuivre inlassablement la modernisation de la France". "Travail" : le président travaille, paraît-il, beaucoup. Un patron sarkoziste des Hauts-de-Seine nous disait il y a quelques mois : "Au moins, ce n'est pas un fainéant : il bosse et il connaît ses dossiers". Laissons pour le moment de côté nos doutes sur la connaissance des dossiers, la vraie qui est, par-delà les notes administratives, la perception des réalités humaines sous-jacentes. Produire des lois, de plus en plus de lois, au point d'engorger la procédure parlementaire, ouvrir de plus en plus de "chantiers", faire de plus en plus de réformes, de manière…
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Voilà dix-huit ans que ça dure ! Chacune des lois touchant à l'organisation des collectivités locales contient des dispositions tendant à vider de leur substance les communes, petites et grandes. Faute de pouvoir rayer d'un trait de plume ces entités millénaires, la technocratie, ambitieuse de les "réduire" comme les légions romaines voulaient réduire la dissidence des villages gaulois, leur fait une guerre d'usure, profitant de chacune des réformes pour avancer ses pions. C'est avec la loi Joxe de 1992 que tout a commencé (1) , puis il y eut la loi Pasqua (1995), la loi Chevénement (1979) : chaque fois, l'étau se resserre. La seule pause de ce rouleau compresseur mu par une technocratie impitoyable fut la loi Raffarin de 2005. Sans doute parce que l'ancien premier ministre connaissait mieux la France profonde, pour la première fois, une loi de décentralisation ne portait pas atteinte aux prérogatives des petites communes. Las, avec…
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On écoute trop les économistes, et pas assez les démographes. J'ai rencontré l'autre jour un démographe qui fait autorité dans sa partie, et les chiffres qu'il m'a soumis font un peu froid dans le dos. La France vieillit, comme tous les pays de la zone euro, comme la Russie, comme le Japon. Nos compatriotes issus de l'immigration corrigent à peine une tendance lourde qui à terme acculera un actif à financer les retraites de trois inactifs, puis de quatre, sans compter l'éducation des enfants et les coûts faramineux de la dépendance. D'autant que les Français, si l'on en croit un sondage récent, semblent attachés viscéralement au principe de la retraite à 60 ans. C'est une grave inconséquence, ai-je avancé à cet expert. Non, a-t-il répondu. Mais il faut mettre cartes sur table : la retraite à 60 ans est envisageable avec cinq millions d'immigrés supplémentaires dans les dix années à…
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De quelque manière qu'on le considère, il n'y a que trois moyens de résoudre le problème que pose année après année le vieillissement de la population à nos systèmes de retraite : l'augmentation des cotisations, la diminution des prestations ou l'allongement de la vie active. L'augmentation des cotisations est la solution de facilité : elle risque d'être insupportable à terme. Dépenses publiques et transferts représentent déjà 52,7 % du PIB en France: aucun grand pays n'est allé si loin. N'en déplaise aux tenants du tout-social, au-delà d'un certain seuil, des transferts excessifs multiplient les effets pervers, surtout s'ils sont financés par des prélèvements comme ce devrait être la règle : évasion, injustice fiscale, travail au noir, diminution de la compétitivité et donc chômage etc. Un fardeau exagéré imposé par les vieilles générations aux plus jeunes, puisque c'est de cela qu'il s'agit en matière de retraites, risque d'écraser celles-ci et d'entraîner l'effondrement du système.…
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La profession agricole a vu son revenu baisser de 34 % entre 2008 et 2009 - et 54 % dans le secteur laitier -, avec peu d'espoir de relèvement dans l'immédiat.Il y a toujours dans ces cas là des hommes politiques, des haut-fonctionnaires, des journalistes pour donner des leçons. Pour sortir de la crise, les agriculteurs doivent, disent-ils, faire des efforts de productivité. Le président de la République a lui-même repris l'antienne dans un discours récent. Le Salon de l'agriculture que, pour la première fois depuis 1995, le chef de l'Etat n'inaugurera pas, est une grande kermesse destinée à célébrer la productivité : machines agricoles toujours plus grosses (et plus chères !), vaches laitières plus productives, semences plus efficaces, etc. Il y a fort à craindre pourtant que cette course à la productivité ne soit pour la profession un leurre. Non point que la recherche de la productivité ne soit pas nécessaire…
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Pardon d'insister, mais le ­désarroi des Français, qui se lira dans les abstentions des 14 et 21 mars, attend toujours des réponses. La persistance de la crise de l'intelligence rend l'avenir indiscernable, faute d'analyses. Comment comprendre le silence des intellectuels devant les bouleversements qui s'accumulent, sinon comme l'aveu d'une débandade générale ? La politique s'éloigne des gens, qui le lui rendent bien. Mais un État doit se réformer quand il ne peut plus préserver ni le travail, ni la sécurité, ni la cohésion sociale. On y est. En apparence, le pouvoir est omniprésent. Nicolas Sarkozy a naturellement apporté, lundi, la solidarité de la nation aux sinistrés de la Vendée après la tempête (53 morts) qui a noyé des zones pavillonnaires. Il y aura un plan digues, comme il y a eu un plan de relance et comme il y aura un plan de réindustrialisation. L'État sauveur s'était pareillement démené contre…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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