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En France (742)

Pourquoi personne n’arrive à contenir la hausse des dépenses publiques   Depuis trente ans, inlassablement, les think tanks libéraux qui occupent le devant de la scène française et tentent d’alimenter les programmes des partis plaident pour la baisse des dépenses publiques et ils ont raison :  ce devrait être là une priorité nationale. Ces dépenses publiques sont passées de 38, 5 % du PIB en 1970 à 57,7 % en 2015. Elles continuent à s’élever. Même si la gauche est plus responsable que la droite à cet égard, celle-ci n'a nullement profité de ses passages au pouvoir pour renverser la tendance, au contraire. Il est même frappant de voir combien les analyses et les propositions des libéraux restent lettre morte.  On impute cette hausse permanente à différents facteurs : la démagogie, l’incompétence des politiques qui laissent souvent filer les budgets sans y prendre garde ou n'y attachent pas d’importance. Mais beaucoup…
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Des lenteurs de la justice   Chacun le sait et le déplore : l’institution judiciaire, engorgée, met beaucoup trop longtemps à rendre son verdict pans une grande proportion des causes qui lui sont soumises. En particulier, la répression de la petite et moyenne délinquance serait nettement plus efficace si la sanction survenait très rapidement : un adolescent, par exemple, qui n’est jugé et puni que plusieurs mois – et parfois des années – après la commission du ou des délits qu’il a commis conserve un sentiment d’impunité, alors qu’une sanction très rapide l’aurait conduit à comprendre la gravité de ses agissements. Il en va de même, mutatis mutandis, pour les jugements relatifs aux infractions au droit du travail. Liaisons sociales quotidien du 21 mars rapporte le cas d’une affaire simplissime qui a démarré en avril 2011 et qui n’a été définitivement tranchée par la Cour de cassation que le 15 mars 2017,…
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Il  parle d’or, mais pas d’argent…   Le 18 mars au matin, Monsieur Macron, un favori des médias pour la prochaine élection présidentielle, annonçait son programme en matière de défense. Comme aurait dit mon grand-père : "il parle d’or mais pas d’argent". Monsieur Macron entend assumer ses responsabilités, avec un langage martial, citant Foch et de Gaulle : "Ma vision de la France, c’est celle d’une nation… qui a une vocation mondiale. Je refuse la tentation du repli sur le territoire et même sur le continent européen... J’assumerai pleinement mon rôle de chef des armées… et de responsable de la dissuasion". Il entend donc rester dans l’OTAN, maintenir nos liens avec nos alliés, rétablir les conseils de défense franco-allemand, au niveau du président et de la chancelière, conseils tombés hélas en désuétude. Pour lui, la situation géopolitique mondiale doit tenir compte du caractère imprévisible de l’actuelle administration américaine, d’une Russie agressive, d’une Chine…
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L’innommable chaos   Jamais, dans toute l’histoire de la République, les Français n’ont été à tel point méprisés, moqués, manipulés. A travers M. Macron, la scène politico-médiatique leur offre une sorte de sauveur providentiel digne d’un autre âge. Son unique mérite : être jeune, beau, télégénique. On en oublie tout simplement qu’il a été le conseiller et le ministre de l’Economie de M. Hollande, c’est-à-dire un homme clé d’un quinquennat jugé désastreux par une majorité de Français. La contradiction est évidente : il se présente comme le candidat de "la véritable alternance" alors qu’il est dans la stricte continuité d’une politique menée depuis 5 ans… "Ni droite ni gauche", c’est gentil mais comment définir une ligne présidentielle avec des soutiens totalement disparates ? Sur l’économie, la politique internationale, la sécurité, l’immigration, l’Europe ? Je ne comprends pas comment une telle imposture, un tel néant peut aussi bien triompher dans la naïveté générale. Chez…
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Une drôle de campagne ou une campagne pour rien ?   Bien sûr, il y a Penelope. Le travail de Penelope, les salaires de Penelope, les enfants de Penelope. Et puis les costumes de Fillon. Et demain ? Les voitures de Fillon ? Les cigares de Fillon ? Les maîtresses de Fillon ? Mais il y a aussi Marine Le Pen ! Les emplois fictifs de Marine Le Pen. Et demain, il y aura le patrimoine de Marine Le Pen. Et celui de son père. Et de toute la famille. Et l’on parle désormais d’une plainte de l’association Anticor contre la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. L’élection présidentielle avait été conçue par de Gaulle comme la rencontre d’un homme et d’un peuple ; elle tourne à la rencontre d’un homme et d’un juge. La présidentielle a été conçue comme le sommet de notre vie politique ; elle devient le sommet d’une vie morale. On croyait être dans le monde de Machiavel…
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"Moins d’État" ? Séduisant mais trompeur   La gravité de la situation que connait la France exige de ne pas appliquer sans discernement des politiques libérales conçues dans les années 1980, argumente l’historien*.   C'est devenu un cliché du débat public français : l’État devrait désormais s’en tenir à ses grandes fonctions "régaliennes", et se retirer de tous les domaines de la vie collective où il ne fait qu’encombrer le monde de ses fonctionnaires et de ses réglementations inutiles. La notion de "régalien" est même devenue un marqueur puissant qui tient lieu de frontière entre le domaine d’intervention présumé "légitime" de l’État et celui de "la société civile" : en deçà, vous êtes un libéral bon teint ; au-delà vous êtes un affreux étatiste, au mieux un gaulliste nostalgique. Tout ceci dans un climat surréaliste où l’on feint d’ignorer la situation extrêmement difficile du pays. Ainsi se laisse-t-on entraîner dans des prévisions plus ou…
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La journée des dupes   Le 16 novembre 1630, l’opinion publique de notre pays était persuadée que la carrière du premier ministre de l’époque, touchait à son terme. Pris dans le tourbillon d’une campagne d’attaques personnelles, Armand de Richelieu semblait discrédité. On supputait qu’il allait laisser sa place à celui qui avait la faveur des notables : Marcillac. Le souverain, de qui la décision dépendait en dernier ressort, paraissait ébranlé par les assauts portés contre l’homme qu’il avait choisi peu de temps auparavant. Mais, contrairement à toute attente, Louis XIII se ressaisit. Au lieu de la disgrâce prévue, il confirma sa confiance à Richelieu. Les notables, surpris et penauds, durent s’incliner. Cet évènement est resté dans notre histoire sous le nom de journée des dupes.                 Le dimanche 5 mars a été une nouvelle journée de dupes. Le matin, les dirigeants de la droite avaient presque tous retiré leur soutien à…
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Douze raisons de soutenir François Fillon   * De tous les candidats à la présidentielle, lui seul a une véritable expérience de l’Etat, notamment comme Premier ministre pendant 5 ans. Or, la mission de président de la République est par définition celle d’un sage expérimenté qui fixe un cap et s’en remet à un gouvernement pour diriger l’action de réforme. Elle est inconcevable sans l’expérience de l’Etat.   * Sur les grandes questions de société, la nation, l’Europe, l’immigration, l’intégration, les frontières, la cohésion nationale, les banlieues, il est le seul à avoir un projet réaliste et crédible en dehors des slogans tapageurs, démagogues ou utopistes. Sur ces sujets cruciaux, extrêmement délicats, lui et son équipe sont strictement les seuls à proposer et à pouvoir faire quelque chose de réaliste et ambitieux.   * Lui seul est en mesure de réunir une majorité à l’Assemblée nationale stable, cohérente, capable de légiférer…
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Ruineuse décentralisation ? Les hommes politiques qui ne sont pas "à gauche toute", quand ils se présentent à une élection, ne manquent pas de ressasser le même refrain : il faut diminuer la dépense publique, et pour cela réduire le nombre des fonctionnaires. Pour le prochain quinquennat, ils expliquent par exemple qu’il faut diminuer de X centaines de mille le nombre de fonctionnaires. Certains précisent que, dans ce but, ils prévoient de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux parmi ceux qui partent à la retraite. D’autres veulent embaucher principalement sous contrat salarial ordinaire. Parmi les points importants qui restent le plus souvent en dehors des limites de leurs épures se trouve le fonctionnement des collectivités territoriales et la prodigieuse augmentation du nombre de leurs employés. Ces collectivités ont actuellement recours à 1,9 million d’agents, et l’augmentation de cette "fonction publique territoriale" (locution, en abrégé FPT, qui inclut aussi bien les contractuels que…
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