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En France (764)

Saisirons-nous la fenêtre d’opportunité en Syrie ?   Depuis cinq ans, je répétais que nos gouvernements avaient "tout faux" pour leur politique en Syrie. Après avoir cru que le président Assad ne ferait pas plus le poids que Ben Ali en Tunisie, nos gouvernements successifs ont soutenu des groupes apparentés à ceux que nous combattions en Afghanistan et en Afrique, au Sahel notamment. Aujourd’hui, il est clair que le président Assad est en train de vaincre : les positions tenues par ses opposants se réduisent chaque jour. Finalement ses adversaires sont regroupés en deux entités : ceux proches de Daech - le califat islamique -, et l’Armée syrienne libre soutenue par les Etats-Unis. Et cette Armée syrienne libre se garde bien de s’en prendre à Bachar el Assad et aux territoires qu’il contrôle. Je dirai qu’il existe une connivence entre cette Armée syrienne libre et les forces de Bachar el Assad. Bien des…
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Technique de gouvernement et gouvernement technique   Entre la Droite "la plus bête du monde" et une Gauche sans boussole, une vaste esplanade de possibilités est ouverte à la recomposition du paysage politique français dans ses instances les plus élevées (Assemblées – Exécutif) tout en conservant le solide et puissant socle des représentations territoriales sur lequel s'appuie la réalité du pays. L'astuce est là : on change sans détruire. Notre Grand Elu nouveau semble avoir – dans son cerveau bien fait et avec son équipe – efficacement assimilé les leçons du passé, la stratégie des verrous et des ouvertures ainsi que l'art de contourner les blocages. Les différentes tentatives de "gouverner au Centre" ont toujours échoué en France, ou du moins, ont été éphémères, dévorées par leurs deux ailes et réduites à l'immobilisme en raison de la fuite des soutiens parlementaires. L'exemple le plus terrible est celui de Raymond Barre lequel,…
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La démocratie française immature   Pour la philosophe*, la démocratie suppose l’affrontement entre adversaires. Or le FN est considéré comme un ennemi intérieur.   Le vrai perdant de cette élection, c’est la démocratie. Un candidat est élu ici non pas parce que ses convictions et son projet agréent à une majorité de Français, mais parce qu’il faut absolument éviter l’autre courant, considéré comme un grand danger pour le pays. Comme il est normal quand il y a péril, tout le monde se porte sur lui, même sans enthousiasme. Ce n’est pas la première fois. Il y a quinze ans, beaucoup d’électeurs de gauche disaient avoir voté Chirac "en se bouchant le nez".   La démocratie est un régime politique qui repose sur le débat/combat à la loyale entre courants de pensée en désaccord sur la question du bien commun. Ce que nous avons sous les yeux en revanche, c’est une…
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L’essentiel du vivre ensemble   Les Français ont choisi le cadre dans lequel il fallait résoudre les problèmes mais n’ont été ni interrogés ni informés sur la complexité des problèmes à résoudre. 41 % des Français majeurs ont choisi le cadre de l’Union Européenne avec Macron, 21 % des Français majeurs ont choisi le cadre de la nation française avec Le Pen, 38 % des Français majeurs n’ont pas souhaité répondre à la question soit en ne s’inscrivant pas (6 %), soit en ne se déplaçant pas (24 %), soit en votant blanc ou nul (8 %). Mais si le cadre est intéressant puisqu’on ne peut passer à l’action que dans un cadre donné, l’important est d’abord le but que l’on se donne et les moyens mis en place pour y parvenir. Or sur ces points c’est le grand flou partout car dans les trois groupes, il n’y a aucune…
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En marche… mais vers quoi ?   L’élection d’Emmanuel Macron a l’apparence d’un "miracle républicain". Le système politique français est depuis longtemps accusé de sclérose et d’incapacité à se renouveler. En 2016-2017, l’électorat a donné un fulgurant coup de balai dans la fourmilière et l’homme qui entre à l’Élysée est à 39 ans le plus jeune président de l’histoire. La vie politique française se trouvait empêtrée dans le vieux clivage droite/gauche. Soudain, cet archaïsme semble voler en éclats. Sa victoire ébranle un système de partis discrédité, annonçant peut-être une recomposition du jeu politique. Elle écarte les solutions démagogiques. Son exploit apporte un air de fraîcheur à la vie publique. L’histoire n’offre aucun exemple équivalent de l’ascension fulgurante d’un inconnu qui bouscule les chasses gardées et les rentes de situation, à l’exception de Louis-Napoléon Bonaparte, élu président de la République le 10 décembre 1848 à 40 ans.   Miracle français ou étrange…
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La punition de la France   Macron, instrument de la mise en tutelle de la France "Il faut ignorer l'Allemagne, pardonner à la Russie et punir la France." La déclaration faite en mars 2003 par Condolezza Rice, la conseillère du président Bush pour la sécurité nationale, est la réaction au refus de notre pays de participer à la deuxième guerre du Golfe. Thomas L. Friedman, le célèbre éditorialiste du New York Times, allait plus loin : pour lui, la France "n'est pas seulement une alliée irritante ou une rivale jalouse. Elle est devenue l'ennemie des Etats-Unis".   Delenda est Gallia Qu’avait donc fait la France ? Avait-elle envoyé des commandos au secours de Saddam Hussein ? Lui aurait-elle livré des armes ? Avait-elle interdit le survol de son territoire aux avions de l’OTAN ? Pas le moins du monde : elle s’était contentée de ne pas participer à la coalition qui a détruit l’Irak en 2003 dans…
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Le Système ébranlé   La stratégie de la diabolisation, dont abuse l’unanimisme médiatique, est un trompeur confort intellectuel. Il laisse croire que le Système, forcément vertueux, reste exemplaire. En réalité, il est ébranlé par un électorat populaire en rébellion contre les abus élitaires. Beaucoup sont ceux qui ne répondent plus aux sommations moralisatrices. Les militants de La France insoumise, le mouvement de Mélenchon, ont rappelé cette révolte, mardi, en refusant de cautionner les appels paniqués à voter Macron. L’Église aussi a choisi de ne pas prendre parti. Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a dénoncé mercredi un climat "hystérisé". C’est sous de telles menaces qu’il est devenu impossible d’aborder les sujets interdits. Et l’erreur du leader d’En marche ! a été de tomber dans ce piège, qui force à avancer les yeux clos. C’est ainsi que Macron n’ose dénoncer, dans l’islam colonisateur, le véritable ennemi qui…
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Négation de la présidence gaullienne   Pendant près d'un siècle, les grands républicains de l'histoire de France ont rejeté catégoriquement l'idée de l'élection du chef de l'État au suffrage universel, Jules Ferry, Gambetta, Waldeck, Clemenceau, Poincaré, etc. Ceux qui ont bâti la démocratie française, ses grands principes fondamentaux, les libertés publiques, l'école laïque et obligatoire, l'État de droit, excluaient cette perspective. À l'époque, le chef de l'État était élu par les deux Chambres réunies au Congrès de Versailles. Ils avaient à l'esprit l'élection désastreuse au suffrage universel de Louis-Napoléon Bonaparte, le 10 décembre 1848, ayant conduit au coup d'État du 2 décembre 1851, à la dictature et à l'Empire, la défaite honteuse de septembre 1870 - dont les conséquences ont été apocalyptiques. Le spectacle des présidentielles en cours donne-t-il raison aux grands républicains de l'histoire ?   Quand de Gaulle a créé la Ve République pour restaurer l'autorité de l'État…
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La France au tournant   La vie politique française est structurée depuis assez longtemps par l’existence d’un bouc émissaire : le Front National (FN). Tout ce qui émane de lui est a priori suspect. Il constitue le baudet sur lequel crier haro est un signe de respectabilité, d’appartenance à la société des bien-pensants. Voter Marine Le Pen est proclamé, par les meneurs ou les suiveurs de ce pogrom électoral et idéologique, comme étant une infamie. Jean-Marie Le Pen, qui cherchait non pas à gouverner, mais à provoquer, offrait avec plaisir des verges à tous les pères fouettards de la politique – et Dieu sait qu’ils sont nombreux ! Mais ce jeu sadomasochiste a pris fin avec l’arrivée de sa fille à la présidence du mouvement. Le père était ravi de faire braire les ânes ; la fille veut présider la République Française : c’est une toute autre affaire. Ceux qui continuent à lui administrer…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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