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L'Espagne n'a plus honte de son drapeau
 
Les Espagnols, à leur tour, passent outre les éructations de ceux qui, depuis des lustres, traitent de fachos les patriotes. Beaucoup de braves gens ne se sentent plus honteux d’être attachés à leur nation et à leur drapeau. Une inhibition idéologique est tombée là-bas, comme elle tombe en France et ailleurs en Europe. Il suffit d’écouter les témoignages de l’Espagne silencieuse, ces derniers jours dans les reportages, pour se convaincre d’un réveil de la nation unifiée. Ceux des Catalans qui militent pour l’indépendance de leur région ont probablement perdu leur combat. Ils ne peuvent reprocher à l’Espagne ce qu’ils s’apprêtaient à faire dans l’illégalité : affirmer l’identité d’un peuple autour d’un Etat. Mardi soir, le leader séparatiste, Carles Puigdemont, a reconnu sa position de faiblesse en se contentant d’annoncer une indépendance symbolique. Cet aveu d’échec risque de conforter Madrid dans son intransigeance légaliste. La manifestation monstre de dimanche, qui a fait descendre des mil
liers d’anti-indépendantistes dans les rues de Barcelone, a libéré l’expression d’un sentiment d’appartenance, naguère interdit par le terrorisme intellectuel né en réaction au nationalisme franquiste. La monarchie pourrait bien être le grand vainqueur de ce bras de fer : c’est la fermeté inattendue du roi Felipe VI, mercredi dernier, qui semble être à l’origine de ce sursaut collectif.
 
Pour ceux qui persistent à considérer les questions identitaires comme marginales, la Catalogne et l’Espagne leur apportent en tout cas deux spectaculaires démentis. Ce sont les idéaux et les passions élevées qui font descendre les gens dans les rues, et non les réclamations sur le dégel du point d’indice ou la suppression du jour de carence : ces dernières revendications des fonctionnaires français ont récolté, mardi, le fiasco mérité. Les grandes manifestations que la France a connues ont toutes été motivées au nom de grands principes immatériels, mis au service de l’Ecole ou de la Famille. La Nation est un thème qui peut, demain, tout pareillement mobiliser. De ce point de vue, Laurent Wauquiez a tort quand il s’oblige, ce mercredi sur RTL, à marquer des distances avec Sens Commun, émanation de la Manif pour Tous au sein des Républicains. Le futur probable président LR a pris cette position de retrait pour s’opposer au président de Sens Commun, Christophe Billan, qui s’est dit prêt, dans L’Incorrect, à une "plateforme" politique avec Marion Maréchal-Le Pen, ex-députée FN. Cette figure obligée de Wauquiez risque de replonger la droite dans le formol d’un conformisme dont les Espagnols, libérés des tabous, tentent enfin de s’échapper.

Paru sur blog.lefigaro.fr/rioufol, 11 octobre 2017
Publié dans Avec l'Europe
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Jean Rochefort, le charme d'un acteur gentleman
 
Élégance, flegme et humour discrètement déjanté, c'étaient les marques de cet acteur cavalier, tout comme son invariable moustache et son nez mousquetaire. "Mon père disait toujours que j'étais lent et tardif !, racontait Jean Rochefort. Ce n'est pas faux : je me suis mis à l'équitation à 30 ans, j'ai attendu la quarantaine pour être vraiment connu au cinéma, et j'ai réalisé mon premier long-métrage à 80 balais ! »
Il y a cependant une chose que Jean Rochefort a découverte assez tôt : son envie de devenir comédien. Il en rêvait vaguement dans son adolescence nantaise : "Dans ma jeunesse, j'étais timide et assez solitaire. Le dimanche après-midi, j'allais voir Gary Cooper et je me disais : c'est là-bas qu'il faut habiter. Derrière l'écran… "
À 18 ans, il revient à Paris, où il était né en 1930, et un spectacle d'Olivier Hussenot déclenche le passage à l'acte. Jean Rochefort entre au Conservatoire où il aura pour condisciples Philippe Noiret, Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Belmondo, Annie Girardot. Recalé, il est repêché par la compagnie Grenier-Hussenot. Sa véritable formation se fait là, dans des petits rôles où il se jugeait lui-même maladroit et excessif pour dissimuler sa maladresse : "Il me fallait toujours des fausses barbes, sinon j'étais terrorisé."
 
Dans le cinéma par la petite porte
Le vedettariat, il n'y songeait pas plus que les copains, même si Belmondo réussit une percée imprévue : "Aucun de nous ne pensait à la célébrité. On voulait être sur une scène, pour le plaisir de jouer, c'est tout. Le statut d'acteur a beaucoup changé par rapport à notre jeunesse. À l'époque, nous étions socialement des romanichels." Et professionnellement, des artisans rompus à la variété des compositions : "J'appartiens à une génération qui a été formée bien plus pour aller vers les rôles que pour les tirer à soi. J'étais “possible” pour une quantité de rôles, mais pas le comédien irremplaçable d'un rôle."
L'aisance vient avec le métier, qui le conduit au TNP puis à la rencontre avec Delphine Seyrig. Ils joueront sept pièces du répertoire anglo-saxon d'avant-garde, notamment de Harold Pinter. "Personne ne l'a supportée aussi longtemps ! osait-il. J'en suis fier… Et je l'adore ! " Là, il a failli se faire cataloguer acteur cérébral. "Humour corrosif, spleen de bon aloi, distinction et canaillerie, hypocrisie", résumait-il comme on fait l'article.
 
Parallèlement, dès la fin des années 1950, il s'est glissé dans le cinéma par la petite porte, sans trop se faire remarquer dans des seconds rôles tantôt alimentaires tantôt amicaux, pour tourner avec les copains. "Longtemps, j'ai méprisé le cinéma, expliquait-il. Je me considérais comme un acteur de théâtre, qui acceptait parfois un film avec une indifférence complète pour le sujet."
Atavisme d'un rejeton de famille bourgeoise et cultivée, pour qui le théâtre faisait partie des arts nobles, contrairement au cinéma. Il a un jour rapporté ce mot de son père : "D'accord pour le théâtre, mais n'entrez pas au cinéma, cette friponnerie !" On voit aussi de qui il pouvait tenir son langage châtié, dont l'emphase rendait encore plus drôles ses vannes truculentes. Il n'y avait que lui pour s'avouer casanier en disant : "J'ai le tourisme mesquin."
 
Passionné d'équitation
Deux excellents réalisateurs ont façonné son talent comique : Yves Robert et Philippe de Broca. Avec Yves Robert, qu'il a côtoyé quand il faisait l'acteur au cabaret de la Rose Rouge, Rochefort tourne Le Grand Blond avec une chaussure noire et Le Retour du grand blond, dont la vedette est Pierre Richard,Salut l'artiste ! et Un éléphant ça trompe énormément, avec Claude Brasseur, Guy Bedos et Victor Lanoux, gros succès de l'année 1976. Une sorte de Mes chers amis à la française, qui raconte les tribulations d'une bande de copains avec les femmes.
Avec Philippe de Broca, il tourne notamment le délicieux Le Diable par la queue, en 1968, et dix ans plus tard, en tête d'affiche, Le Cavaleur, un titre qui lui sied autant que celui de cavalier. Patrice Leconte prendra la relève dans les années 1980 pour tirer de Jean Rochefort de savoureux accords de dérision mélancolique dans Tandem ou Le Mari de la coiffeuse. C'est dans les années 1970 qu'il a pris sa véritable stature à l'écran. Bertrand Tavernier lui offre alors ses premiers rôles importants, aux côtés de Philippe Noiret, dans L'Horloger de Saint-Paul puis dans Que la fête commence… qui lui vaudra le César du meilleur second rôle, celui de l'abbé Dubois.
Peu après, il remporte le César du meilleur acteur pour sa composition grave et hantée du capitaine dans Le Crabe-Tambour, de Pierre Schoendoerffer. À la même époque, en 1973 et 1974, Jean Rochefort s'essaie à la réalisation avec quelques courts-métrages, dont un consacré à Dalio. Il ne reprendra la caméra qu'en 2009 pour tourner, avec Delphine Gleize, Cavaliers seuls, consacré à son maître écuyer, Marc Bertran de Balanda.
 
Il s'est pris de passion pour l'équitation à 30 ans, sur un tournage, et, avec Bertran de Balanda, il a vite rattrapé le temps perdu : "Il vous apprenait à sauter les yeux bandés et les mains attachées." C'est à cette période qu'est né l'homme de cheval, adepte de l'équitation sportive, éleveur et dresseur installé près de Rambouillet. Il cherche alors une existence "calme, équilibrante", après la vie de noctambule parisien de ses débuts. "Le contact avec l'art équestre m'a fait progresser dans l'art dramatique. Je me souviens d'un professeur du conservatoire qui me disait : "Tenez votre cheval, Monsieur Rochefort !" Le cheval apprend à faire moins pour obtenir plus. Et il apporte une certaine onctuosité dans les rapports, il faut avoir “les mains douces”, créer un accord tactile. Cette tactilité m'importe de plus en plus avec l'âge. Sentir une présence tangible."
 
Flegme et humour
Dans Un éléphant ça trompe énormément, on a la version comique de Rochefort à cheval, jouant les débutants incapables de tenir en selle. Mais il aura une expérience équestre beaucoup plus amère à l'écran. Il devait interpréter Don Quichotte sous la direction de Terry Gilliam, lorsqu'il tomba gravement malade au début du tournage. Brusquement interrompu, le film ne reprit jamais. Outre le regret d'un rôle superbe dans une grande production internationale, Jean Rochefort gardait le remords d'avoir fait, bien involontairement, échouer cette œuvre. De ce fiasco Terry Gilliam tirera un documentaire, Lost in la Mancha, et ne renoncera jamais à son projet : L'Homme qui tua Don quichotte sortira en mai 2018 avec Jonathan Pryce et Adam Driver.
Jean Rochefort a, à ce moment-là, frôlé la mort, qui le hantait. Car, sous la maîtrise flegmatique et l'humour débridé, l'acteur était un angoissé chronique. "Quand j'étais jeune, il m'arrivait de penser à autre chose qu'à la mort environ cinq minutes par jour. Je suis un peu moins obsédé maintenant. Je pense que la mort est dans la salle d'attente mais que la vie a un peu de compassion. Elle patiente pour nous laisser ranger nos plumiers."
 
Avant que le rideau ne tombe définitivement après le dernier rappel, Rochefort jetait son regard bleu sur l'Homo sapiens, comme il aimait dire, avec un mélange de désenchantement distant et d'indulgence en quête de chaleur : "Il faut se méfier de l'homme, qui aggrave son cas de grand prédateur par son intelligence", disait-il en se remémorant d'horribles scènes de l'épuration vues à 14 ans. Mais, avec l'âge, il était devenu de plus en plus conscient qu'on a besoin des autres "pour survivre, pour transmettre, pour devenir soi-même". Après avoir pratiqué avec amour un métier "où il y a beaucoup de doutes, très peu de certitudes, qui est de l'ordre de l'impalpable", il avait décidé d'arrêter la vie d'acteur pour poursuivre dans la la réalisation. "Je vais écrire mes Fraises sauvages !" annonçait-il dans une interview au Figaro, lors de la sortie de Cavaliers seuls. Son intention n'était pas si sérieuse puisque huit ans plus tard on le retrouvait aux côtés de Sandrine Kiberlain dans Floride . Il fallait plutôt y voir la pirouette d'un acteur gentleman dont le panache n'a pas fini de nous chatouiller la mémoire.

Paru dans Le Figaro, 10 octobre 2017
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Chine : la rénovation stratégique et militaire
 
Le 19e congrès du Parti communiste chinois consacrera le pouvoir sans partage du Parti communiste chinois sur toutes les institutions, notamment l'armée.
 
Le mercredi 18 octobre 2017, s'ouvrira à Pékin le 19ème congrès du Parti communiste chinois. C'est l'événement phare de la politique dans l'empire du Milieu. Ce Congrès consacrera le pouvoir sans partage du président Xi Jinping sur toutes les institutions chinoises et lui offrira la perspective d'un mandat supplémentaire de cinq ans à la tête du pays, voire de deux s'il parvient à faire changer les règles.
Une fois n'est pas coutume, un grand nombre de nominations et de décisions stratégiques, qu'on ne connaît pas encore, seront avalisées par ce congrès. Il réunit 2 270 délégués, élus par les structures du parti, provinciales, municipales ou au sein des forces armées.
 
Dès son arrivée au poste suprême de président de la Chine en 2012, Xi Jinping, qui redoutait les contre-pouvoirs, a pris le contrôle direct de l'armée, en se faisant nommer président de la Commission militaire centrale du Parti. Il s'est montré au front des troupes, seul debout dans son command car, pour bien signifier qu'il n'y avait qu'un seul commandant en chef et que c'était lui. Il a cassé le vieux système de commandement soviétique et son cloisonnement entre les différents services, pour édifier un commandement moderne interarmes à l'occidentale. Il s'est lancé dans une vaste campagne anticorruption - il y avait même des généraux qui furent pris la main dans le sac en vendant des titres militaires… Cela lui a permis de rajeunir les cadres et de mettre aux positions clés des hommes à lui, qu'il avait connus lorsqu'il gouvernait la province de Fujian (face à l'île de Taïwan) ou celle encore plus importante et plus riche du Zhejiang (juste au nord de Fujian). Les effets de la lutte anticorruption et du rajeunissement des cadres dirigeants de l'armée sont spectaculaires : 90 % des 300 délégués militaires qui participeront au 19e congrès seront de nouvelles têtes.
 
Cette mise au pas de l'armée chinoise par Xi Jinping s'est accompagnée d'une nouvelle orientation stratégique, en faveur de la marine. Sur les 3 millions de militaires, Xi Jinping a supprimé 600 000 postes ; mais la rationalisation des effectifs n'a pas touché les marins. Le président a lancé la construction d'un troisième porte-avions. L'idée est bien sûr d'imposer une hégémonie chinoise sur les mers de Chine méridionale et orientale. Cependant, Xi Jinping est aussi un chef prudent, qui a su écarter de la direction de ses armées les têtes brûlées : depuis trois mois ont disparu les incidents en mer avec les bâtiments de l'US Navy ou ceux des marines du Japon, du Vietnam, des Philippines. La Chine promeut désormais l'idée d'un "Code of Conduct" dans la mer de Chine méridionale, qu'elle va proposer à tous ses voisins. La manœuvre vise à faire oublier son déni de la décision de la Cour arbitral de La Haye de juillet 2016.
 
L'affaire de Corée du Nord est beaucoup trop importante pour que la Chine puisse se permettre de jeter une poignée de poil à gratter supplémentaire sur le dos du grand rival yankee. Il y a des géopoliticiens qui pensent que, sous la pression économique de l'Amérique, les Chinois vont finir par amener le régime de Kim Jong-un à résipiscence. Je ne le crois pas. Ils l'auraient déjà fait, depuis vingt ans que Washington le leur demande. La montée en puissance, au cours des douze derniers mois, des programmes nucléaire et balistique nord-coréens a été trop rapide pour qu'on ne soit pas tenté d'y voir le signe d'un petit coup de patte technologique secret de Pékin. D'où sont venus les moteurs superpuissants des nouveaux missiles intercontinentaux nord-coréens ? Du bureau d'études Ioujnoïe et des usines Ioujmach de Dniepropetrovsk (Ukraine), ou d'ailleurs ?
 
Les Chinois font semblant de tout essayer pour raisonner le régime de Pyongyang. Mais la réalité est qu'ils supportent très bien l'idée que leur petite voisine stalinienne devienne une puissance nucléaire à part entière. Certes, ils réprouvent en principe la prolifération nucléaire. Mais ils ont déjà fait une exception, en faveur du Pakistan. Dans l'affaire coréenne, ils savent qu'à la longue ils peuvent gagner très gros. Leur calcul est que le président américain Donald Trump hurlera et tweetera beaucoup mais qu'il n'entreprendra jamais d'action militaire préventive contre Pyongyang. Leur stratégie à long terme est de déployer calmement la puissance de leurs armées rénovées et de montrer à tous les pays asiatiques que l'Amérique n'est qu'un faux dur, qu'un tigre de papier, prêt à les abandonner à tout moment, comme il l'avait fait pour le Vietnam du Sud en 1975. Pour Sun Tzu, le premier stratège chinois de l'histoire, il n'est jamais utile de livrer bataille : mieux vaut que les rivaux, saisis d'effroi, se soumettent d'eux-mêmes…

Paru dans Le Figaro, 9 octobre 2017
Publié dans De par le monde
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D’abord, ils ont tué mon père…
 
Le prologue du film d’Angelina Jolie, "D’abord, ils ont tué mon père" s’inscrit dans le droit fil d’une falsification de l’histoire que nous subissons depuis plusieurs décennies à propos des guerres d’Indochine. Nous avons dépassé le stade pathétique des "unes" de la grande presse qui annonçait en 1975 que "Phnom Penh en liesse acclamait ses libérateurs… " (sic). Mais beaucoup de chemin reste encore à faire. Pour les scénaristes du film en question, le responsable de la naissance des Khmers rouges et de leur accession au pouvoir serait un certain Richard Nixon qui aurait odieusement agressé le Cambodge, avec la complicité du gouvernement du général Lon Nol, provoquant ainsi une réaction de l’ensemble de la population cambodgienne autour de la seule force de résistance à l’agression étrangère : les Khmers rouges.
 
Cette falsification néglige, une fois de plus, la chronologie des faits les plus objectifs. Rappelons-en brièvement quelques-uns : 
 
La politique neutraliste du prince Sihanouk au Cambodge fut une tromperie, laissant toute liberté d’action aux communistes et interdisant tout initiative, et même toute possibilité de réaction au monde libre. Les accords de Genève de 1962 sur la neutralisation du Laos furent une terrible défaite diplomatique des Américains. Ils ouvrirent la voie, officiellement et avec un renoncement à tout contrôle, au déferlement des troupes communistes nord-vietnamiennes vers le Sud-Vietnam par la fameuse piste Ho Chi Minh, à travers le Laos et le Cambodge. Tout la partie du Cambodge limitrophe du Vietnam devint, dès lors, le siège permanent de cinq divisions nord-vietnamiennes, soit environ 70 000 hommes, qui avaient toute liberté pour agresser le Sud-Vietnam en parfaite impunité. Parmi ces troupes bien entrainées et équipées par la Chine et l’URSS, il était bien difficile de distinguer qui était nord-vietnamien et qui était chinois… en revanche, il est certain que ce sont des "conseillers" chinois qui ont entrepris de créer et de promouvoir le mouvement khmer rouge. Avec le soutien de tous les maoïstes du monde, particulièrement en France.
 
La réaction du président Nixon, qui autorisait des répliques américaines aux agressions communistes venues du territoire cambodgien, fut à la fois trop tardive et très mal conduite. Tardive, parce que depuis la fin des années 50, les Etats-Unis n’ont cessé de se faire gruger dans leurs négociations diplomatiques avec le bloc communiste au sujet du Vietnam, la palme de la nullité revenant au malheureux Averell Hariman qui capitula toujours sur toutes les lignes de front. Mal conduite, parce que la stratégie du feu, appliquée par le statisticien McNamara, fut une folie meurtrière qui, loin de résoudre les problèmes, ne fit que les aggraver jusqu’à la catastrophe finale. La démence criminelle des bombardements massifs, au Napalm et aux défoliants, prit les malheureuses populations cambodgiennes en étau entre le feu américain et la dictature communiste.
 
Que les Américains se soient trompés de stratégie, c’est indéniable. Mais la cause du monde libre était juste, face à la menace totalitaire sino-vietnamienne contre le Cambodge. Il est trop facile, et pour tout dire malhonnête, de ne désigner qu’un bouc-émissaire (Nixon) pour une tragédie qui eut de multiples responsables. Un film qui condamne les effets d’un mal dont il occulte les causes principales doit être vu avec certaines réserves. 

Envoyé par l'auteur, 9 octobre 2017
Publié dans Devant l'histoire
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Fiscalité : l'égalitarisme, ce mal français
 
Le mal français demeure l’égalitarisme, ce plombant héritage de la Révolution française. C’est au nom de ce communisme non avoué que l’Ecole s’est effondrée en supprimant la sélection des élèves. C’est en son nom que la nation n’ose plus hiérarchiser le citoyen et l’étranger, la majorité et la minorité. C’est en son nom que se créée une société ouverte, indifférenciée et remplaçable qui pousse à s’emparer de ce qui appartient aux riches pour rapprocher ceux-là des pauvres : une absurdité qui pousse évidemment les plus aisés à quitter le pays. De ce point de vue, l’Impôt sur la fortune a été comparable à la révocation de l’Edit de Nantes en favorisant l’exil des entrepreneurs et des talents. Ces quinze dernières années, l’ISF a fait fuir 15 000 contribuables, qui représentent 35 milliards d’euros de capital, selon les chiffres rappelés ce mercredi dans Libération par le premier ministre, Edouard Philippe. Il est loisible d’applaudir à la décision du gouvernement de supprimer partiellement cet impôt rageur et ravageur, en faisant sortir les biens mobiliers de la sur-imposition. On peut néanmoins regretter la décision de maintenir l’imposition sur les biens immobiliers : ce choix confirme la méfiance que porte le macronisme aux enracinements et aux héritages, au profit d’un court-termisme fluide et bougiste.
Reste que la passion égalitaire, travers français, est en train de rendre inefficace la timide percée du pouvoir contre l’ISF. Devant les protestations de la gauche pavlovienne, qui dénonce un cadeau fait aux riches, le gouvernement a donné son accord de principe à une taxation supplémentaire des "signes extérieurs de richesse" des biens meubles comme les bateaux et les voitures de luxe ou les chevaux de course. Outre qu’il est difficile de déterminer ce qu’est le début d’un signe ostentatoire, l’imposer encore plus ne réglera évidemment rien de la condition de ceux qui sont dans le besoin. Pire : une telle décision sera comprise comme un message négatif pour ceux qui envisageraient un rapatriement de leur fortune. Il n’y a plus que 79 yachts de plus de 24 mètres à être immatriculés en France. Il y en aura encore moins demain si une telle mesure imbécile devait être votée par les parlementaires pour tenter de calmer les jalousies sociales. Car c’est bien ce sentiment peu glorieux, la jalousie, qui est le ressort de l’égalitarisme français. Alors que l’Anglais, l’Italien, l’Allemand respectent et applaudissent la réussite économique et son émulation, le Français se laisse caricaturer dans l’envie et le ressentiment. La "révolution" macronienne est en marche... arrière.

Paru sur blog.lefigaro.fr/rioufol, 4 octobre 2017
Publié dans En France
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Françallemagne ?
 
Les élites françaises, depuis très longtemps sans doute, couvent en leur sein un vieux rêve non dit : celui d’une fusion politique de nature fédérale entre la France et l’Allemagne. Ce projet, qui obsède en silence la France d’en haut, politique, administrative, intellectuelle, explique largement la résignation qui accompagne la prise de contrôle d’Alstom par Siemens. Il en fut tout autrement dans l’affaire du rachat des chantiers navals par l’Italie. Elle est dans l’ordre des choses, celui de l’intégration de la France dans un espace sous domination allemande. Pour ce faire, on s’en remet à de Gaulle et au traité franco-allemand de 1963. C’est un mensonge : de Gaulle ne concevait la relation franco-allemande que dans un contexte de stricte égalité entre les deux pays et d’indépendance des deux peuples. Ce rêve caché explique aussi l’enthousiasme imbécile de la quasi totalité de la France d’en haut, tout le monde confondu, pour le Brexit: voici enfin le départ de l’empêcheur de tourner en rond !
Tout ceci est tragique, nous faisons fausse route. L’idéal européen ne se conçoit que dans un équilibre entre les Nations européennes. Le triangle, France, Angleterre, Allemagne, est au centre de cet équilibre. La France, historiquement culturellement, est au carrefour de multiples traditions : germanique, certes, mais aussi italienne, polonaise, espagnole, portugaise, britannique, russe, etc… Se résoudre à une soumission non dite à l’Allemagne, voilée derrière les coups de mentons et les roulements de mécanique, n’est pas seulement un crime, c’est une faute. La richesse de l’Europe ne se conçoit que dans un climat d’équilibre et d’égalité. La domination ou la suprématie d’une nation sur les autres est la voie royale vers la révolte, la déflagration et la désintégration. Quand je parle d’une nation ou quasi-nation européenne, c’est l’image qui compte : un ensemble de peuples unis par l’histoire et la culture, grecque, latine, chrétienne, la Renaissance et ses suites, et dont l’avenir se joue face à un monde qui comptera bientôt 11 milliards d’habitants, des menaces effroyables, démographiques, terroristes, économiques, migratoires, environnementales, l’émergence de géants politiques planétaires. Il est évident qu’il faudra s’unir pour relever ces défis. Mais dans un climat d’aveuglement sans nom, l’Europe, guidée par le renoncement, dont chaque jour offre une nouvelle illustration, marche en ce moment aux déchirements et à l’abîme.

Paru sur maximetandonnet.wordpress.com, 30 septembre 2017
Publié dans Avec l'Europe
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Salauds de riches

L’impôt sur la fortune c’est le sparadrap du capitaine Haddock, tout le monde convient que c’est un impôt imbécile et contre-productif faisant fuir à l’étranger les plus fortunés, leurs capitaux, leurs entreprises, personne n’arrive à s’en débarrasser. Créé par François Mitterand en 1981 pour montrer qu’il était de gauche, il a été condamné successivement par Raymond Barre, supprimé par Jacques Chirac, rétabli par Michel Roccard sous prétexte de financer la RMI, condamné par Alain Juppé qui n’osera pas le supprimer, pas plus que tous les gouvernements de droite, se contentant d’en réduire le périmètre. Nicolas Sarkozy créera le "bouclier fiscal" pour en limiter les effets ce qui lui vaudra l’élection de François Hollande qui le complètera d’une "contribution exceptionnelle sur la fortune". Arrive Emmanuel Macron qui n’a jamais été partisan de cet impôt unique en Europe, il décide de limiter la base d’imposition aux biens immobiliers qui ne sont pas délocalisables espérant le retour des exilés fiscaux et de leurs capitaux.
 
Le problème est que cet impôt est devenu un symbole de la lutte des classes : les exclus, ou ceux qui pensent l’être, contre les "nantis". Les "exclus" n’en espèrent aucune amélioration de leur sort mais veulent faire "payer les riches" En France on ne supporte pas l’enrichissement par la réussite ne voyant pas qu’elle crée aussi des entreprises et des emplois. Si on pouvait on leur couperait bien la tête comme sous Robespierre. Les seuls qui aient le droit de s’enrichir ce sont des footballeurs illettrés qui perçoivent des salaires mirobolants, et les gagnants du loto : constructif. Ce qui indigne le plus, même cette girouette de François Bayrou, c’est qu’on ne taxe pas les signes ostensibles de richesse, voitures de luxe, avions privés, yachts – qui sont le plus souvent enregistrés au nom de sociétés –, chevaux de course – on ne voit pas que leurs propriétaires participent à l’amélioration de la race chevaline – et les lingots d’or que leurs détenteurs n’ont pas l’habitude d’exhiber. Pure jalousie et désir de nivellement par le bas : les œuvres d’art ont toujours été exclues, combien rapporterait la taxation de ces richesses apparentes ? Quelques kopeks mais ça plairait aux cinquante pour cent de Français qui ne payent pas d’impôt sur le revenu, aux plus de six millions qui perçoivent une aide au logement, à tous ceux qui vivent d’allocations et de minima sociaux et qui ne se préoccupent pas de savoir d’où vient l’argent.
Un récent article du Monde était un vibrant plaidoyer pour l’ISF, bizarrement son auteur(e) enseigne à l’Université libre de Bruxelles. En Belgique il n’y a pas d’impôt sur la fortune et beaucoup d’exilés fiscaux français.

Paru sur dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com, 5 octobre 2017
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Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaine ?
 
Plusieurs événements ont attiré mon attention lors des derniers mois, et tous confirment mes pires craintes : une attaque fort bien menée contre notre système démocratique est en cours.
 
Commençons par l’élection présidentielle.
Les hommes de Davos (HdD) et autres oints du Seigneur (ODS) qui gouvernent la France depuis trop longtemps déjà ont eu une peur bleue lorsqu’ils se sont réveillés les matins suivants les votes pour le Brexit et pour monsieur Trump. Les peuples se révoltaient contre leurs maîtres, les incultes se rendaient compte que le Roi était nu et votaient en conséquence, ce qui était insupportable.
Une contre-attaque fut donc organisée pour que la même chose ne se produise pas chez nous.
Dans le droit français traditionnel, il existe plusieurs principes généraux dont le premier est que "on ne choisit pas son juge". Ce qui veut dire que les parties à un procès, parquet y compris, en matière pénale n’ont pas la possibilité de choisir tel ou tel juge, ou telle ou telle juridiction. Il y a des règles générales de compétence territoriale, ou de spécialités techniques qui vont amener des juridictions à intervenir mais ce sera par détermination de la loi. C’est la raison pour laquelle ce que l’on appelait "les juridictions d’exception" sont aujourd’hui proscrites.
Le deuxième principe est celui que les juridictions du fond ne peuvent pas s’auto saisir. Elles ne peuvent l’être qu’à l’initiative d’une partie. Or le parquet est lui aussi une partie au procès en matière pénale, doté de prérogatives spéciales puisqu’il est "l’avocat de la République".
En application de ces principes, si à la suite d’une enquête préliminaire qui n’est pas contradictoire, il considère qu’il faut ouvrir une procédure d’instruction, il saisit le doyen des juges d’instruction, qui désignera le juge du siège qui diligentera "l’information judiciaire". Celle-ci devra se dérouler de façon contradictoire dans le respect rigoureux du code de procédure pénale et respecter le principe de la loyauté. Ces règles élémentaires ont été foulées aux pieds à l’occasion de la campagne présidentielle. Le Parquet National Financier (PNF) est une institution d’exception créée après l’affaire Cahuzac. Sa composition soigneusement organisée par l’Élysée Christiane Taubira en son temps, en ont fait une officine totalement dévouée au pouvoir en place.
Gros avantage, cette nouvelle entité, qui n’a répétons-le aucun pouvoir juridictionnel a la capacité de s’autosaisir, c’est-à-dire qu’elle peut lancer une enquête préliminaire à sa guise et au moment de son choix sur une personnalité qui deviendrait gênante pour le pouvoir en place (par exemple). On sait le rôle des médias, immédiatement destinataires des pièces de la procédure pourtant secrète, qui rendent ces enquêtes préliminaires politiquement meurtrières. Mais comme si cela ne suffisait pas, on a créé au tribunal de grande instance de Paris un pôle financier chargé de l’instruction. Dont les magistrats entretiennent avec ceux du parquet des relations étroites ce qui constitue une violation au principe de choisir son juge. Et en étant sur, de surcroît, que celui qui sera désigné aura les bonnes orientations politiques.
 
Rétrospectivement, l’idée de monsieur Hollande apparait très clairement : il était persuadé que son opposant aux élections présidentielles suivantes serait monsieur Sarkozy et qu’il était donc nécessaire de préparer des dossiers contre lui, que l’on ferait fuir au Canard Enchainé quelques semaines avant l’élection, ce qui permettait à un juge du PNF (ancien du syndicat de la magistrature ou pas) de s’autosaisir, permettant de ce fait la réélection du président sortant.
Monsieur Hollande ayant été par trop lamentable, il a fallu que nos hommes de Davos réorganisent hâtivement le plan de campagne compte tenu du désastre Brexitien et de l’élection de monsieur Trump.
L’ennemi à battre n’était plus monsieur Sarkozy, mais le Peuple.
Commençons par le but à atteindre. Il fallait qu’au deuxième tour nous ayons face à face un candidat représentant les hommes de Davos contre madame Le Pen, pour assurer le maintien au pouvoir de notre caste.
Il fallait donc attendre les résultats des primaires de la droite.
Si par hasard ce candidat était monsieur Juppé ou monsieur Sarkozy, il n’y avait aucune inquiétude à avoir, l’un et l’autre étant des membres solides et patentés de l’internationale de Davos.
Monsieur Fillon était plus embêtant avec son attachement à Philippe Seguin, ses racines régionales et sa femme anglaise (Galloise). A l’évidence, l’homme n’avait pas beaucoup de caractère, mais à l’évidence encore il ne pouvait pas être considéré comme "sûr". A tout hasard donc, un homme jeune et propre sur lui fut lancé dans la bagarre pour permettre de procéder le cas échéant à un gambit, un peu comme aux échecs.
 
Au grand dépit des hommes de Davos et des media, Fillon sortit vainqueur de la primaire de la droite et la machine se mit en route.
Notre "propre sur lui" bénéficia immédiatement du soutien de tous les patrons du capitalisme de connivence français qui fort opportunément détenaient une grande partie des media et fut rejoint par quelques vieux chevaux de retour de la démocratie chrétienne … et Fillon fut inculpé en temps utile par le PNF, ce qui garantissait la présence au deuxième tour du jeune homme propre sur lui.
Le but était atteint : l’homme de Davos fût élu, mais ce dont le peuple commença à se rendre compte c’est que nous avions eu en fait un coup d’état organisé par les hommes de Davos appuyés par une partie de la magistrature et avec la complicité de la quasi-totalité de la presse pour fausser une élection. Et du coup les électeurs se sont à peine donnés la peine d’aller voter au deuxième tour et encore moins aux législatives.
Et donc le nouveau président est certes légal, mais pas du tout légitime. Il n’y a pas eu "une rencontre entre un homme et un peuple" mais tout au plus une rencontre entre un homme et 20 % de l’électorat qui pensent comme lui, le candidat ayant été choisi parce qu’il faisait partie de ces 20 %.
Et ce qui me gêne aujourd’hui est bien sûr que notre président ait été élu grâce à un putsch organisé fort intelligemment par les hommes de Davos et les oints du seigneur, et que nous, les électeurs "normaux" avons été une fois de plus roulés dans la farine par ces mêmes hommes de Davos.
 
Mais si j’ai raison, ces hommes sans foi ni loi ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.
Leur but étant de créer un état européen technocratique et qui n’aurait pas besoin de se soumettre aux élections –le vieux rêve de Jean Monnet- il va leur falloir accélérer autant que faire se peut le mouvement vers un tel système, car les peuples se réveillent parfois de leurs assoupissements et de tels réveils peuvent être douloureux pour ceux au pouvoir. Surtout quand le Président n’a aucune légitimité…
Il leur va falloir donc agir très, très rapidement, pour essayer de rendre la situation irréversible le plus vite possible.
L’étape suivante va sans doute aucun se produire au niveau européen et monsieur Juncker, comme d’habitude a été suffisamment stupide pour nous annoncer quel était le plan de bataille.
La monnaie européenne est un échec flagrant, qui a fait la fortune de l’Allemagne et ruiné tous les pays de l’Europe du Sud, chacun en conviendra, mais ce n’est un échec flagrant nous disent ceux qui l’ont créé que parce que le mouvement vers l’Europe a été trop lent.
La solution ce n’est donc pas moins d’Europe et plus de démocratie mais plus d’Europe et moins de démocratie.
Plus d’Europe veut dire mettre sur pied de toute urgence un Etat Européen muni d’un vrai Président Européen, qui aura prééminence sur les pouvoirs exécutifs locaux flanqué d’un ministre des finances européen qui aura droit de regard sur les finances de chaque état européen, mais aussi créer une armée européenne, des députés européens qui ne soient rattachés à aucune nation et que sais-je encore.
Et bien entendu, ce projet sera lancé dès que les élections allemandes seront passées et il s’agira et en premier lieu de transférer à des organismes européens non élus la souveraineté militaire française contre une promesse par l’Allemagne de financer nos déficits budgétaires et notre système social. L’Allemagne paiera pour les erreurs de nos hauts fonctionnaires, avec le sang des soldats français telle est l’offre française… Monsieur Macron est en train de réinventer le STO de sinistre mémoire.
Pour cela, il fallait d’abord se débarrasser du chef de l’armée, le général Pierre de Villiers tant cet homme était sourcilleux sur tout ce qui concernait la souveraineté militaire de la France, ce qui fut fait fort proprement et fort rapidement.
(Question : Mais qu’est qu’attend le General Pierre de Villiers pour se lancer en politique en créant un parti appelé "Souveraineté Française" qui mettrait fin aux souffrances du FN et des Républicains ?)
 
Résumons-nous.
La France a déjà perdu sa souveraineté
- sur ses frontières avec les accords de Schengen.
- sur sa Justice
- sur sa Loi Constitutionnelle
- sur qui peut ou ne pas vivre en France avec le Traité de Lisbonne qui avait été refusé par la population française quand il avait été présenté sous le nom de constitution européenne.
- sur sa monnaie avec le traité de Maastricht et l’euro.
Dans les mois qui viennent, tout le travail de monsieur Macron va être que la France finisse de perdre sa souveraineté budgétaire, déjà bien entamée hélas, mais surtout sa souveraineté militaire.
A ce moment-là, la France n’aura plus qu’une seule chose à vendre à l’Allemagne (lire l’Europe) pour boucler ses fins de mois : le siège de la France au conseil de sécurité aux Nations Unies, ce qui ne saurait tarder. Resteront peut-être l’Alsace et la Lorraine dont monsieur Macron, en fin négociateur qu’il est pourrait tirer sans aucun doute un bon prix, mais là j’anticipe un peu.
Que le gouvernement français actuel veuille lancer une telle initiative, je n’en doute pas une seconde.
Que cela réussisse à mon avis a à peu près autant de chances qu’une enclume a de voler, et pour deux séries de raison, les unes intérieures, les autres extérieures.
 
Commençons par les raisons intérieures.
Les hommes de Davos et autres ODS ont réussi à gouverner la France sans interruption depuis 1974 en faisant croire au peuple qu’il y avait une droite et une gauche, alors qu’en fait ces deux partis avaient été complètement noyautés par les HdD et les ODS qui avaient violemment expulsé tous ceux qui n’acceptaient pas leurs projets à long terme.
La dernière élection les a fait sortir du bois et chacun sait qui gouverne vraiment aujourd’hui notre pays et l’a gouverné depuis quarante ans. Et donc où ils réussissent ou ils sont foutus, telle est la réalité puisqu’ils sont maintenant en pleine lumière. Ils ne peuvent plus se cacher
Et comme ils le savent, je crains le pire pour nos Libertés. Les journalistes qui s’y opposeront seront virés, les sites des opposants seront hackés, les contrôles fiscaux vont pleuvoir sur ceux qui manifesteraient leur désaccord, la propagande sur les radios et dans les media sera insupportable. Ma chère épouse ne cesse de me dire que je vais avoir un accident de voiture…etc.
L’année qui vient à être dure, très dure pour l’IDL. Mais oh combien passionnante…
 
Venons-en aux raisons extérieures.
Le but de nos ODS est d’inféoder la France à l’Allemagne en offrant à cette dernière la force militaire française comme appât. L’idée est : vous payez nos (hauts) fonctionnaires et on vous apporte l’armée française et le feu nucléaire sur un plateau.
Cette tentative va amener à une levée de boucliers partout en Europe où voir resurgir l’empire de Charlemagne va susciter un enthousiasme très moyen (que le lecteur imagine la réaction des Grecs, des Tchèques, des Italiens, des Polonais, des Hollandais, des Anglais, des Espagnols…) Voilà qui ferait monter la détestation d’une Europe gérée par un condominium franco-allemand à des niveaux inouïs immédiatement.
Aucune chance que les Allemands n’acceptent.
Qui plus est, les USA risquent de faire les gros yeux et de faire comprendre au gouvernement allemand, voir au gouvernement français que la recréation était terminée.
Mais si l’Allemagne ne paye pas –ce qui semble le plus probable- alors la tentative des HdD et ODS français de créer un Etat (Européen) franco-allemand implosera et les ODS français se retrouveront bien isolés face au désastre économique qui surviendra.
L’année qui vient va être intéressante.

Paru sur institutdeslibertes.org, septembre 2017
Publié dans Du côté des élites
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La dégenèse
 
Au commencement était un monde multiforme et infiniment divers : des milliards de galaxies et d’étoiles, des milliards de planètes, une Terre divisée entre la mer et la terre ferme, avec des êtres vivants mâles et femelles, terrestres et marins, des animaux et des plantes et, sur la terre ferme, des hommes remarquablement divers par la race, la culture, la langue, répartis sur les différents continents et, au milieu d’eux, la perle de la civilisation, les peuples européens.
Le premier jour, il fut décidé de réunir les différents peuples d’Europe en un peuple unique, sous un Etat unique.
Le deuxième jour, il fut décidé de placer tous les peuples de la terre sous un gouvernement mondial unique, avec une langue commune simplifiée, à la portée de tous.
Le troisième jour, il fut décidé d’unir les hommes et les femmes pour constituer un genre unique également capable (ou incapable) de procréer.
Le quatrième jour, il fut décidé de ramener les hommes à leur condition animale, solidaires de tous les animaux, en généralisant pour marquer cette communauté le régime végétarien.
Le cinquième jour, la terre et la mer se trouvèrent confondus.
Le sixième jour, la terre et les cieux fusionnèrent en une immense galaxie.
Le septième jour, Dieu contempla le monde entièrement unifié dont toutes les différences avaient été abolies et qui n’avait plus rien à espérer que le retour au néant.  

Envoyé par l'auteur, 1er octobre 2017
Publié dans A tout un chacun
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