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Les Turcs sont de retour en Méditerranée
 
Au début de décembre 2019, la marine de guerre turque a expulsé un navire océanographique israélien des eaux territoriales chypriotes. À bord, il y avait non seulement des chercheurs de l’université Ben Gourion, mais aussi un géologue chypriote. Ils effectuaient des recherches approuvées par le gouvernement de Chypre.
Dirigée par le sultan néo-ottoman ERDOGAN depuis 2003, la Turquie ne veut pas seulement garder à jamais le territoire que ses soldats ont envahi au nord de Chypre en 1974 - 38 % de la superficie de l’île, qui ont été transformés en une "République turque du nord de Chypre", reconnue par aucun État du monde. Elle souhaite aussi revenir sur les mers et s’assurer le contrôle de la Méditerranée orientale, afin d’accaparer les gisements d’hydrocarbures offshore de l’île de Chypre, et d’empêcher l’établissement d’un gazoduc qui irait du Levant à la Grèce.
 
En géopolitique, il importe de saisir l’Histoire dans sa durée longue.
À partir de 2011, Recep ERDOGAN s’est lancé dans une politique cachée de reconstitution de l’Empire ottoman. Il a cherché à réimposer l’influence turque en Bosnie, en Tunisie, en Libye, en Égypte, en Syrie. Cela n’a pas bien marché. Le Caire, Damas et Benghazi ont fini par rompre toutes relations avec lui.
Mais le président ERDOGAN est un homme de caractère, que rien ne peut abattre. Ses ambitions néo-ottomanes demeurent intactes. Aujourd’hui il entreprend de remettre les Turcs sur les flots de la Méditerranée orientale, dont ils avaient été chassés en 1571 par la bataille de Lépante.
Fin novembre 2019, la Turquie a conclu un traité sécuritaire avec le gouvernement libyen de FAYEZ AL-SARRAJ, qui contrôle une partie de la Tripolitaine (mais pas la Cyrénaïque, aux mains du général HAFTAR, soutenu par l’Égypte). Dans ce pacte, qui prévoit un accroissement du soutien militaire turc à Tripoli, figure une clause de partage des ZEE (zones économiques exclusives), qui redessine les frontières maritimes de la Méditerranée orientale.
Athènes, Le Caire et Nicosie ont fait une déclaration commune pour protester contre cet accaparement maritime turc. La Grèce a requis le soutien de l’Union européenne, qui lui a donné raison. Le gouvernement d’Ankara a rétorqué que l’Union européenne n’avait aucune autorité pour dire le droit quant aux zones de partage en Méditerranée. Au dernier sommet de l’Otan de Londres (3 au 4 décembre 2019), l’atmosphère n’était pas vraiment au beau fixe entre les délégations turque et grecque. Le secrétaire général a dû rappeler que l’Otan ne se mêlait jamais des différends entre pays membres.
Après que d’importantes réserves d’hydrocarbures eurent été découvertes au large de ses côtes, le gouvernement chypriote a accordé des permis d’exploration à de grandes compagnies pétrolières internationales, dont ENI et Total. La marine turque a empêché le travail d’ENI, et a fait des démonstrations de force en déployant bâtiments de guerre et drones. La société pétrolière italienne a renoncé. Total a suspendu une partie de ses projets dans les zones contestées. La Turquie en a profité pour y lancer ses propres explorations. Et elle a franchi une nouvelle étape dans le "fait accompli", en déniant (avec son allié libyen) aux Grecs une partie de leur ZEE, autour de leurs îles.
 
La revanche de Lépante, la reconquête par la marine turque de la Méditerranée orientale, n’est cependant pas pour demain. Car la Turquie y manque cruellement d’alliés. ERDOGAN a su nouer un dialogue de confiance avec POUTINE, mais la Russie reste très réticente face aux ambitions maritimes turques. Orthodoxie oblige, les Russes entretiennent une profonde amitié avec Chypre et la Grèce. Par ailleurs, ils apprécient le régime militaire égyptien, et aident le général HAFTAR, par le biais des mercenaires de la "division Wagner".
Quant aux Américains, qui ont déjà un différend avec la Turquie, à qui ils reprochent son achat des systèmes sol-air russes S400, ils se sont rangés du côté de la Grèce et de Chypre. Le 4 octobre 2019, Nicosie avait dénoncé une opération turque de forage, au sein du bloc 7 (celui d’ENI et de Total). Le lendemain, le secrétaire d’État américain, en visite à Athènes pour y signer un accord de défense avec la Grèce, déclara que les forages entrepris par la Turquie au large de Chypre étaient "illégaux et inacceptables".
Il n’est pas étonnant que l’Amérique ait entrepris de se rapprocher des Grecs. Elle ne souhaite pas qu’ils aillent plus loin avec leur seul grand rival stratégique, la Chine, après qu’ils lui ont donné le port du Pirée en concession.
Dans ce grand jeu de la Méditerranée, la Turquie a-t-elle les moyens de son ambition ? Elle ne peut pas solliciter la Chine qui, en 2018, y a déployé un groupe naval. Car le Frère musulman ERDOGAN a pris fait et cause pour les Ouïgours de la province du Xinjiang, actuellement "rééduqués" en masse par le Parti communiste chinois…

Avec l'autorisation de l'auteur, paru dans Le Figaro, 17 décembre 2019
Publié dans De par le monde
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Cultivons l’esprit de Défense
 
Amis de la majorité silencieuse .... concluait le Général ETCHEVERRY (Cyr 1938-39) dans son livre "LETTRE OUVERTE A TOUS CEUX QUI LA FERMENT", paru en 1976.
"…….. je n’ai pas écrit ce livre pour vous plaire mais pour vous alerter, pour faire comprendre que lorsqu’on dîne avec l’ours il faut une longue cuillère, pour vous inciter à mieux aimer votre pays et ce qu’il représente et à défendre l’État et ses structures, garante de votre art de vivre et de vos biens matériels. Vous pouvez un jour être mis au pied du mur : ou vous coucher ou vous battre. Si vous préférez vivre couchés cette lettre n’a aucune raison d’être la maison brûlera et les cendres qui resteront seront celles de votre pays. Réfléchissez... Il n’est pas trop tard... Mieux vaut se battre à Verdun que mourir à Dachau."
En bref, l’auteur met en exergue l'esprit de Défense tous azimuts, assuré aussi bien par les citoyens que par une armée dotée des moyens d'assurer ses missions. L'esprit de Défense doit s’appliquer en tous temps et en tous lieux. De fait, il faut, selon le Maréchal LYAUTEY, "avoir ses lanternes ouvertes sur tout qui fait l’honneur de l’humanité".
 
Justement, LYAUTEY, et bien d’autres, sont la cible des fossoyeurs de l’histoire, des casseurs de mémoire, des bradeurs du patrimoine. En un mot, ils sont victimes des idéologues du nihilisme qui sévissent, le plus souvent masqués, dès la maternelle. Comme la réussite de LYAUTEY, au plan des réalisations - et non des bavardages - est un jalon incontournable de l’Histoire, il est apparu plus facile aux démolisseurs de le faire oublier que de le contredire. Ce silence programmé pendant les quatre années du centenaire de la Grande Guerre est particulièrement frappant : jusqu’à un colloque sur les maréchaux de 1914-18 organisé le 23 octobre 2018 aux Invalides, sans même qu’il soit mentionné que le Maréchal LYAUTEY a été un moment Ministre de la Guerre. 
Son panache fait honte à tous les “oublieux” et les faiseurs de fake news. Il doit faire réfléchir tous les complices par ignorance, oubli, négligence, fatalisme ou par crainte de se faire remarquer... En effet, ne rien faire, ne rien dire est une forme de complicité ou de lâcheté. Les faibles n’ont pas à affronter ce genre de dilemme. Ils succombent, en général, à l’esprit de secte. Subjugués par un gourou et soumis au lavage de cerveau, ils n'ont pas de question à se poser.
Pour la majorité silencieuse comme pour tous ceux qui ne sont pas sectaires, l’esprit de Défense tous azimuts doit se cultiver et s’enrichir du vécu. Alors, elle pourra faire un bruit d’enfer !

Envoyé par l'auteur, 15 décembre 2019
Publié dans Devant l'histoire
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De la liberté des pressions (du droit d'expression)
 
Le 25 mars dernier, Philippe BRUNET, auteur d’une mise en scène contemporaine des Suppliantes, d’Eschyle, dans laquelle une partie des acteurs portent des masques noirs – et d’autres blancs - selon les canons de la tragédie antique - se voit interdire de jouer en Sorbonne, à la demande d’un collectif "anti-raciste" imposant ainsi sa loi à la communauté universitaire.
Voici quelques semaines, c’est au tour de Sylviane AGACINSKI d’être contrainte d’annuler une conférence à l’université de Bordeaux par un groupe de pression qui dénonce l’homophobie de l’intervenante, coupable d’être opposée à la PMA et à la GPA. Quant à François HOLLANDE, le voici obligé de renoncer à la présentation de son dernier livre à l’université de Lille et d’être exfiltré pour échapper à d’éventuelles violences.
 
Quelle analyse faire de ces déplorables évènements ? certes, on pourrait s’en tenir à une posture ironique et dénoncer d’abord l’injure à l’intelligence de ces nouveaux "maîtres censeurs", culminant dans le cas des Suppliantes mais manifeste aussi dans les autres postures. Cela serait cependant faire l’impasse sur le fait que les universités françaises ont toujours été le lieu du débat et de la controverse, parfois violents mais jamais absents, et que les franchises universitaires ont le plus souvent fait bon ménage avec le principe révolutionnaire de la liberté d’expression.
Un bref rappel juridique et historique peut être utile : les universités, dès le Moyen-Age, sont des corporations, autonomes par rapport à l’Etat et libres vis-à-vis de l’Eglise, au nom de la distinction du spirituel et du temporel, c'est-à-dire de la laïcité chrétienne dont elles se réclament. Celle de Paris, Universitas magistrorum et scholarium parisiensis, avec sa propre justice, est l’une des plus turbulentes d’Europe, de la grande grève de 1229 à son soutien aux parti bourguignon et à l’exécution de Jeanne d’Arc, des émeutes auxquelles participe François Villon au XVème siècle aux grandes "disputations" philosophiques autour de la querelle des Universaux. Université rime avec liberté. Et celle-ci a entre autres effets de donner à l’université la gestion de l’ordre public en son sein, prérogative qui continue à s’exercer aujourd'hui puisque seul le président d’une université y est chargé du maintien de l’ordre. Ce qui signifie concrètement qu’il peut autoriser une manifestation ou l’interdire et qu’il est seul habilité, sauf cas de force majeure, à faire appel à la police pour assurer ou rétablir l’ordre dans ses locaux, aux termes de l’article L712-2 du code de l’éducation.
 
Théoriquement, si l’on utilise l’analogie des formes avec la liberté de réunion en général, cela devrait signifier que toute manifestation ne troublant pas l’ordre public devrait être autorisée dans les enceintes universitaires, voire encouragée lorsqu’elle se rapporte à un débat intellectuel. Le problème est que la notion de "trouble à l’ordre public" déjà difficile à définir dans la rue l’est encore plus dans l’université. En effet, le trouble à l’ordre public peut avoir pour cause soit la nature même de la réunion (contravention manifeste avec la loi, risques d’injures publiques ou d’expression de haine, etc…) et justifier à ce titre une interdiction par le président soit les menaces de manifestation hostile de divers collectifs idéologiques et conduire alors le président à assurer au contraire la liberté d’expression des intervenants. Mais, dans ce dernier cas, l’université étant dépourvue de moyens suffisants et l’appel à la police confinant fréquemment pour la communauté universitaire à une provocation inadmissible, la solution la plus ordinaire consiste à céder aux plus déterminés, à bafouer la liberté d’expression et à interdire les réunions en cause. Pour le dire plus simplement, l’université, qui se réclame de la tolérance et de l’ouverture, du caractère positif des débats et de la pluralité des opinions, se condamne elle-même à privilégier la violence et à exclure la liberté.
 
En réalité, même si, dans les trois exemples cités précédemment, les contextes sont différents, il n’en demeure pas moins que les interdits relèvent de groupes qui, le reste de l’année, se réclament en permanence des droits de l’homme… quitte à en définir dogmatiquement leur interprétation personnelle : ainsi, à Bordeaux, l’argument mis en avant est que la PMA ne saurait faire l’objet de débats puisque s’y opposer, ou y mettre des réserves, reviendrait à nier un droit, celui des LGBT, droit absolu et sanctuarisé, auquel nul ne peut s’opposer même intellectuellement.
C’est donc la question d’ensemble de la liberté d’expression qui est posée. Proclamer "Je suis Charlie", c'est-à-dire je suis solidaire de dessinateurs pouvant appeler à la haine des religions ou ironiser sur la mort de 13 militaires français exposant leur vie au Mali pour notre liberté, est au moins toléré, tandis que demander l’exclusion d’Eric ZEMMOUR de CNews, pour dénonciation de l’Islam, est recommandé sans ciller par les mêmes belles consciences…
 
Or, dans notre droit, la liberté d’expression n’est pas illimitée. L’article 11 de la Déclaration de 1789 le dit bien : "tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi"
Quels sont ces cas ? ils sont nombreux, et même de plus en plus nombreux, avec notamment l’impact des lois mémorielles depuis une vingtaine d’années. Citons-en quelques-uns :
- diffamations et injures
- transmissions d’images privées sans consentement
- diffusion ou reproduction de fausses nouvelles
- publication d’actes judiciaires avant leur prononcé
- apologie de certains crimes ou délits (crimes de guerre, incitation à la haine raciale, etc.. ;)
- négationnisme (traite négrière, génocide arménien, etc…)
- propos discriminatoires à raison d’orientations sexuelles ou d’un handicap
- incitation à l’usage de produits stupéfiants
- secret de défense ou médical
Notons cependant que, sanctionnés par le juge a posteriori, ces exceptions à la liberté d’expression n’établissent pas pour autant une censure a priori, comme ce fut le cas pendant longtemps par exemple pour les œuvres littéraires et cinématographiques (pensons à La Religieuse de Jacques Rivette, interdite en 1966) ou pour les publications destinées à la jeunesse ou comme l’université française vient d’en donner le triste exemple.
Et face à une censure a priori, il n’est guère que deux solutions : la première m’est inspirée par une confidence un brin provocante de Jean GUITTON se souvenant de ses premiers cours, après-guerre, à la Sorbonne, alors systématiquement perturbés par des militants communistes, jusqu’à ce qu’un jour, un jeune énergumène, qui n’avait pas froid aux yeux vint, au nom de la liberté d’expression, les expulser de l’amphi… il s’appelait Jean-Marie LE PEN !
La seconde solution me paraîtrait de meilleur aloi : ne serait-il pas temps que les pouvoirs des présidents d’université en la matière puissent faire l’objet d’un appel devant le juge des référés ou le préfet, garant de l’ordre public. A titre personnel, et en me référant aux exemples précédents, je pense que, loin d’attenter aux franchises universitaires, et face à leur impuissance de fait, ce serait sans doute un grand service à leur rendre.
Envoyé par l'auteur, 15 décembre 2019
Publié dans A tout un chacun
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Françaises, français : cette année c’était très bien, les choses vont beaucoup mieux que l’an prochain
 
Vœux de COLUCHE au pays.
 
Je ne sais pas si c’est parce que je deviens vieux, mais j’ai vraiment l’impression que tout ce dont s’occupe l’état dans notre merveilleux pays fout le camp à toute allure.
Est-ce à cause de la paupérisation de l’état que craignait tant ce pauvre ROCARD il y a quelques décennies ? Voilà une thèse intéressante, mais qui n’est pas supportée par les chiffres. Depuis les années Rocard, le poids de l’Etat Français est monté de près de 10 points en pourcentage du PIB et la pression fiscale est montée d’autant. Du coup, et comme chacun le sait, le poids de l’Etat dans l’économie française atteint près de 57 % du PIB ce qui fait de nous, le recordman parmi les pays de l’OCDE. Et comme ces dépenses ne réussissent pas à être couvertes par des rentrées, il nous faut emprunter le solde, habituellement appelé "déficit" par les mauvais esprits et la somme de ces déficits a un nom qui s’appelle "la dette" laquelle n’est, comme chacun sait, que de l’impôt différé. Nous laisserons bien entendu à nos enfants et à nos petits -enfants le soin de la payer.
Il me faut remarquer ici qu’enfants et petits-enfants n’auront en rien voté pour ces impôts qui vont leur tomber dessus. Voilà qui est profondément antidémocratique puisque la Démocratie a commencé avec le vote de l’impôt par le Parlement Britannique en 1689, pour pouvoir contrôler l’état. En empruntant l’Etat se libère de cette obligation de faire voter les impôts par ceux qui les paieront, ce qui est indigne.
La première des choses qu’il faudrait faire serait donc d’interdire à l’Etat français d’avoir des budgets en déséquilibre, en rendant l’émission de dette par l’Etat inconstitutionnelle, comme c’est le cas déjà dans certains pays.
La première conclusion de cet article est donc simple : la paupérisation de l’Etat tant redoutée par ce bon socialiste qu’était ROCARD a été évitée puisque notre Moloch a vu ses rations augmentées année après année et donc tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Nous allons partir donc du constat indiscutable que les ressources de l’état ont prodigieusement augmenté depuis monsieur ROCARD et tel Sherlock Holmes, nous allons essayer de déterminer qui a bénéficié de ce gigantesque accroissement parmi tous les groupes qui ont le droit de s’abreuvoir au puits sans fond du budget, comme l’aurait dit le maire de Champignac…
Vérifions secteur par secteur en commençant par les domaines régaliens qui justifient que l’état se soit vu confier le "monopole de la violence légitime" pour proteger les citoyens contre les dangers extérieurs ou intérieurs : Armée, Diplomatie, Police, Justice.
Armée. Les contacts que je peux avoir à l’intérieur de cette noble institution me disent que jamais la misère militaire n’a été plus grande. Avions, dont un sur six peut voler, total des troupes en état de combattre à un plus bas historique qui ne remplirait pas le Stade de France, hémorragie des talents, découragement, primauté donnée aux officiers "politiques", missions incompréhensibles… Qui plus est, l’un des premiers actes du Président nouvellement élu fut de virer le chef des armées et de baisser le budget des armées, ce qui a laissé des traces profondes…
Diplomatie. Au moment où le réveil des peuples devient de plus en plus visible, la diplomatie française n’a qu’un objectif, continuer la destruction de la Nation au profit d’une chimère, l’Etat Européen dont plus personne ne veut comme en témoigne les évènements en Hongrie, Pologne, Italie sans parler de la Grande-Bretagne, en tain de larguer à nouveau les amarres vers le grand large. Et on voit mal comment les coups de menton de notre cher Président sur l’Iran ou sur l’OTAN ajoute quoique ce soit au prestige de la France à l’étranger. Parler de foutre en l’air l’OTAN quand on fait tout pour détruire l’armée française relève d’une confusion mentale qui ne peut exister que chez les partisans de "l’en même temps"
Police : De l’avis général, la criminalité est en hausse partout, les attaques contre les biens et les personnes se multiplient, deux églises seraient attaquées chaque jour, des pans entiers du territoire sont devenues des zones de non-droit où les forces de l’ordre ne peuvent plus pénétrer. Par contre, l’usage d’une extrême violence par la Police contre des citoyens français manifestant contre la baisse de leurs niveaux de vie a été autorisé, voir encouragé, par le pouvoir en place et cette violence a entrainé de nombreux blessée graves et des condamnations multiples en justice…
Ce qui nous amène à la Justice, secteur sinistré s’il en fut, où semblent n’exister que deux groupes : ceux qui obéissent aux ordres du pouvoir et ceux qui défendent une idéologie qui soutient que les coupables sont innocents et les innocents coupables. Et du coup, si vous voulez faire rire dans un café, vous dites haut et fort "je fais confiance à la justice de mon pays" et vous voyez tout le monde s’écrouler de rire.
Le moins que l’on puisse dire est donc que la croissance ininterrompue de notre Etat n’a pas profité aux domaines régaliens. En effet, jamais le citoyen français n’a été aussi mal protégé ni aussi mal défendu et rarement notre prestige à l’étranger a-t-il été aussi bas.
Et donc j’en conclus que notre pognon n’est pas allé dans ces domaines.
 
Venons-en aux autres domaines dont l’état s’est cru autorisé à prendre le contrôle.
Commençons par la santé. Tous les jours je passe devant deux hôpitaux, qui sont en grève tous les deux, et j’imagine donc que cela doit être le cas un peu partout en France. Quand on va parler aux grévistes, ils expliquent que les urgences sont un vrai désastre et qu’il n’y a plus un rond dans les caisses. Et quand l’on se balade en province, c’est pour entendre dire qu’hôpitaux et maternités ferment un peu partout. L’extraordinaire conscience professionnelle des personnels empêche que cela se termine en drame, mais je crois pouvoir conclure que les hôpitaux n’ont pas été les grands bénéficiaires de tout cet argent que l’on nous a pris.
Venons-en à l’éducation. Dans ma jeunesse l’école Républicaine faisait la fierté justifiée de notre pays. En quarante ans, et selon un livre célèbre, elle est devenue une "fabrique de crétins" dans laquelle les tous meilleurs professeurs ont vu leur prestige et leur niveau de vie baisser sans discontinuer, et j’ai vu ce phénomène de prolétarisation du personnel enseignant se produire dans ma famille. En parallèle, et pour combler ce trou noir, j’ai vu apparaitre des dizaines d’écoles de "management" ou de "gestion", toutes fort chères et que les pauvres parents devaient payer à leur progéniture après avoir payé leurs impôts. Et donc ce n’est pas dans l’éducation qu’a été notre argent.
Passons à la Culture, qui parait -il nous coute fort cher, juste pour remarquer que pour la première fois depuis mille ans, il n’y a plus un seul grand intellectuel français, ni un grand peintre, ni un grand musicien, ni un grand dramaturge connu dans le monde entier et que cette disparition a commencé avec la prise de contrôle par la Gauche du Ministère de la Culture. Il est donc probable que la culture officielle ait reçu un peu de cet argent, mais pour le bien de notre pays, il eut mieux valu que le Ministère de la Culture n’ait jamais été créé. En ce qui concerne la Culture, remarquons aussi que ceux qui ont pris le contrôle des media n’ont qu’une ambition, être les seuls à parler dans le poste et surtout empêcher tous ceux qui ne seraient pas d’accord d’en approcher et que ce but est parfaitement atteint, avec l’aide de leurs copains dans le système judiciaire.
 
Venons-en à l’aménagement du territoire, grande responsabilité de l’état s’il en fut.
Là, le désastre est total.
Au centre de chaque zone urbaine, nous avons les bobos qui ont chassé les non-bobos grâce à une hausse des prix de l’immobilier insensée, en auréole autour des bobos, les travailleurs immigrés, qui travaillent pour les bobos et qui eux reçoivent de multiples subventions (tiens, j’ai trouvé peut-être une partie de là où allait notre argent) et tout là-bas, dans le fond, là où personne ne va jamais les gilets jaunes, les "anciens français" qui eux ne reçoivent pas grand-chose et paient beaucoup.
Dans la partie aménagement du territoire faisons passer l’agriculture qui est un véritable désastre puisque la France serait en train de devenir, pour la première fois de son histoire, importatrice nette de produits agricoles et finissons en disant que la paysannerie crève de faim et le tableau sera comblé. Quant aux transports en commun, ils sont parfaitement organisés pour que le bobo Parisien puisse aller voir sans perdre de temps ses copains bobo à Bordeaux, Bruxelles, Lyon ou Genève, mais les trains de banlieue qui permettraient à la France de la périphérie de venir travailler chez les bobos sont laissés à l’abandon, car après tout, les bobos détestent la concurrence qui pourrait faire baisser leurs salaires
 
Résumons-nous
Les domaines régaliens sont un désastre.
La santé, l’éducation, l’aménagement du territoire, la Culture, n’ont jamais aussi mal marché
Rien ne marche mieux qu’il y a dix ou vingt ans
Ce qui laisse entier mon problème de départ : certes, je constate que le poids de l’état s’est beaucoup accru dans les trente dernières années, certes, je vois que mes impôts augmentent années après années, mais je n’ai toujours pas la moindre idée de là ou sont allées toutes ces sommes astronomiques.
Et ayant commencé avec COLUCHE, je me vois obligé de passer à Jean YANN, qui posait fréquemment la seule question qui compte en politique "Mais passe notre pognon" question qui comme je ne cesse de l’écrire est la source même de la Démocratie et qui n’a rien, mais rien de populiste.
Et à cela hélas, il n’y a qu’une réponse : si l’argent ne va pas là il devrait aller, c’est qu’il va ailleurs et qu’il n’est pas perdu pour tout le monde.
 
De nombreuses études depuis plusieurs années ont montré une corrélation quasiment parfaite entre poids de l’état dans l’économie et corruption dans l’état. Et donc je dois conclure que règne en France une corruption inimaginable et qui prend sans doute trois formes
Corruption sur les systèmes sociaux. En France, il y aurait 110 millions de cartes vitales et 67 millions de citoyens.  Curieux… Dans cette catégorie, on doit sans doute mettre le tourisme médical qui explique peut-être en partie l’écroulement financiers des hôpitaux français. Dans le même sujet, on peut sans doute découvrir que les allocations chômage ou les arrêts maladies bénéficient peut-être d’une certaine indulgence ici ou là…
Corruption passive par des employés administratifs qui littéralement sont payés à ne rien foutre. Si je regarde ma note d’eau actuelle, aux environs de 2000 € par an, 800 #e sont consacrés à l’eau et 1200 € au paiement d’impôts de taxes et de mystérieuses charges appelées charges d’intercommunalité. Il y a vingt ans, ma note d’eau correspondait à ma consommation d’eau. Même chose pour ma consommation d’électricité ou de gaz. Aujourd’hui, je paye des d’impôts qui financent les faux emplois créés partout en France par la soi-disant décentralisation et ces faux emplois sont une forme particulièrement insidieuse de corruption et ils coutent le plus cher aux plus pauvres.
Et bien sûr, n’oublions pas la corruption active qui relie certaines zones de l’Etat à certaines parties de l’économie, reliées entre elles par le merveilleux capitalisme de connivence. Je ne peux m’empêcher de sourire quand je vois que la personne qui était chargée de contrôler les banques dans l’organisme créé à cet effet et qui venait de l’inspection des finances donner sa démission pour retourner l’inspection, avant sans doute d’être nommée à la tête de l’une de ces grandes banques qu’elle était chargée de contrôler avec un zèle dont je ne doute pas une seconde qu’il ait été à la fois admirable et désintéressé. Et je me demande en quoi le travail de madame ROYAL, ambassadrice auprès des Pôles (?) est utile au contribuable français ? Et que font exactement ces hautes autorités et autres conseillers stratégiques auprès du premier ministre ?
 
Bref, il n’y a qu’une seule explication à la misère qui se répand en France : La corruption qui a gangrené tout le système étatique et social et une bonne partie du système économique.
Et là, puisque j’ai déjà cité deux comiques, il me faut en citer un troisième, beaucoup moins drôle que les deux autres, je veux parler bien sûr de François HOLLANDE qui dans une fameuse interview avait dit "De toutes façons, ça ne coute rien puisque c’est l’état qui paye."
Comme le disent les Chinois, les poissons pourrissent toujours par la tête. Quand le chef de l’Etat explique que voler ou gaspiller n’ont aucune conséquence pour peu que la victime soit l’Etat il avoue sans aucune vergogne l’étendue du désastre. Pour beaucoup de français, à l’évidence, l’Etat est devenu un moyen de vivre aux dépens des autres sans travailler, comme le disait BASTIAT, ce qui veut dire que ces gens sont devenus des passagers clandestins dans leur propre pays. En économie, l’on a coutume de parler des problèmes que posent les passagers clandestins, par exemple dans les transports en commun. Quand les passagers clandestins deviennent trop nombreux, la faillite devient en effet inévitable. Le drame de la France est qu’il y a trop de passagers clandestins et que là où ils sont les plus nombreux c’est au sommet de l’état, ce qui empêche toute réforme.
Nous avons donc vraiment besoin et d’un audit des dépenses de l’état et du referendum d’initiative populaire, et le plus vite possible, autrement la destination finale est évidente. Car si l’Etat n’assure plus ses missions, alors la violence légale devient illégitime. Et là, nous aurons un problème, un vrai…

Paru sur institutdeslibertes.org, décembre 2019
Publié dans Du côté des élites
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Retraites : pourquoi MACRON se trompe
 
Le syndrome de la goutte d’eau pourrait être fatal à Emmanuel MACRON. Il y a un an, les Gilets jaunes ébranlaient le pouvoir au prétexte d'une taxe de trop sur les carburants. Cette fois, le projet de réforme des retraites promet une révolte plus puissante encore, tant les perdants sont nombreux. Les "grands débats", lancés par le chef de l’Etat dès les premiers mois de 2019, n’ont jamais calmé la nation éruptive. Aussi est-ce une incapacité de MACRON à comprendre l’état de la France qui le pousse à commettre les mêmes fautes, en maniant maladroitement l’explosif dossier des retraites. Les forces en présence lui interdisent, sauf à mettre le pays en état d’insurrection, de jouer longtemps du menton. La posture martiale annonce des compromis, des évitements, des reculs. Il ne serait pas surprenant d’entendre à nouveau le chef de l’Etat promettre d’autres "grands débats", sur les retraites cette fois, afin de remettre à plus tard les décisions attendues. Quand Gilles LE GENDRE, le président des députés LREM, prévient l’autre jour : "Nous ne calerons pas", il s’enferme dans un volontarisme intenable. Même si une réforme des retraites est justifiée, le rejet du pouvoir est tel qu’il rend improbable un revirement rapide de l’opinion en sa faveur. Le quinquennat de MACRON et son prétendu nouveau monde pourraient bien n’avoir duré que deux ans et demi.
Depuis son élection, le chef de l’Etat reproduit les mêmes erreurs. Elles se résument en sa méconnaissance des disparités de la France profonde. Sa vision technocratique, comptable et européiste s’oppose à une société en quête de protections, d’enracinement, de localisme. Le fanatisme universaliste dont MACRON s’est fait le chantre, en exposant sa propre personne en exemple, est au cœur du malentendu avec les Français oubliés. Ceux-ci veulent être considérés pour ce qu’ils sont et non pour l’idée approximative que s’en fait une élite déconnectée. L’universalisme à l’excès est une violence pour les peuples, car cette idéologie porte en elle l’indifférenciation et la négation des particularismes. Appliqué aux retraites, l’universalisme impose la fiction de citoyens interchangeables. Or la vie est évidemment plus subtile, plus complexe. En ce sens, le député LR de l’Oise, Eric WOERTH fait preuve de plus de réalisme et de pragmatisme quand il propose, dans
Le Figarode ce lundi, la mise en place d’un régime universel de base auquel s’ajouterait le maintien de régimes complémentaires autonomes et différenciés en fonction des besoins et des secteurs, quitte à ce qu’ils s’ouvrent à une capitalisation. MACRON l’orgueilleux est condamné à revoir sa copie.
Paru sur blog.lefigaro.fr/rioufol, 9 décembre 2019
Publié dans Du côté des élites
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Les Anglais
 
Boris JOHNSON vient de remporter, à une majorité écrasante, les législatives anglaises, la victoire des Conservateurs assurant le Brexit. En 2016, les Britanniques ont voté la sortie de l’UE par référendum. Vox populi, vox dei. La démocratie est un principe sacré Outre-Manche. Le peuple a voté. Et on s’y tient. Rien ne saurait ébranler la volonté du peuple, ni les menaces, ni les insultes, ni les pressions. Là-bas, on ne transige pas avec le suffrage universel, le peuple, la démocratie. Ils mettent le temps qu’il faut, ils essuient les sarcasmes, le mépris, enjambent les mises en garde. Les Anglais sont un peuple libre.  Ce n’est pas comme chez nous où l’on fait des référendum, mais personne n’en tient compte. En France, terre de prédilection de l’idéologie de la table rase, on se moque volontiers de traditions britanniques. Problème : la démocratie et la monarchie vont de pair, au cœur de ces principes dont ici, on aime tant se moquer. Les anglophobes et les détracteurs de la "perfide Albion", ont une fâcheuse tendance à oublier tout ce que nous devons aux Anglais: l’invention de la démocratie pluraliste, les fleuves de sang britannique versé dans la Somme en 1914-1918 pour la liberté de la France, CHURCHILL, la résistance, la victoire contre la barbarie nazie, la Libération. Or, les Anglais d’aujourd’hui et ceux de 1940 sont les mêmes : "We shall never surrender" . Ils ne cèdent pas, ils ne se rendent jamais. Et ils nous donnent une belle leçon de démocratie, de liberté et d’insoumission. Mais aussi une belle leçon d’intelligence : avec le départ des Britanniques, l’Angleterre qui est le noyau historique et culturel de l’Europe, l’UE est évidemment morte même si elle claudique toujours comme un canard décapité. Il reste à reconstruire l’unité politique d’un continent, unir nos forces pour relever les défis planétaires, mais bien sûr avec les Anglais et dans le respect de la démocratie et de la liberté.

Paru sur maximetandonnet.wordpress.com, 13 décembre 2019
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Quand un gréviste de la RATP profite de la grève pour travailler
 
C'est l'histoire vraie d'un gréviste opportuniste ou comment une anecdote illustre le changement d'époque avec ses contradictions dont nous ne sommes pas toujours conscients...
 

La veille du 5 décembre dernier, premier jour de grève, je prends un UBERpour me déplacer (à ne pas confondre avec un taxi). Je bavarde. Rien de tel pour comprendre l'humeur de la ville et la circulation.
L'échange fut bref mais suffisamment étonnant à mes yeux pour que je le publie dans un tweet qui allait faire le "buzz" et entraîner un sujet de réflexion plus profond qu'il n'y paraît :
MOI - compatissante :"Comment allez-vous faire demain, cela va être terrible avec la grève, impossible de circuler ?"
UBER – "Non, non, c'est des bons jours pour nous ! Ça paie mieux. Et puis moi je travaille le soir, parce que j'ai 2 métiers..."
MOI – "Ah, bon ! 2 métiers (souriante et admirative j'aime bien que les gens bossent plus pour gagner plus)et que faites-vous d'autre ?"
UBER - Très cool : " Jesuis gardien de station à la
RATP... "
SILENCE stupéfait – "Euh ! à la RATP ?? Mais demain il y a grève ? Et vous, vous faites grève ?!
UBER - Bien sûr ! Ça peut doubler le tarif, c'est des bonnes journées ! On est nombreux à faire ça, et surtout ceux qui ont des motos... On a du temps."
 
Je reste sans voix.
Pas vraiment indignée, car le naturel de ce garçon au demeurant sympathique n'exprimait même pas le moindre doute quant à la légitimité de sa double activité dont il est fier, et encore moins sur le fait de faire grève comme les copains.
J'aurais pu lui parler de retraite. Laquelle ? Celle de la RATP ou de celle qu'il se constituait avec UBER ? J'aurais pu lui demander s'il ne se sentait pas un peu "limite" de profiter de la grève pour gagner plus d’argent, savoir pourquoi il faisait grève, après tout "ç’aurait été bête de ne pas en profiter" : m'aurait-il répondu. Ça gêne qui ? Ça dépanne les usagers.
 
Ce qui devient intéressant ce sont les 200.000 re-tweets que suscite mon récit.
Et là tout s'enflamme, tout y est : ceux qui m'accusent de mentir. Ceux qui me somment de donner les coordonnées du chauffeur, ce qui me choque particulièrement avec cette bonne conscience qui exige la délation, en pensant que c’est éthique ! Jamais je ne dénoncerai mon chauffeur UBER. Ceux qui m’accusent de généraliser ce cas pour nuire aux grévistes (sic !).
Puis vient
l’interview du journal "Libération" sur demande d'un de ses lecteurs qui m'accuse de haine anti syndicale et à qui je n'expliquerai rien d'autre que ce que je dis là.
Ensuite bien sûr, le doute et la théorie du complot. On entame la vérification de la possibilité de ce double boulot par « Checknews » en contactant la RATP. C’est là que nous apprenons qu'être fonctionnaire et entrepreneur, en principe est interdit en vertu de la loi du 13 juillet 1983 mais que cela dépend de la nature de son contrat à la RATP. Un emploi non complet et inférieur ou égal à 70% de la durée légale de travail, avec autorisation hiérarchique pourrait le permettre. Voilà qui est rassurant quand on y pense car interdire de travailler plus est amoral et anti libéral pour des gens qui en ont besoin.
 
Nous avons vérifié ce qu’il en était pour UBER et obtenu une réponse a priori positive, ce qui a été confirmé par le Secrétaire Général du Syndicat des Chauffeurs Privés VTC. Sayah BAAROUN a en effet déclaréà CheckNews qu’ "il existe des chauffeurs RATP avec l’équivalence de permis VTC."
Et qu'en est-il de la fréquence de ce cumul ? Difficile à dire… Le service de presse de la RATP, là aussi contacté par CheckNews, invoque l’article 3 du statut du personnel de la RATP selon lequel : "sous réserve des exceptions prévues par les lois et règlements en vigueur en matière de cumul, il est interdit à tout agent, sous peine de mesures disciplinaires, d’exercer à titre professionnel une activité privée lucrative. Cette disposition ne s’applique pas à la production des œuvres scientifiques, littéraires ou artistiques". L’entreprise ajoute qu’elle examinera "les sanctions possibles à l’examen des cas qui lui seront soumis".
 
Contrastes et paradoxes entre vieux et nouveau monde
 
Cet état de fait nous confronte à la déconnexion réelle qui existe entre le statut de fonctionnaire et l'évolution et l'accélération des vies professionnelles. Les plateformes sont apparues, le travail individuel en autoentrepreneur se multiplie dans tous les secteurs et surtout dans les banlieues, c’est une tendance croissante dont il faut se réjouir car cela enraye le chômage.
Mais pendant ce temps, dans le vieux, très vieux monde, on s'accroche à des privilèges, à des régimes spéciaux, parfois à une prétendue pénibilité en refusant de voir les changements. Quant à la retraite, pas d’hypocrisie, on sait qu'à la retraite vers 55 ans, 70% des retraités (chauffeurs SNCF très souvent) rejoignent illico le secteur privé… La Deutsche Bahn, Véolia, Transdev peuvent en témoigner.
 
Dans notre affaire, le comble est que l’on sait par ailleurs qu’
UBER et la RATP maintenant font affaire. Les PDG d’UBER et du Groupe RATP, respectivement Dara KHOSROWSHAHI et Catherine GUILLOUARD ont annoncé lors du sommet "Tech for Good" organisé par le Président de la République, leur démarche partenariale pour "expérimenter les passerelles entre les activités de chauffeur VTC et de livreurs indépendants et les métiers du Groupe RATP. Les chauffeurs et livreurs partenaires UBER pourraient ainsi valoriser leurs “soft skills” (compétences comportementales transversales) lors du processus de recrutement !", confie la RATP. Il s’agit donc de créer des ponts entre les métiers des deux organisations et d’inciter à la mobilité professionnelle des travailleurs indépendants de l’application UBER vers la RATP via notamment la possibilité de prendre en compte leurs compétences concernant certains métiers.
La boucle est bouclée. Ils n’avaient pas prévu l’aubaine de la grève...Beau paradoxe et beau cumul de nouvelles polémiques en perspective.
 
Dans le paysage actuel, la vraie question devient de savoir quelle retraite touchera un salarié de la Fonction Publique donc soumis au régime encore "spécial" mais qui cumule (légalement ?) un emploi indépendant - et travaillant peut-être lui-même pour plusieurs applications, sachant que partir tôt lui permet de mettre son expérience de la Fonction Publique au service du privé.
Un extraordinaire monde de contrastes entre des régimes figés et une société mobile... mais il ne faudrait toucher à rien !

Envoyé par l'auteur, paru dans Challenges, 12 décembre 2019
Publié dans A tout un chacun
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Derrière Une vie cachée, la résistance spirituelle vue par le cinéma
 
Dans Une vie cachée, Terrence MALICK raconte le destin de Franz JÄGERSTATTËR, Autrichien victime du nazisme et condamné à mort en 1943 après avoir refusé de combattre. Malgré une éducation rudimentaire (il n’a fréquenté que l’école élémentaire à classe unique), Franz JÄGERSTATTËR, très intelligent et très croyant n’a cessé d’approfondir sa foi et sa réflexion. Né en 1907, ce simple paysan autrichien au caractère fort, lit beaucoup et s’engage de plus en plus dans la vie paroissiale depuis son mariage, en 1936. Comme beaucoup de catholiques, il a médité l’encyclique Mit Brennender Sorge, relayée par l’épiscopat, qui condamne le nazisme en 1937.
Mais en 1938, l’annexion de l’Autriche au Reich est ratifiée par 97,7% de la population et le clergé se fait plus prudent. Dans cette confusion générale, Franz JÄGERSTÄTTER, fait preuve d’une lucidité et d’un discernement qui l’amènent à devenir objecteur de conscience. Emprisonné à Berlin pour avoir refusé de se battre dans l’armée d’HITLER, et exécuté en 1943, il a écrit pour sa femme ses réflexions et une lettre publiées sous le titre Être catholique ou nazi aux éditions Bayard.
En 1938, il est un des rares Autrichiens à voter non à l’Anschluss. Il a eu la vision d’un train dans lequel tout le monde voulait s’embarquer, et entendu une voix qui disait : "ce train va en enfer". Pour ce chrétien, la question du salut éternel est essentielle. Dès lors, il refuse toute compromission avec l’idéologie nazie.
 
Cela passe d’abord par la société civile : "Le national-socialisme s’est infiltré parmi nous avec toutes ses organisations", écrit-il. Parti des travailleurs, ligue des femmes, secours populaire, jeunesses hitlériennes, forment la "Communauté populaire" qui propage le nazisme insidieusement dans la vie des gens. Franz JÄGERSTÄTTER relève une affiche du Secours d’hiver avec ce slogan : "Que ton don soit ta profession de foi dans le Führer". Pour sa part, il démissionne de l’association des pompiers lorsqu’elle commence à faire des collectes au nom du parti, refuse également de donner et d’être aidé.
Ensuite, il refuse de participer à la guerre pour deux raisons : ne pas faire allégeance à Hitler, et ne pas contribuer à une agression injuste qui ne vise qu’à la domination nazie.
"Loin de nous contenter de sacrifier aux idoles, nous devons attaquer des gens, les dépouiller et même les assassiner pour qu’on puisse fonder un empire national-socialiste (...) D’autres peuples sont en droit de demander à Dieu de leur accorder la paix et de nous désarmer, nous les Allemands. (…) Nous sommes tout au plus en droit de prier Dieu qu’il nous fasse revenir à la raison et reconnaître enfin que d’autres hommes et d’autres peuples ont aussi le droit de vivre en ce monde", écrit-il alors lorsqu’il est dans sa prison à Berlin.
 
Pour lui, il ne s’agit pas d’une guerre mais plutôt d’une révolution, où le patriotisme n’a pas sa place. Même s’il combattait, "après la victoire je serais traité en ennemi comme tous ceux qui ne se soumettent pas aux nationaux-socialistes aussitôt et de leur plein gré".
L’objection de conscience ne peut être que personnelle. Elle dépend du libre arbitre de chacun, du degré de clairvoyance et de responsabilité qu’on a atteint. Franz JÄGERSTÄTTER se garde de juger les autres. Tout son propos est de ne pas mentir, et de ne pas faire semblant de croire bon ce qu’il a reconnu comme foncièrement mauvais. Même si cela paraît inutile, voire absurde, même si cela reste caché. La vérité vaut pour elle-même.
 
Un contre-exemple : I... comme Icare
Mais jusqu’où sommes-nous capables d’aller dans la soumission à l’autorité ? Dans I... comme Icare, Henri VERNEUIL met en scène l’expérience de Milgram : dans le cadre d’un laboratoire scientifique des gens ordinaires doivent tester la résistance d’un homme en lui envoyant des décharges électriques de plus en plus fortes. Ils en arrivent à le torturer sans se poser de questions, parce qu’ils obéissent à un protocole organisé rationnellement, sous le contrôle d’une autorité scientifique. On sait qu’en réalité l’expérience porte sur eux : à quel moment leur conscience se révoltera-t-elle contre ce traitement inhumain?
 
Tu ne tueras point : un objecteur de conscience américain
Dans Tu ne tueras point, Mel GIBSON raconte l’histoire saisissante de Desmond Doss, adventiste du septième jour pratiquant une stricte non-violence. Objecteur de conscience mais désireux de servir sa patrie lorsque l’Amérique entre en guerre, en 1941, il obtiendra, non sans difficultés (il est d’abord traduit en cour martiale pour son refus de porter une arme) de devenir brancardier. Envoyé sur l’île d’Okinawa, il se retrouve au cœur d’une des batailles les plus sanglantes de la guerre du Pacifique. Toujours sans armes, il ramènera un à un 75 blessés derrière les lignes américaines, sous un pilonnage d’artillerie. Outre trois Purple Heart, c’est le seul objecteur de conscience à avoir été honoré de la Medal of Honor, la plus haute distinction de l’armée américaine.
Une Vie cachée de Terrence MALICK, en 2019, avec August DIEHL, Valerie PACHNER, Jürgen PROCHNOW...

Envoyé par l'auteur, paru dans Le Figaro, 11 décembre 2019
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Le mouvement ETHIC favorable à l’allongement de la durée de cotisation
 
Sophie de Menthon, Présidente du mouvement ETHIC (Entreprises de Taille Humaine Indépendantes et de Croissance), présente aux annonces du Premier ministre au CESE ce mercredi 11 décembre 2019, fait état de la position de l’organisation patronale sur la réforme cruciale des retraites :
En premier lieu, le mouvement ETHIC réaffirme, comme depuis des années et conjointement avec le Président du MEDEF Geoffroy ROUX de BEZIEUX, son positionnement en faveur du recul de l’âge de départ à la retraite : "L’âge d’équilibre ou pivot officiellement établi à 64 ans est la solution la plus efficace pour répondre aux impératifs démographiques et de mobilité, ceci dans un souci d’équilibre du
Régime" explique Sophie de MENTHON.
 
Le mouvement ETHIC est favorable au passage à un régime universel par points, lisible, équitable, reflet de progrès social et basé sur une solidarité choisie, nécessaire et accentuée. Les chefs d’entreprise restent mobilisés et le mouvement ETHIC sera proactif dans le processus de discussion des partenaires sociaux. Il s’agira en particulier de clarifier les zones d’incertitudes qui demeurent concernant les retraites complémentaires ainsi que la définition d’un système bonus-malus efficace : "La mise en place d’un système bonus-malus convaincant pour inciter les Français à travailler plus longtemps est un élément-clé de cette réforme" déclare Sophie de MENTHON.
 
En outre, il en va de la responsabilité d’ETHIC d’accompagner les entreprises pour répondre à l’allongement de la durée de travail en ouvrant des négociations, notamment par la mise en place de plans d’action au niveau des séniors.
Enfin, Sophie de Menthon rappelle l’importance des choix individuels en matière de départ à la retraite et plus largement de la gestion du travail et de la carrière dont chacun doit conserver la responsabilité.

Envoyé par l'auteur, Communiqué de presse de ETHIC (Sophie de MENTHON), 11 décembre 2019
Publié dans Du côté des élites
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Retraites : une réforme bousillée par l’amateurisme des hommes politiques
 
Une fois de plus, la France subit une grève très pénible et dommageable parce que nos dirigeants ne sont pas à la hauteur. Réformer le système de retraites français est indispensable : il n’est ni juste, ni efficace. Mais comment des personnes qui ne savent ni comment fonctionnent les retraites par répartition, ni ce qui mérite d’être appelé "réforme", pourraient-ils organiser le changement institutionnel et notionnel de grande ampleur qui donnerait à la France une importante longueur d’avance sur les autres pays développés, tous plus ou moins en difficulté dans ce domaine ?
 
Ils ne savent pas distinguer ce qui est réforme de ce qui est gestion
La seule véritable réforme qui ait eu lieu en matière de retraites, dans notre pays, remonte à une époque particulièrement noire de notre histoire : 1941. Le régime par capitalisation mis en place en 1930 devait initialement investir les cotisations, puis se servir des intérêts, dividendes et plus-values de ces placements pour verser des pensions. Mais, pour verser immédiatement des rentes aux "vieux travailleurs salariés", les AVTS, le régime de Vichy décida d’utiliser directement les cotisations pour payer ces rentes. A la Libération, ce système (nommé "répartition" par la loi de 1941), fut maintenu. Ce faisant, l’Etat français ne fit pas cavalier seul : tous les pays développés créèrent un système de ce type, ex nihilo ou (comme la France) par transformation d’un système préexistant initialement prévu pour fonctionner en capitalisation.
Depuis lors, de très nombreuses modifications eurent lieu, mais il s’est agi le plus souvent de simples changements de la valeur d’un ou plusieurs paramètres. Pour faire croire qu’ils faisaient quelque chose de vraiment nouveau, à chaque réglage paramétrique les gouvernements annoncèrent haut et fort qu’ils réformaient les retraites : cela faisait plus chic. Les commentateurs, et particulièrement les médias, adoptèrent la terminologie "réforme", parce que cela donnait de la gravité à leur propos ou poussait à lire leurs articles.
 
Il est vrai que certains réglages paramétriques bouleversèrent tellement la vie des gens que le mot "réforme" semblait se justifier. En France, l’instauration de la "retraite à 60 ans" par le parti socialiste arrivé au pouvoir en 1981 eut un impact énorme, mais techniquement il s’agissait surtout de la modification brutale du paramètre le plus important. Si l’on compare la retraite à une automobile, il ne s’est pas agi de remplacer un moteur thermique par un moteur électrique, ou un véhicule à roues par un engin volant, mais d’augmenter la cylindrée – ce qui eut pour effet de requérir beaucoup plus de carburant, c’est-à-dire de cotisations (et de déficit).
Incapable de concevoir une véritable réforme des retraites, mais désireuse de se faire mousser, de montrer qu’elle agit et se préoccupe du bien-être des électeurs, la classe politique s’est donc mise à pratiquer les réglages paramétriques à la place des techniciens. La majorité proclame haut et fort qu’elle sauve le système, tandis que l’opposition affirme que ce n’est pas cela qu’il aurait fallu faire pour le bien du peuple. Mais l’opposition et la majorité se rejoignent sur un point : tous parlent de réforme, quitte à laisser certains commentateurs ajouter l’adjectif "paramétrique", parce qu’admettre qu’il s’agit d’un simple réglage du carburateur ou du remplacement de pneumatiques usés aurait poussé le bon peuple à se demander pourquoi politiser des actes de simple maintenance.
L’expression "réforme paramétrique" découle ainsi d’une confusion entre la réforme, par essence structurelle, et la gestion, par essence paramétrique. Gouvernement et Parlement s’agitent tant et plus quand il s’agit de savoir s’il serait utile et juste de modifier le degré d’octane du carburant, dépossédant le personnel de direction de ses responsabilités. Et ils négligent totalement ce qui est leur devoir et leur vocation : s’occuper sérieusement, lorsque c’est réellement utile, de cet événement rare qu’est la réforme "systémique", adjectif tautologique qu’il faut ajouter puisque l’expression "réforme paramétrique" a tout embrouillé.
 
Ils ne savent pas comment fonctionnent véritablement les retraites dites 'par répartition"
Bien évidemment, même le plus ignare des présidents de la République, des ministres, des députés et des sénateurs, sait qu’en répartition les cotisations de retraite ne sont pas investies pour préparer les futures pensions de ceux qui les versent, mais pour servir au mois le mois les pensions des personnes âgées – les anciens cotisants. Mais tout ce beau monde s’accommode fort bien de voir des droits à pension attribués au prorata de versements qui ne jouent aucun rôle dans la préparation des futures pensions. De l’argent est versé par les actifs aux retraités, il est dépensé, il n’en restera rien pour ceux qui le versent à titre de cotisation – mais le législateur a décidé que c’est la base de calcul des pensions futures ! Exit la sagesse populaire selon laquelle on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Exit surtout le savoir économique le plus basique, selon lequel la dépense qui prépare aujourd’hui la consommation espérée pour un avenir assez lointain, c’est l’investissement. Nos hommes politiques raisonnent et agissent comme si payer la retraite de nos anciens était un investissement capable de nous procurer une rente dans plusieurs décennies !!!
 
Alfred SAUVY a essayé, dans les années 1960 et 1970, de faire comprendre aux Français une vérité toute simple : "nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations, mais par nos enfants". Claude SARRAUTE, dans Le Monde, écrivit un billet disant à peu près ceci : j’ai cotisé, j’ai droit à une pension, je l’aurai, ne nous ennuyez pas avec vos propos déprimants relatifs à l’insuffisance de la natalité qui met en péril les retraites futures. SAUVY répliqua dans le même quotidien en expliquant que, ayant récemment pris sa retraite, il dépensait avec plaisir les cotisations vieillesse versées par la diva en activité, et qu’il n’en resterait rien quand elle s’arrêterait de travailler. Il ajoutait que, pour que Claude SARRAUTE ait une pension, il fallait que des enfants viennent au monde, se forment, aient un emploi, et lui versent (via une caisse de retraite) une partie de leurs revenus professionnels. Elémentaire, mon cher Watson ! Mais nos hommes politiques sont des Watson qui n’ont, semble-t-il, pas du tout l’intention d’écouter Sherlock Holmes. Ils préfèrent avoir, comme Claude SARRAUTE, la foi du charbonnier, celle qui ne cherche pas à comprendre les voies de l’Etat providence.
 
La retraite dite par répartition repose entièrement sur un échange entre générations successives : les actifs financent les enfants et les jeunes en formation, ce qui constitue un investissement, puis ils liquident leurs droits à pension et perçoivent le dividende de leur investissement. Le fonctionnement économique de la retraite par répartition est très simple dans son principe : en investissant dans le facteur de production le plus important, le "capital humain", on prépare la production future, et il est logique que l’on ait de ce fait un droit sur une fraction de cette production, fraction plus ou moins importante selon l’ampleur de l’investissement réalisé. Quant aux cotisations vieillesse, elles constituent la redevance due à ceux qui nous ont entretenus et formés durant notre enfance. Payer ses dettes n’est pas équivalent à investir.
Que le législateur n’ait jamais pris le temps de réformer le système de retraites par répartition en attribuant les droits à pension au prorata de l’investissement réalisé dans la jeunesse est difficile à comprendre. Nos députés et sénateurs ont donné force de loi à un système que mes collègues américains considèrent ouvertement, pour beaucoup d’entre eux, comme un système de PONZI, ou de MADOFF, si l’on préfère une escroquerie plus récente. Nous utilisons un système qui confond les pieds et la tête, l’investissement et la consommation, qui n’a pas pour deux sous de bon sens, et tout le débat qui a lieu, toute la proposition de Delevoye et toute la contestation des syndicalistes ignorent complétement la réalité économique !
 
Il n’est pas trop tard pour vous instruire, mesdames et messieurs les politiques et les partenaires sociaux !
Relisez SAUVY, particulièrement La tragédie du pouvoir (1978), ou lisez-le pour la première fois. Lisez La faillite coupable des retraites, de David COSSANDEY (2003). Lisez mes ouvrages, depuis mon Economie de la protection sociale (1992) jusqu’à La retraite en liberté (2017) en passant par Quand les autruches prendront leur retraite (2003, écrit avec Alain MADELIN). Tout a été étudié, expliqué, il est temps de sortir du rêve éveillé où vous vous complaisez, et de sortir la France de cet absurde affrontement entre des personnes et des organisations qui ne veulent pas voir la réalité de l’échange entre générations successives et lui donner un cadre juridique adéquat.

Envoyé par l'auteur, 7 décembre 2019
Publié dans Du côté des élites
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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