Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

Mossoul et Alep

Dans Le Point du 8 au 14 décembre dernier, Bernard Henry Lévy se félicitait de la façon dont les alliés menaient les combats destinés à libérer Mossoul : les avions occidentaux n’effectueraient que des frappes chirurgicales et les pertes civiles seraient uniquement dues aux tirs des membres de Daech. Plus rien ne peut nous étonner de la part de l’expert qui se réjouissait du démembrement de la Serbie- notre alliée au cours des deux derniers conflits mondiaux, de la libération du Kosovo –en fait livré aux mafias et aux Islamistes- de la fin de Kadhafi, etc...
Cela  dit, pour qui a participé à des combats de rue,  il est évident que la population souffre lors d’une guerre qui se déroule dans une cité, que ce soit Stalingrad en 1942, ou Caen en 1944. Quels que soient l’entraînement et les bons sentiments des soldats, il y a des pertes civiles. Et je dois constater que depuis un mois, nos média n’ont présenté que les combats d’Alep, pas ceux de Mossoul : pourquoi ?  
Personnellement  je me demande comment Bachar el Assad, s’il était réellement rejeté par son peuple, a pu résister à cinq années de désinformation franco-américaine, comment il a pu libérer Alep, comment nos dirigeants ont pu croire que présenter des résolutions à l’ONU pouvait modifier de quelque façon que ce soit les rapports de force en Syrie. Et malheureusement, nos forces n’y font pas le poids.
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
Discrimination, nouvelle tarte à la crème ?
 
Depuis des années, nous sommes submergés de statistiques utilisées pour prouver que beaucoup de Français sont d’infâmes racistes, qui portent sur certaines ethnies, du fait de leurs préjugés, un regard abusivement sévère. Récemment, le ministère du travail a jugé bon de jeter un peu d’huile sur ce feu en faisant réaliser une étude qui, selon Le monde du 14 décembre, « révèle les inégalités de traitement selon les origines lors de la recherche d’emploi ». Le journal Les Echos est même encore plus catégorique, titrant : "Les Maghrébins victimes de discrimination à l’embauche".
 
Ce test – pardon, cette "campagne de testing" – a consisté à envoyer de fausses candidatures à 40 grandes entreprises (plus de 1 000 salariés chacune) publiant de nombreuses offres d’emploi. Chaque profil de candidat donnait lieu à deux candidatures, ne différant quasiment que par le nom de la personne censée postuler : dans un cas le patronyme était français, et dans l’autre maghrébin. Sur les 1 500 paires de candidatures expédiées, chacune comportant un CV français et un CV maghrébin, le tiers n’a reçu aucune réponse ; 11 % d’entre elles ont fait l’objet d’un double refus ; Dans 27 % des cas, les deux candidats supposés ont été contactés de manière identique. Dans 20 % des cas, "le recruteur a favorisé la candidature hexagonale", et dans 9 % des cas la candidature maghrébine. L’expression "a favorisé telle candidature" semble vouloir dire que ce candidat virtuel a reçu une proposition d’entretien, à la différence de son double au nom différent.
 
Cette opération n’était pas purement scientifique : selon une déclaration du ministère du travail, citée entre guillemets par Le monde, "toutes les entreprises testées ont été reçues. Les bons élèves comme les mauvaises. De ces dernières on attend un plan d’action permettant de pallier leurs défaillances." Les Echos précisent davantage le caractère disciplinaire de l’opération : "Les 12 entreprises pointées du doigt se sont vue octroyer une seconde chance, en soumettant un plan d’action correctif d’ici à fin janvier. Gare à celles dont les efforts seront jugés insuffisants, car leurs noms seront rendus publics."
Il y a un certain temps que les instituteurs ne mettent plus les mauvais élèves au coin avec un bonnet d’âne, mais voici que cette façon de faire a été remise à l’ordre du jour pour les entreprises. La presse n’indique malheureusement pas si les entreprises qui ont favorisé des pseudo-candidatures maghrébines ont été mises au piquet comme celles qui ont donné la préférence à des pseudo-candidatures françaises.
 
Les journalistes dont j’ai lu la prose se sont également abstenus de poser quelques questions simples. Premièrement, qu’est-ce qui a influencé le choix de répondre positivement à l’un seulement des deux candidats ? Il se peut que des recruteurs, face à l’abondance des réponses suscitées, soient amenés à ne pas convoquer tous les "bons" candidats, gardant "sous le coude" les CV d’un certain nombre d’entre eux pour le cas où les premiers entretiens ne donneraient rien. Naturellement, ce premier tri, provisoire, est effectué avec un souci d’efficacité. Un des problèmes du recruteur est de dépister les CV "gonflés", qui ne sont hélas pas rares. Si le dit recruteur a observé, les mois et les années précédentes, que les CV français étaient en moyenne plus fiables que les CV maghrébins, commencer par les premiers est tout simplement une question de productivité dans son travail.
Ce type de comportement s’observe pour bien d’autres facteurs. Tel recruteur ayant observé que les ingénieurs sortis de l’école A s’intègrent en moyenne plus facilement à l’équipe que ceux issus de l’école B, considérée comme étant d’un niveau équivalent, va probablement recevoir les candidats A avant les candidats B. Faut-il pour autant monter sur ses grands chevaux et crier à la discrimination ? On ne peut pas raisonnablement reprocher à un professionnel de choisir la solution qui, dans l’état de ses connaissances et de son expérience, lui paraît être probablement la meilleure pour son entreprise.
 
Enfin, reste la question de la préférence nationale. Celle-ci doit-elle être considérée comme un délit ? Nos voisins Suisses se sont, par référendum, prononcés en faveur d’un quota d’étrangers. Un projet de loi, en retrait par rapport à cette volonté populaire, prévoit du moins que "dans certaines branches professionnelles, en cas de chômage élevé, les employeurs devront appliquer la préférence nationale" (Le Figaro du 17 décembre 2016). Si une entreprise française trouve patriotique cette façon de voir les choses, n’importe quel citoyen est en droit de le regretter, mais aucun, et surtout pas un ministre appartenant à une équipe gouvernementale incapable de créer des conditions réellement favorables à la création d’emplois assez nombreux, ne devrait avoir le mauvais goût de lui faire la leçon.
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Bilan 2016 : le réveil français est en marche
 
Ceux qui ont aimé Alain Juppé vont a-do-rer Emmanuel Macron. L’échec du favori des médias, sévèrement battu par François Fillon à la primaire de la droite, a laissé vacant un centrisme encore plus melliflu. Ce marais papillonnant est prêt à accueillir, à gauche, les abusés du socialisme en faillite et, à droite, les désabusés de la révolution conservatrice. Macron est assuré des bonnes grâces du Système, qui avait vu en Juppé l’honnête homme à la pensée présentable. Le leader du mouvement En marche ! a tout du candidat aseptisé : il n’ira pas fouiner au-delà de la crise économique et sociale. Son libéralisme tempéré défend, comme il faut, l’immigration et les expressions minoritaires. Samedi, Porte de Versailles, plus de 10 000 personnes sont venues applaudir l’égérie, produit d’un marketing politique. Une belle image.
Mais s’il est une constatation qui se dégage de l’année 2016, c’est que le conformisme est devenu suspect aux yeux d’une opinion rebelle. Aux États-Unis comme en Europe, les électeurs fuient les mensonges du politiquement correct. Cette idéologie de confort a permis aux "élites" de s’asseoir sur les réalités depuis quarante ans. L’élection de Donald Trump, bête noire de l’oligarchie cosmopolite, a fait voler en éclats les interdits qui étouffaient les opinions critiques. Peu auparavant, le Brexit était venu rappeler que la démocratie appartenait au peuple souverain et non à leurs représentants évaporés. Depuis, d’autres signaux ont confirmé le rejet des dirigeants incapables d’écouter les plaintes des oubliés de la mondialisation. L’Italien Matteo Renzi est la dernière victime en date d’une loi des séries qui se poursuivra en 2017.
Oui, le monde des faux gentils a pris fin : le moralisme et la délicatesse ne suffisent plus à solidifier des programmes. "La tectonique des ploucs" (Élisabeth Lévy, Causeur) a fait émerger un "populisme" qui exprime la volonté de survie des peuples maltraités. Leur mal-être va devoir être entendu. Macron demeure l’intéressant phénomène de la crise de la politique, en quête de nouveaux visages, de nouvelles idées. Il peut faire éclater le PS. Cependant, il ne suffit pas de se laisser transcender par un feu intime pour atteindre le cœur de ceux qui s’inquiètent de la fragilité de leur civilisation. Les postures christiques que le messie du CAC 40 a données à voir l’autre jour ont fait apparaître, outre une voix de fausset, un tableau trop travaillé pour être sincère.
Plus que jamais, la présidentielle se jouera sur la franchise liée à la question identitaire, n’en déplaise à la gauche qui, hormis Manuel Valls, ne veut entendre parler de ce sujet. L’ex-ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, résume l’esprit de son camp quand ce prétendant à la primaire de la gauche confie (Le Monde, mardi) : "On veut nous imposer un débat identitaire, et je crois que cela a été une des erreurs du gouvernement : plutôt que de mettre en avant notre action économique et sociale (…), nous sommes venus sur un terrain qui n’est pas le nôtre." Le redire : les candidats qui capteront l’écoute des gens seront ceux qui aborderont, à côté du chômage, les désordres causés par des populations nouvelles et par le refus de l’islam de se fondre dans la société. La "bienveillance" de Macron, après l’ "apaisement" de Juppé, est une même manière de reculer en beauté.

Paru dans Le Figaro, 16 décembre 2016
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
La libération d’Alep
 
L’indignation unanime des médias et des politiques devant la libération d’Alep est quand même étrange ; croyaient-ils sincèrement que les rebelles allaient l’emporter ?
Maintenant on peut espérer un règlement politique de ce conflit qui dure depuis cinq ans ; il est vrai qu’il faudra que Bachar soit à la table des négociations. La durée du conflit et la résilience de l’armée syrienne montrent à l’évidence qu’un bonne part de la population syrienne, probablement une majorité, ne souhaite pas le remplacement du régime alaouite par une prise de pouvoir inéluctable des islamistes,
Remarquons aussi que toutes les informations viennent d’une officine pro-rebelles installée à Londres et qu’il faudrait écouter d’autres récits. Voilà ce qu’écrit un chrétien dans le bulletin de "SOS Chrétiens d’Orient" : "Entre les bombardements des islamistes et les balles de leurs francs tireurs, Alep est devenue un enfer. Même chez eux les Aleppins ne sont pas à l’abri. Le but des islamistes est de frapper les chrétiens en priorité". C’est un témoignage qui en vaut bien un autre.
 
On veut aussi nous faire croire que tous Aleppins des quartiers Est étaient des rebelles alors que la plupart étaient pris en otages.
Cette rébellion qui a débuté par des mouvements d’étudiants et qui a ensuite dégénéré quand les terroristes islamiques venus de l’étranger s’en sont mêlés, aurait été vite matée si une curieuse alliance n’était intervenue aux cotés des rebelles pour renverser le gouvernement légitime de Bachar el Assad.
A côté de la France à la remorque des Américains, on trouve les démocraties exemplaires que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. Rappelons nous les fortes paroles de notre ministre des Affaires étrangères déclarant que "Bachar ne méritait pas d’être sur terre" et que le Front al Nosra "faisait du bon travail".
Avec ces alliés la France est responsable de la prolongation de cette guerre civile et d’une bonne part des 300 000 morts.
 
Les conséquences de l’élimination de Milosevic, de Saddam Hussein, de Ben Ali et de Kadhafi qui n’ont été que troubles et appauvrissement, n’ont pas servi de leçon et n’ont pas fait comprendre que la démocratie de type occidental n’était ni adaptée ni souhaitée par de nombreux peuples.
Il convient maintenant que la rébellion n’a plus l’espoir de l’emporter - et heureusement - de chercher une issue politique à cette guerre qui a ravagé un pays autrefois en paix et où les minorités, y compris les chrétiens, étaient protégées.
Pour cela il faut commencer par abandonner une politique absurde.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
Écologie : imiter les Japonais ou les Mayas ?
 
La nomination probable de l’ancien patron d’ExxonMobil comme chef de la diplomatie américaine préfigure-t-elle l’abandon prochain de toute coopération environnementale internationale par les États-Unis ? Non. Car Donald Trump, depuis son élection, a changé de discours sur l’environnement. Il a reconnu la réalité de l’impact de l’activité humaine sur le réchauffement climatique ; il a annoncé qu’il respecterait les accords de Paris (COP21), "dans la mesure où ils ne nuiront pas à l’emploi américain".
C’est la preuve que la conscience écologique a progressé, même aux États-Unis. Il est désormais possible de dessiner les contours d’une diplomatie environnementale efficace.
 
Il faut bien sûr continuer à imposer des réductions parallèles d’émission de gaz à effet de serre. Cela passe par une triple action : rénovation thermique du bâtiment, réforme de la mobilité, verdissement de l’activité économique. La rénovation thermique consiste à rénover les bâtiments existants et à concevoir les futurs bâtiments de telle sorte qu’ils soient moins énergivores. La réforme de la mobilité consiste à diminuer le recours aux véhicules polluants en développant les alternatives non polluantes. Relativement à la masse de marchandises transportées, le coût énergétique d’un porte-conteneurs qui va de Chine à Marseille est moindre que celui du camion qui acheminera les objets débarqués au port de Marseille jusqu’à Paris. Quant au verdissement de l’activité économique, il consiste à développer les énergies renouvelables, instaurer des circuits courts entre l’agriculteur et le consommateur et utiliser l’innovation pour rendre les activités agricoles et industrielles moins polluantes.
 
Mais cette réduction des émissions de CO2, au cœur des accords de Kyoto de 1997, ne saurait être suffisante. L’agriculture est une formidable captatrice de CO2 ! Il faut non seulement lutter contre la déforestation mais aussi restaurer les sols agricoles pour capter le CO2. C’est à ce lien entre agriculture et écologie que s’est intéressée la COP22, réunie à Marrakech (Maroc) du 7 au 18 novembre 2016. La COP22 a mis à l’honneur des projets ambitieux comme l’initiative "4 pour 1 000". Ce projet international, lancé par la France, soutient une agriculture qui accroît la photosynthèse et le stockage du CO2 dans le sol, en promouvant la culture de haies, la plantation d’espèces connues pour emprisonner beaucoup de CO2, la restauration des terres arides et la lutte contre la désertification. Le projet tire son nom de ce que 4 ‰ est le taux de croissance annuel du stock de carbone dans les sols qui permettrait de stopper l’augmentation actuelle du CO2 dans l’atmosphère.
D’autres projets vont dans le même sens comme le programme AAA (Adaptation de l’agriculture africaine), lancé en avril par le Maroc, qui vise à concilier en Afrique sécurité alimentaire et écologie par le choix de techniques agricoles adaptées. Les techniques agricoles massivement répandues aujourd’hui endommagent les matières organiques des sols africains, les empêchant de stocker le CO2 et minant leur future fertilité.
 
L’écologie ne doit pas se cantonner à la seule lutte contre les gaz à effet de serre. Elle doit se soucier de toutes les formes de pollution. Elle doit protéger les océans contre la surpêche et la pollution maritime. Elle doit conserver la diversité de la faune et de la flore. Aujourd’hui, 3 890 tigres vivent en liberté (contre 100 000 en 1900). C’est moins que dans les zoos.
Tout cela ne pourra pas se faire sans des États forts, et sans des unions fortes d’États forts. La restauration de nos océans passe par une police maritime internationale implacable ; le développement de l’agriculture africaine passe par des financements internationaux efficaces et non politisés.
 
L’erreur de l’écologie a souvent été d’adosser la défense de l’environnement à une philosophie bohème et individualiste qui misait tout sur les ONG. Seuls les États ont pouvoir législatif, moyens financiers, capacités de contrainte et de planification.
Dans son livre Effondrement, le biologiste Jared Diamond mettait en lumière le rôle des problèmes écologiques dans l’effondrement des civilisations. La chute des grandes civilisations n’est pas le fruit d’une lente décadence, mais survient juste après une période d’apogée, car c’est la prospérité insouciante qui prépare la chute en dilapidant les ressources. Cependant, de grandes décisions politiques peuvent conjurer le péril. En mettant fin à la déforestation, le gouvernement des Tokugawa a sauvé la civilisation japonaise, fondée sur l’usage du bois et du papier dans la maison. En restant aveugles à la question écologique, en laissant leurs sols s’épuiser, les Mayas ont péri. À nous de choisir.

Paru dans Le Figaro, 13 décembre 2016
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
Alep-Est (Syrie) sous le feu de la propagande
 
La Tour Eiffel sera éteinte ce mercredi soir, en soutien à Alep. Cependant, la complaisance d’une grande partie des médias occidentaux pour les islamistes qui s’opposent aux forces de Bachar el- Assad à Alep-Est (Syrie) ressemble de plus en plus à une propagande dont al-Qaïda ne peut que tirer bénéfice. Ce matin, se sont les fondamentalistes qui ont, semble-t-il, rompu la trêve accordée par le régime syrien et la Russie et qui prévoyait de laisser les combattants armés quitter la ville assiégée. Six civils auraient été tués par des tirs des "rebelles". Toujours prêt à porter un regard bienveillant sur la cause islamiste, Libération titre en une : "Ci-Gît Alep" sur un fond blanc. En réalité, Alep-Ouest et son million et demi d’habitants, qui vivent sous l’autorité d’Assad, intéresse moins qu’Alep-Est et ses 100 000 habitants constitués de guerriers de l’islam et de civils utilisés pour partie comme boucliers humains, à la manière des stratèges palestiniens de Gaza. Aucun organisme international n’étant dans cette partie dévastée de la ville, les informations sont le plus souvent reprises sans l’élémentaire prudence de la vérification. Tout ne peut être faux dans ce qui est rapporté sur les tragédies qui touchent aussi des femmes et des enfants. Mais faire passer les "rebelles" pour des modérés, voire des victimes, vient rappeler l’obstination de l’Occident à se tromper d’ennemis.
 
Mardi, Bernard Cazeneuve a déclaré devant les députés, en préambule à son discours de politique générale : "Ces atrocités, qui peuvent être constitutives de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, sont accomplies avec un cynisme et une cruauté inouïs". Ces propos visaient François Fillon et sa politique de rapprochement avec Vladimir Poutine. Ce que le nouveau premier ministre ne veut pas entendre, c’est que le président Russe joue, dans ce conflit, le rôle de protecteur de l’Occident à travers sa défense des Chrétiens d’Orient ; une mission qui mobilise également Fillon. Les Chrétiens sont la cible des djihadistes soutenus par la Qatar et l’Arabie saoudite. Ceux-là ont été armés et financés par la France (via al-Nostra) et par les Etats-Unis. La politique en faveur des Frères musulmans, menée par Barack Obama, explique pour une large part l’envergure des affrontements actuels. Les fameux "Casques blancs", salués par la France et présentés un temps comme des humanitaires nobélisables, sont en réalité liés aux djihadistes mobilisés pour le changement de régime. Quant à l’Observatoire syrien des droits de l’homme, qui alimente les agences en informations douteuses, il est uniquement tenu par un opposant au régime, qui vit à Londres…

blog.lefigaro.fr/rioufol
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
Le réveil des peuples
 
Aux États-Unis, c’est la défaite d’Hillary Clinton, représentante caricaturale du système, bien plus que la victoire de Donald Trump, qui a été la bonne nouvelle. Ce rejet d’une candidate bénéficiant d’un soutien inconditionnel de 95 % des grands médias, d’un budget de campagne pharaonique et encore jamais atteints de 497,8 millions de dollars, comme si l’argent suffisait à tout acheter, y compris les votes, confirme un phénomène nouveau qui commence à se dessiner après le vote du Brexit : le réveil des peuples contre des "élites" qui ne les représentent plus.

Le mépris avec lequel ces élites ignorent ou contournent les votes populaires a commencé avec le référendum sur le traité de Maastricht, rejeté par les Danois en 1992, le traité de Nice, rejeté par les Irlandais en 2001, la constitution européenne, rejetée par les Français et les Hollandais en 2005, le traité le Lisbonne, par les Irlandais en 2008… et l’on s’étonne que les Anglais aient voulu quitter cette Europe qui se moque du vote des peuples et qui négocie dans le plus grand secret des traités commerciaux aux répercussions importantes (TAFTA et CETA) !
Ces évolutions, particulièrement nettes dans le cadre de l’Union européenne, manifestent un inquiétant délitement de la démocratie. Inquiétant à double titre. D’abord par le fait même que l’on a affaire à une élite arrogante qui croit savoir mieux que le peuple ce qui est bon pour lui et donc n’hésite plus à esquiver les choix populaires pour imposer sa volonté. Ensuite parce que cette situation creuse une fracture grandissante entre l’élite et le peuple. On l’a bien vu aux États-Unis, pour l’establishment, la victoire de Trump n’était pas celle d’un opposant politique ordinaire, mais celle d’un ennemi mortel, d’un candidat diabolisé. Exactement ce que l’on observe en Europe à l’égard de dirigeants élus démocratiquement comme Viktor Orban en Hongrie ou Beata Szydlo en Pologne.

Qui n’est pas adepte de la mondialisation libérale et du nomadisme, de l’immigration et du multiculturalisme, de l’émancipation de toutes les limites, qui n’est pas féministe et inconditionnel de la lutte contre toutes les "discriminations" est criminalisé et voué aux gémonies comme "populiste". Il est amusant d’observer que nos donneurs de leçons de morale (de gauche, forcément) ne cessent de fustiger la "haine" des populistes quand eux-mêmes la pratiquent si allègrement contre ces derniers ; ce sont les mêmes qui prônent l’accueil généralisé tout en bannissant ceux qui exigent qu’il soit maîtrisé.

Plus de principes communs
Cette fracture politique croissante entre l’élite et le peuple s’illustre aussi dans les domaines économique et social avec le décrochement des classes moyennes, ce que Christophe Guilluy a décrit comme l’opposition de la "France d’en haut" qui bénéficie des effets de la mondialisation et de la "France périphérique" qui en est la victime. Cet écart croissant entre deux parties de la population est malsain ; il est de plus dangereux pour la démocratie car il exacerbe les divisions et les frustrations, il révèle enfin que l’élite n’est plus capable de se hisser au niveau du bien commun par-delà ses intérêts particuliers.
Il existe également une autre fracture, anthropologique, plus profonde encore, bien que mal perçue par une majorité de nos concitoyens : elle porte sur la vision de l’homme, son rapport avec autrui et avec la société. D’un côté l’approche dominante, volontariste, fait de l’homme un individu hors sol, citoyen du monde, libre de toute contrainte pour déterminer lui-même le bien et poursuivre son plaisir à sa guise, la responsabilité à l’égard d’autrui (conjoint ou enfants notamment) devenant secondaire. De l’autre, l’approche "classique" demeure pour l’essentiel celle d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin qui fait de l’homme un animal politique ayant besoin d’autrui pour vivre, les droits étant la contrepartie de devoirs ; dans cette optique, la politique est le service du bien commun, lequel suppose l’existence du bien moral et exige un environnement favorisant l’épanouissement de la vertu des citoyens.

On en arrive à un stade où les divergences deviennent si béantes qu’il n’y a plus de principes communs acceptés de tous et servant de soubassement stable à la vie sociale ; chaque élection importante devient un enjeu vital susceptible de bouleverser l’équilibre de la Cité : la question se pose de savoir si la démocratie, devenue ainsi un système purement procédural sans aucun contenu moral et national, où toute notion de bien a été évacuée, est viable très longtemps ? La réponse est non ! Elle est devenue une oligarchie aux mains de l’élite dirigeante et c’est cette oligarchie qui est en train d’être remise en cause par le réveil des peuples. On ne peut donc qu’espérer que ce ne soit qu’un début, il y va de la pérennité de nos démocraties et plus fondamentalement encore de nos patries charnelles.

Paru dans www.lanef.netLa Nef, Editorial, décembre 2016
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
La faillite de la Ve République du Général de Gaulle
 
Lors des débats sur les primaires de la droite et du centre, les candidats ont évacué la question des institutions et de la réforme constitutionnelle, en déclarant tous ou presque que la Constitution donnait largement satisfaction. De fait, cette question intéresse peu les Français. Il est plus ou moins acquis dans l'opinion que la faillite d'un système politique est de la seule responsabilité des hommes et femmes chargés de le faire fonctionner et non de la règle du jeu suprême. Erreur monumentale : les institutions servent justement à pallier les carences, les faiblesses et les dérives des personnes. Les hommes d'Etat, réunissant dans leur personne une vision historique, un caractère bien trempé et le désintéressement personnel, ne sont pas légion aujourd'hui. Il faut donc se contenter d'un personnel politique qui, sauf exceptions, ne brille ni par l'intelligence ni par le tempérament. C'est à cela que servent les institutions: corriger, neutraliser, sanctionner les imperfections des hommes.
Or aujourd'hui, il n'est pas de plus grande hypocrisie que de parler encore de la Ve République du général de Gaulle. Celle-ci est morte, détruite, fracassée, ensevelie. Tout l'édifice reposait sur un chef de l'Etat souverain, incarnant l'unité nationale et le destin du pays, demeurant au-dessus de la mêlée politicienne et des soubresauts de l'actualité, responsable de la politique de grandeur sur le plan international. L'autorité présidentielle repose en principe sur son prestige et la confiance du peuple. Le Général de Gaulle ne concevait pas que le président puisse être impopulaire. Dans l'hypothèse d'un doute sur sa popularité, il lui revenait de présenter la question de confiance, à travers un référendum, et de démissionner en cas d'échec. L'idée même d'un président discrédité, à l'image de la situation actuelle, était inconcevable dans l'esprit de la Ve république. Quant au Premier ministre, il était tout le contraire d'un collaborateur du chef de l'Etat ou d'un concurrent de ce dernier, comme il en est aujourd'hui. L'article 21 de la Constitution fait de lui l'unique chef de gouvernement en charge de la politique économique, sociale, sécuritaire et par conséquent de la communication autour de son action, sous le contrôle de l'Assemblée nationale.
Le schéma actuel n'a plus aucun rapport avec cette organisation initiale. Le Chef de l'Etat surmédiatisé incarne désormais le pouvoir politique dans sa globalité, président touche-à-tout, super communiquant et omniprésent, en première ligne sur tous les sujets. Le Premier ministre est sa doublure et son concurrent, tous deux bataillant pour occuper le devant de la scène médiatique, comme d'ailleurs les ministres à un niveau inférieur, obnubilés par leur destin personnel. L'ensemble de la vie gouvernementale se concentrant à l'Elysée, la conquête de la présidence, devient l'obsession de la classe politique. Plus rien ne compte désormais et la vie publique semble emportée dans un tourbillon de narcissisme généralisé au détriment de l'action gouvernementale et du bien commun.

Les derniers développements de l'actualité politique ont achevé de détruire les institutions de la Ve république, déjà abîmées par le quinquennat qui a banalisé la fonction présidentielle. Celle-ci fut conçue en 1958 pour réduire le "régime des partis". Mais les partis sont de retour, non à travers le Parlement, mais à travers la présidence de la République dont ils ont fait la conquête en 1981. Le chef de l'Etat est désormais avant tout un chef de parti. La généralisation des primaires comme mode de désignation des candidats à l'élection suprême achève de transformer le président de la République en homme d'un camp contre un autre, d'un parti au sens large, bafouant l'image du chef de l'Etat impartial et protecteur de l'unité nationale.
Le renoncement de François Hollande à présenter une seconde candidature, sous la pression de ses amis et (semble-t-il) du Premier ministre marque le paroxysme de cette désintégration de la Ve République. Détrôné, ayant renoncé à la hauteur de sa mission en s'occupant de tout et en communiquant en permanence, il devient de facto le comptable des échecs et des déceptions d'une politique nationale dont seul, en principe, le Premier ministre devrait porter la responsabilité. Les rôles sont inversés: non seulement le Premier ministre ne protège plus le président de la République, mais il revient à ce dernier d'assumer des échecs, par exemple sur l'emploi, qui incombent, selon la Constitution au seul Premier ministre... Au-delà des fautes personnelles, la logique est imparable: le président de la République, réputé tout puissant et responsable de tout, ne dispose d'aucune baguette magique pour régler les problèmes des Français. Il devient le parfait bouc émissaire. Dès lors, en voulant sauver son image, il parle à tort et à travers et ne fait que s'enfoncer jusqu'à l'irréparable.
Parler d'un retour à la IIIe ou à la IVe République pour décrire la faillite actuelle du régime est une aberration. Ces deux Républiques avaient certes le défaut de l'instabilité en certaines périodes. Pourtant elles ont engendré de grands hommes d'Etat, tels Pierre Waldeck Rousseau, George Clemenceau, Raymond Poincaré, Léon Blum, Antoine Pinay, Pierre Mendès-France, Charles de Gaulle (en 1958). Elles avaient l'immense avantage de préserver le lien entre l'exercice du pouvoir et la responsabilité. Tout dirigeant qui échouait ou dérapait dans son comportement se voyait aussitôt sanctionné et remplacé. Elles ont ainsi permis à la France des victoires et des progrès gigantesques. Elles avaient certes de graves imperfections, mais sans commune mesure avec la déchéance radicale d'un régime qui a sombré dans la confusion, l'impuissance, la personnalisation narcissique et que plus rien désormais ne permet d'appeler la Ve République.
 
Oui, la réforme de la Constitution, pour rendre à la fonction présidentielle sa hauteur, replacer le Premier ministre au cœur de l'action gouvernementale sous le contrôle d'un parlement déterminé à le sanctionner en cas d'échec ou d'écart de comportement, restaurer le principe de responsabilité et de sanction, devrait être la grande priorité de l'heure. Le retour au septennat est une possibilité qui est loin de faire l'unanimité, mais il faudrait au moins clarifier le partage des rôles entre le chef de l'Etat et le chef de Gouvernement, restaurer le principe de responsabilité devant le Parlement de ce dernier et de sanction en cas d'échec de la politique dont il a seul la charge. Sinon, tout recommencera comme avant et les Français ne tarderont pas à s'en rendre compte.

Paru sur Figarovox, 9 décembre 2016
Publié dans En France
Écrit par
En savoir plus... 0
Du Kosovo à la Syrie
 
L’autre jour j’ai reçu un appel à l’aide aux chrétiens du Kosovo : ils sont persécutés par les Albanais musulmans, vivent dans des enclaves, on détruit leurs églises.
Rappelons nous : en 1999 l’OTAN a fait, sans mandat de l’ONU, une guerre à la Serbie pour arrêter des atrocités que Milosevic, le "boucher des Balkans", aurait commises au Kosovo. La France a participé à cette guerre contre un pays ami traditionnel.
Par des bombardements massifs, l’OTAN a contraint la Serbie à abandonner sa province du Kosovo qui est depuis devenu un Etat mafieux, où les chrétiens sont persécutés.
En 2001, une cour de justice de l'ONU allait établir qu'il n'y avait pas eu de génocide au Kosovo.
Depuis, Milosevic a été emprisonné en 2002 par le Tribunal international pour la Yougoslavie (TPIY), il est opportunément mort en détention en 2006. En 2016 le TPIY déclarait Milosevic innocent des crimes en Bosnie dont on l’accusait.
 
Maintenant en Irak on poursuit une guerre entreprise par Bush sous de faux prétextes pour éliminer Saddam Hussein, qui n’était certainement pas sans reproche mais laissait vivre les chrétiens librement. Les chrétiens d’Irak ont du émigrer ou fuir l’Etat Islamique chez les Kurdes.
 
En Syrie, une guerre civile dure depuis cinq ans et a fait 300 000 morts. Cette guerre a été sinon suscitée au moins encouragée et entretenue par les Etats Unis et la France alliés aux islamistes dans le but de renverser Bachar el Assad. Lui aussi n’est pas sans reproche mais son régime protégeait les minorités dont les chrétiens qui vivaient en paix.
Depuis cinq ans Bachar résiste, ce qui prouve qu’il a le soutien d’une bonne partie de la population. Il est sur le point de reprendre le contrôle d’Alep dont les quartiers Est étaient entre les mains des rebelles. L’Occident déchainé crie au crime de guerre et voudrait trainer Bachar comme Milosevic devant un tribunal international. Tout le monde sait pourtant que la chute du gouvernement de Bachar el Assad entrainerait la création d’un état islamique qui obligerait les chrétiens à émigrer ou à être réduit en dhimitude.
 
Décidément  l’Occident qui devrait défendre les chrétiens d’Orient n’a rien compris et poursuit indéfiniment une politique irresponsable.
C’est la Russie qui a pris à son compte la protection des chrétiens.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
Le Temps des Papes
 
Il fut un temps où l'on reprochait aux papes d'être infaillibles, surtout sur les questions des dogmes, aujourd'hui nous avons des papes qui dialoguent avec le monde sur tous les sujets moraux et politiques et comme par un excès de modestie, ce sont eux qui les premiers s'excusent et reconnaissent qu'ils peuvent se tromper sur les choses de ce monde. Ils ne nient pas leur infaillibilité mais ils la mettent humblement au service de l'homme fragile et plein de tentations.
C'est pourquoi les premiers chrétiens ont su imaginer cette adage "Vox populi, vox Dei " La voix du peuple, c'est la voix de Dieu ! pour s'unir à cette infaillibilité sans la rendre totalitaire et écrasante, car ils avaient pour eux une "Tradition" forte et criante et "un canon" pour qu'ils n'oublient pas ce que les clercs savaient déjà en reprenant le mot d'un moine de Lérins, Saint Vincent, qui les rassure que cette Tradition est "ce qui a été cru partout, toujours et par tous" et la formule latine est si simple qu'elle mérite d'être cité sans prétention : "quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est".
       
Comme Joseph de Maistre, mais avec moins de verve et de justesse, tout le monde aujourd'hui médite sur la question "Du Pape". Tout le monde aussi tente de suivre et de mesurer ce dialogue extra muros que le pape actuel François établit avec les hommes politiques qui tiennent le pouvoir ou cherchent à le conquérir sur une planète ravagée par les guerres et les misères de la pauvreté et de l'exode massif. Mais ce dialogue avec le monde est assez paradoxal pour que les chrétiens qui se considèrent de la Tradition se dressent pour en souligner l'ambiguïté.
      
Un dialogue fort et sévère avec la première puissance mondiale, en reprochant à Donald Trump qui alors était le candidat menaçant du Great Old party et qui est aujourd'hui le président élu, de vouloir construire des murs au lieu de dresser des ponts. Le reproche fut mal pris, surtout que le pape n'a pas hésité alors à inviter son opposant, le candidat démocrate Bernie Sanders à venir participer aux colloques du Vatican. Et là le paradoxe gît dans le fait que le premier est "pro-life" et le second milite avec son parti pour une loi fédérale sur l'avortement. Mais que voulez-vous, à Rome, le Bien est indivisible et celui qui n'a pas assez de charité pour accueillir les étrangers et menace de les rapatrier ne peut pas être champion d'une cause noble comme celle de la défense de la vie dans le ventre des mères.
    
Un autre dialogue encore plus paradoxal encore a surgi entre nos deux candidats républicains de France aux primaires. Un dialogue triangulaire, et un peu de sourd, où chacun s'est considéré plus proche de la parole papale sur la question grave de l'avortement, mais aucun des deux dans sa position n'a osé reprendre le contenu de cette parole intégralement  et dans sa substance, et qui affirme sans aucun détour que "l'avortement est un crime ! ". Une formule prononcée par le Pape François dans son avion à dix mille d'altitude et qui, à elle seule, enlèverait le voile sur toute autre assertion qui prétend faire de l'avortement "un droit fondamental" de la femme. Mais que voulez-vous les papes de Rome ont toujours pratiqué la charité intellectuelle pour ramener au bercail ses brebis égarées.
        
Car il faut savoir que quand on dialogue avec le successeur d'un Dieu crucifié, tout sur terre doit être vu et soumis au pied de la Croix de celui qui a donné sa vie pour sauver la nôtre sous le reflet de son éternité. Le monde ne peut mener qu'une révolution "mondaine" et Joseph de Maistre a encore raison quand il affirme que "ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution, c'est la révolution qui emploie les hommes.".
         
Il a fallu donc tant de haine, de colère et de fausse rhétorique pour chercher à détruire ce que l'esprit du christianisme a d'universel. Mais ils détruiront en vain ceux qui veulent détruire ce que les Portes de l'Enfer en peut même approcher. L'église et ses papes, malgré leurs imperfections humaines, ont toujours eu cette conscience aiguë de l’œuvre noire de ceux qui manipulent ses fidèles pour les perdre, en leur faisant croire que ce qui dévie de la nature peut être considéré comme droit, et que ce qui est un mal pour la finalité de leur vie peut être un bien.
Les grands mystiques nous l'ont déjà appris que les combats qui nous crucifient sont ceux qui nous mettent au seuil du ciel ; car ils savent qu'il y a un temps pour le combat et un temps pour le repos ; ils savent aussi qu'il y a un temps pour tout comme le dit si bien la vieille Sagesse !
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version